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  • L'invité

    Arthur H

    Invité : Arthur H.

    Arthur H fait son retour avec un nouvel album, « Amour chien fou », et une grande tournée qui passe par les Francofolies de La Rochelle avec lesquelles il entretient une relation affectueuse depuis ses débuts.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francofolies de La Rochelle.


    Transcription

    Arthur H, c'est presque une histoire d'amour ici, Arthur ? Presque, oui. Les Francofolies de La Rochelle. Bien sûr. Quasiment dès le début, ça a été des spectacles merveilleux. En tout cas, pendant longtemps une forme de soutien un peu inconditionnel pour moi et pour d'autres artistes, un espèce de rendez-vous de chansons. La chanson, c'est quelque chose qui s'invente tout le temps, qui est parfois fragile. Il faut le soutenir. Ici, on a cette écoute comme ça du public. Il y a un truc qui vibre, (...)

    Arthur H, c'est presque une histoire d'amour ici, Arthur ? Presque, oui. Les Francofolies de La Rochelle. Bien sûr. Quasiment dès le début, ça a été des spectacles merveilleux. En tout cas, pendant longtemps une forme de soutien un peu inconditionnel pour moi et pour d'autres artistes, un espèce de rendez-vous de chansons. La chanson, c'est quelque chose qui s'invente tout le temps, qui est parfois fragile. Il faut le soutenir. Ici, on a cette écoute comme ça du public. Il y a un truc qui vibre, non ? J'avoue que je ne fais pas trop de différence entre les publics parce que pour moi, les gens sont des gens. Que je joue dans un truc très prestigieux ou que je joue au fin fond d'un bled, pour moi, c'est pareil. J'irai toujours à fond. J'essaierai de donner tout ce que je peux, en tout cas sur le moment, avec le plus d'intensité possible, quelles que soient les circonstances et quel que soit le public. Amour chien fou, double album, 19 titres. Il y en a dans le caisson. Il y a des choses à dire. C'est le dernier album d'Arthur H. J'ai cette folie, une utopie. L'utopie est forcément vouée à l'échec mais, en même temps, elle vaut la peine d'être tentée. Aujourd'hui, alors qu'il faut faire des DLP, qu'il faut faire des morceaux qu'on va balancer sur Internet, je balance deux grandes histoires, deux grands voyages. Deux albums avec deux faces différentes. On va écouter La boxeuse amoureuse. Elle esquive les coups

    La boxeuse amoureuse Marie-Agnès Gillot et Roschdy Zem dans ce clip, cette boxeuse amoureuse, Arthur. Marie-Agnès Gillot est une grande, grande danseuse étoile que je ne connaissais pas et que ma compagne, qui a réalisé le clip, a découverte sur Internet. Elle s'est dit : C'est elle, la boxeuse amoureuse, c'est cette femme". Marie-Agnès est très gracieuse. C'est une grande danseuse et en même temps, elle a un côté dramatique. Tu sens qu'elle est sur le fil et qu'elle est toujours en équilibre, qu'elle peut chuter mais elle ne chute jamais. Ça correspondait au personnage. On l'a contactée sur internet, elle a répondu tout de suite. Il y a eu quelque chose d'un peu magique qui s'est fait. On voit avec Roschdy Zem dans le clip, évidemment, c'est un combat, et en même temps, il y a une grande sensualité. Il y a quelque chose d'incroyable. C'est un combat amoureux et c'est une danse. Une danse, ce n'est pas un combat. Ce sont deux personnes qui se frôlent, qui s'embrassent, qui se serrent, qui se rejettent. On ne sait pas si c'est lui le plus fort ou elle la plus forte. Peut-être que c'est elle la plus forte, en fait. C'est évidemment une chanson qui parle des femmes, qui parle de votre mère, des combats que les femmes doivent mener, auxquelles elles sont confrontées, des situations. Ça ne parle pas vraiment de ça. Ça parle plutôt de la faculté de rebondir après un combat. Effectivement, de chuter parce qu'on a tous le droit de chuter, de s'effondrer, et après de renaître, de se relever. Ce que je trouve très beau chez ma mère, elle a vécu comme tout le monde des épreuves amoureuses, des histoires d'amour qui étaient très belles et d'autres qui étaient durs, mais c'est aujourd'hui le fait qu'elle ait retrouvé une innocence, une grâce, comme si son âme de jeune femme n'avait jamais été abîmée malgré tout ce qu'elle a vécu. C'est un disque de voyage entre Tokyo, Montréal , Bali. Et au Mexique. En même temps, j'ai lu dans une interview, tu disais, tous les voyages sont des voyages intérieurs. C'est ce que je pense, oui. Je pense qu'on voyage pour changer son regard sur soi et sur sa vie. Quand on est à l'étranger, notre regard est complètement déstabilisé puisqu'il se pose sur rien d'habituel. On ne sait plus comment on s'appelle. On ne sait plus qui on est. Finalement, c'est le meilleur moyen de se trouver. Ça reste une expérience intérieure. L es codes à l'étranger sont tellement particuliers, surtout le Japon, mais même tous les pays finalement, le Mexique. À Bali par exemple, on entendait des bruits de cérémonie, de musique. On peut communiquer de manière superficielle mais très belle aussi, mais on ne peut pas vraiment rentrer dans les codes des gens, c'est trop différent. Par contre, tu peux te sentir libre. C'est ce sentiment de liberté qui est vraiment très chouette dans un voyage. A ssassine de la nuit, c'est un autre titre fort de ce double-album, Arthur. Le clip est incroyable parce que vous vous désagrégez. En même temps, il y a un personnage qui dit :"Tue-moi". Je pense que la mort symbolique, la mort sensuelle est importante dans l'amour parce que c'est vrai qu'il y a plusieurs chansons qui parlent de ça, de se perdre complètement dans l'autre. Quand tu te perds, tu disparais, tu meurs. Cette offrande de soi à l'autre, dans les deux sens, est magnifique. C'est ce que l'amour permet. L'amour permet de s'oublier complètement, s'oublier dans son désir, s'oublier dans son amour. J'ai une chanson qui s'appelle Moonlove fantaisie. La lune, c'est un aspect important aussi, regarder vers le ciel. La lune est pour moi très inspirante parce que c'est un symbole féminin. C'est un symbole du subconscient, de quelque chose de très noble et caché. Ça ne brille pas comme le soleil, mais ça travaille tout autant. Ça travaille nos rêves. Moonlove, oh Moonlove

    Une étreinte qui s'efface Un disque enregistré à la Maison de la poésie. C'est un cadre particulier pour ce… C'est un cadre, la Maison de la poésie, assez magique parce que c'est un endroit très important à Paris. C'est un endroit de rencontre pour les écrivains , les poètes, les musiciens, les conteurs. Quand j'ai vu cet endroit, je me suis dit que ce serait extraordinaire de pouvoir y faire un disque. C'est aussi un théâtre. On a installé tous les instruments sur une scène vide, devant une salle vide. J'ai chanté pour un public de fantômes. Des fois, j'imaginais les gens que j'aimais qui étaient là. J'ai chanté pour un public d'esprit. On donne tout dans les chansons, on donne tout au public, Arthur ? On partage tout. C'est un beau moment, la scène, parce que c'est un moment où tout le monde s'oublie. Je m'oublie complètement. Je ne suis que dans le champ et dans ce que je fais sur le moment. Le public s'oublie lui-même, il n'est que dans la musique. Plus personne ne sait qui il est. C'est peut-être ça la source de la magie. Merci Arthur H, ici, aux Francofolies de La Rochelle. U n bonheur de vous applaudir Arthur. Merci beaucoup.

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    00:08:30
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