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  • L'invité

    Loïc Nottet

    Invité : Loïc Nottet.

    Le chanteur belge est devenu un véritable phénomène populaire depuis sa découverte dans « The Voice Belgique » en 2014 et sa victoire dans « Danse avec les stars » en 2015. L'artiste de Charleroi, qui a représenté la même année son pays au concours Eurovision de la chanson, est l'une des stars de la 34e édition des Francofolies de La Rochelle où il se produit sur la plus grande scène du festival.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francofolies de La Rochelle.

    Transcription

    Bonjour Loïc ! Bonjour ! On est backstage. C'est important, il y a la scène Jean-Louis Foulquier, grande scène ici, des Francofolies de La Rochelle. Et le public qui attend, dans un grand concert, c'est une fête en quelque sorte, non ?

    Oui. Surtout, en plus quand il y a le soleil et tout. C'est la première fois que je vais jouer ici, que je viens, d'ailleurs. Je ne sais pas, il y a une atmosphère cool. C'est vraiment l'été, c'est bien. C'est génial, puis c'est surtout le décor. Ça (...)

    Bonjour Loïc ! Bonjour ! On est backstage. C'est important, il y a la scène Jean-Louis Foulquier, grande scène ici, des Francofolies de La Rochelle. Et le public qui attend, dans un grand concert, c'est une fête en quelque sorte, non ?

    Oui. Surtout, en plus quand il y a le soleil et tout. C'est la première fois que je vais jouer ici, que je viens, d'ailleurs. Je ne sais pas, il y a une atmosphère cool. C'est vraiment l'été, c'est bien. C'est génial, puis c'est surtout le décor. Ça donne envie de chanter. Tiens, on va aller s'asseoir là. Pn se dit : "Quel parcours, Loïc !" Depuis Charleroi, la Belgique.

    Oui, c'est vrai. Oui, c'est vrai. C'est chouette, c'est cool. C'est vrai qu'il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées en peu d'années. En 2014, j'ai fait The Voice Belgique. Ensuite après, ça s'est enchaîné avec l'Eurovision, Danse avec les stars, et puis l'album, donc ça c'est chouette. Non, mais un parcours incroyable ! Un parcours comme ça ?

    C'est chouette. J'espère que ça va continuer du coup, parce qu'il y a un peu le stress de la descente maintenant, parce qu'il y a toujours un moment où ça redescend un peu. J'espère que ça ne va pas arriver maintenant. Mais, on va tout faire pour pas que ça descende, en tout cas. Mais on pense à ça, quand on est Loïc Nottet, comme ça ? On pense, on se dit : "Ça ne durera peut-être pas", on s'inquiète ?

    Moi oui, parce que je suis quelqu'un d'assez perfectionniste et j'ai toujours peur de décevoir les gens, de me décevoir moi-même aussi. Donc, j'ai toujours une certaine exigence vis-à-vis de moi-même. Du coup, je me pose énormément de questions. Et en se posant plein de questions, on se met des frayeurs aussi dans la tête, indirectement. Donc oui, oui. Moi, je vais vous rassurer. J'ai lu : 27 millions de vues sur YouTube pour le clip de "Million Eyes". Incroyable ! 27 millions de vues, Loïc !

    Même moi, jamais je n'aurais pensé avoir ça un jour, même avoir un million. Je me souviens, quand on a sorti "Million Eyes", je me disais : "Est-ce qu'on va au moins avoir un million, tu crois" ? Parce que déjà pour moi un million, ça allait être énorme. Et ensuite, ça n'a fait que grimper. C'est fou et ça grimpe encore aujourd'hui, c'est ça qui est dingue. Parce que "Million Eyes" est sorti il y a un peu plus d'un an maintenant et elle continue de faire sa vie. Donc c'est fou. Loïc Nottet - Million Eyes Dans la chambre d'enfant, l'envie de chanter ? C'est vrai que j'ai toujours eu ce côté très heureux de danser sur de la musique ou de chanter sur du Michael Jackson. C'est vrai que je me suis toujours senti bien, même euphorique parfois rien qu'à l'idée de faire ça tout seul dans ma chambre. Même si ça peut paraître un peu cinglé de déambuler comme ça seul dans sa chambre, j'aimais bien. J'aimais bien l'idée que ça sonne un peu faux aussi. C'est vrai ? Oui, j'aime bien ça. C'est-à-dire que ça sonne faux ? Enfin pas faux, parce que je n'ai pas envie que ce soit faux. Je veux dire fou, j'aime bien. Je trouve que le plus beau compliment qu'on peut dire à… Je ne sais pas si je suis un artiste, mais en tout cas à quelqu'un qui travaille dans l'artistique, c'est : "Tu es fou". Parce que je trouve que la folie, c'est quelque chose que j'aime beaucoup et qui fait partie de moi. J'aime bien quand mes potes me disent : "Ah, il te manque une petite case, ou un petit quart d'heure de cuisson" ou des trucs comme ça, j'aime bien. Ils vous ont toujours dit ça ? Il y en a quelques-uns oui, souvent. Et puis je sais que j'ai des… Je n'ai pas des spasmes, mais j'ai des sautes d'humeur aussi parfois, ou je peux très euphorique et puis très triste et puis très en colère, et puis… Voilà, donc que ça rend quelque chose. Du coup, il y a une créativité qui s'installe aussi, c'est dans ces moments-là que je crée, dans ces périodes de creux, où je ne sais pas trop ce que je ressens, enfin je ne sais pas. Donc, c'est ça qui est chouette. J'ai lu quelque part aussi, ça n'a pas toujours été facile à l'école, tout ça. On se sentait jugé, peut-être ?

    À l'époque, je faisais du foot. Mais j'ai très vite compris que, de un, je n'étais pas fait pour ça, et de deux, que je n'aimais pas ça. Donc, je voulais faire de la danse, donc j'ai fait de la danse. C'est vrai que quand ça s'est su à l'école, - il faut remonter à…, j'en ai 22 aujourd'hui, - à l'époque j'avais peut-être dix ans -, donc on revient douze ans en arrière, la danse n'était pas aussi universelle qu'elle ne l'est aujourd'hui. C'était encore quelque chose… pas de tabou, mais voilà, un garçon qui faisait de la danse, c'était directement… Surtout pour un garçon. Voilà c'est ça, voilà. Il y avait des préjugés.

    "Un garçon ne doit pas faire de la danse". Exactement, voilà. Ou alors, c'était directement ramené à l'image du garçon avec un tutu rose et des chaussons et qui faisait directement les bras en couronne comme ça et qui tournait lalala. Enfin voilà, c'était un peu des préjugés un peu mauvais en plus, parce qu'aujourd'hui on voit qu'en une dizaine d'années, les préjugés ont complètement changé et qu'il n'y a pas que des garçons qui font de la danse classique qui dansent, il y a des danseurs de tous styles. Et puis, on n'a pas à être jugé, au fond.

    Exactement, on doit juste être ce qu'on est. Je pense qu'on est tous sur terre pour un temps très court et je pense qu'il ne faut pas se prendre la tête avec des jugements. II faut juste vivre ce qu'on veut vivre et avec qui on veut le vivre et sans se poser trop de questions. Et arriver et dire : "Voilà, c'est moi, c'est Loïc". Et puis, s'entendre dire par les gens : "On t'aime Loïc, on t'aime comme tu es".

    Oui voilà, c'est ça. C'est sûr que c'est ce que je voulais depuis le début, même quand j'ai fait Danse avec les stars, où je voulais toujours être moi-même, je ne voulais pas inventer un personnage. C'est pour ça que j'ai gardé aussi mon prénom, mon vrai prénom et mon vrai nom. Je ne voulais pas de personnage, je voulais juste être moi. Et que les gens, s'ils devaient m'aimer, m'aiment pour la personne que j'étais et pas pour un personnage. Parce que j'ai l'impression qu'après à un moment, on se perd un peu dans ce personnage, on devient un peu… je ne sais pas, on se perd et je n'avais pas envie de ça. Alors, qu'est-ce qu'on ressent quand on entend cette clameur de ce ce public là, ici, aux Franco, par exemple ? Cette immense foule comme ça qui attend ? C'est beaucoup de fierté déjà, parce que je ne joue pas en Belgique, je joue en France, donc dans un autre pays. Donc se dire qu'on a un peu dépassé les frontières, c'est génial déjà. Et ensuite, ça donne beaucoup de courage, parce que c'est un métier où il y a beaucoup de montagnes russes, où ça monte, ça descend, émotionnellement parlant, parfois c'est très dur. Et c'est vrai que des jours comme aujourd'hui, on est juste là pour célébrer et s'amuser, avec un public qui est réceptif. Ça donne du baume au cœur, ça redonne de la force et du courage pour la suite, donc c'est génial. Vous êtes très jeune, Loïc. Vous avez encore plein de rêves dans la tête ? Oui, bien sûr. J'en ai des impossibles, mais oui, bien sûr. Des impossibles, par exemple ? Je voudrais bien un jour me créer une planète à moi. Carrément ? Oui, mais bon, ce n'est pas…

    Pourquoi pas ? Oui c'est vrai, pourquoi pas ? Et pourquoi pas, finalement, c'est vrai. La planète finalement, c'est son univers, c'est ses chansons, c'est ce que vous êtes. Oui, c'est vrai. Mais je me dis que si je pouvais créer une planète dans la galaxie où je pourrais aller vivre directement, ça pourrait être dingue. Oui, mais tout le monde viendrait. Ça ferait du monde !

    Oui c'est vrai. Mais il ne faudrait pas des humains, il faudrait inventer quelque chose de nouveau, des nouvelles choses, je ne sais pas trop. Déjà, on peut aller faire une balade en mer. Ça, c'est quand même un truc génial. Sans s'inventer une planète quand on voit la mer ici, Loïc. C'est vrai, déjà la mer… On aurait pas envie de prendre un bateau là, partir ? C'est vrai. Chanter. C'est vrai qu'être au milieu de l'océan c'est déjà, je trouve, un superbe sentiment, une vraie paix intérieure de se retrouver au milieu d'une immensité comme ça, où il n'y a pas d'avant, il n'y a pas d'arrière, il n'y a pas de côté, il n'y a pas de droite, il n'y a pas de gauche, je trouve déjà ça hyper apaisant, hyper bien. C'est pour ça que dans la mer, je pourrais vivre aussi.

    Loïc Nottet, porté par le vent, par la mer, ici, aux Franco de La Rochelle. Merci Loïc. Merci à vous.

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    00:08:05
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