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  • L'invité

    La Smala

    Invités : La Smala, groupe de hip hop belge.

    La formation musicale belge qui réinvente le rap francophone est en vedette du Montreux Jazz Festival.

    Présentation : Patrick SImonin. Depuis le Montreux Jazz Festival.

    Transcription

    Partout pareil, Marseille, Bruxelles, Paris, la prison, la muerte, ils connaissent le tarif. Bien qu'infidèle, la vie est si belle, la rue et ses caprices, la ruse et ses actrices.

    La vie est belle, la vie est belle, ouais, la vie est belle. La vie est belle, la vie est belle.Un cadre légendaire pour retrouver toutes les musiques du monde, et notamment ici au Montreux Jazz Festival, le rap qui est à l'honneur. À ce petit jeu-là, la Belgique n'est pas en reste. Et j'reste un fier to (...)

    Partout pareil, Marseille, Bruxelles, Paris, la prison, la muerte, ils connaissent le tarif. Bien qu'infidèle, la vie est si belle, la rue et ses caprices, la ruse et ses actrices.

    La vie est belle, la vie est belle, ouais, la vie est belle. La vie est belle, la vie est belle.Un cadre légendaire pour retrouver toutes les musiques du monde, et notamment ici au Montreux Jazz Festival, le rap qui est à l'honneur. À ce petit jeu-là, la Belgique n'est pas en reste. Et j'reste un fier toubab, j'veux pas d'une vieille cougar, tu viens d'un tieks tout naze, j'vois qu'ta fille adore les tripes hardcore genre Pierre Woodman, j'fous vos amis tous au tapis, qui m'imitent trop, limite il gobent, j'suis Ichigo Kurosaki.Un murmure dans le vent, un cri dans le silence, 11h59, trois titres des albums de La Smala qui se produisent à Montreux Jazz. C'est un bel événement d'être là ?

    Ça fait super plaisir d'être là. Le cadre est magnifique. Ce n'est pas la première fois qu'on vient à Montreux. On est toujours très bien accueilli. Ça fait vraiment plaisir de jouer dans un festival qui a acquis autant de prestige. On arrive, on donne tout. On est avec notre DJ XMan. On lui fait un (shadout). On monte sur scène et la magie opère. Ça se passe toujours très, très bien. Je crois en nous depuis l'départ, tu mets des pressions quand j'suis peinard.

    Attends, attends, j'réponds à personne, j'me suis levé tard.

    Nan, t'es pas un autre gars, encore moins un cousin, à part une claque, il ne mérite pas un coup d'main.

    Parfois, le bonheur se trouve dans les choses toutes simples.

    On revient très très fort donc vas-y, écoute bien. C'est une identité forte de venir de Belgique ?Une identité forte, c'est un grand mot mais ça veut dire qu'on a une culture un peu différente malgré qu'on a quand même regardé que ce soit toutes les émissions françaises, même la télé, on avait TF1, on avait toutes les chaînes. En soi, on avait la même culture, sauf qu'on avait en parallèle une culture propre à nous, qu'on suivait et qui nous a fait être ce qu'on est.J'aimerais bien qu'on parle de 11h59, ce titre. J'ai noté : "Le monde va mal, j'ai la haine, j'ai la boule au ventre". Elle dit ça, la chanson.On dit ça, oui. On a voulu parler de ce qu'on ressentait, de notre vision du monde. Parfois, c'est important de rappeler aux gens qu'il se passe des trucs pas toujours très cools. Après, on essaye de rester positif, d'avoir des solutions et de ne pas s'enfermer dans un constat trop pessimiste. Effectivement, même si aujourd'hui, on est là pour faire la fête, qu'il fait beau et qu'on est dans un endroit magnifique, il y a des choses qui ne sont pas toujours très cools qui se passent dans le monde. On voulait le rappeler sur ce morceau.J'regarde autour de moi, c'est triste le monde va mal, le temps s'écoule, y'a aucun moyen qu'on l'rattrape.

    J'ai la boule au ventre, pétrifié face au vide.

    On parle de la nôtre, on connaît pas vos vies. J'regarde autour de moi, c'est triste le monde va mal,

    le temps s'écoule, y'a aucun moyen qu'on l'rattrape. J'ai la boule au ventre, pétrifié face au vide.

    On parle de la nôtre, on connaît pas vos vies. Cette chanson dit qu'il ne faut pas rêver non plus.Non, il ne faut pas trop rêver. Il faut s'investir, mais les jeunes maintenant pensent que c'est la mode. Ils pensent que faire un clip, ça va marcher tout de suite. Ben non, il faut un petit peu de travail. Il faut surtout et avant tout de la passion. Il faut être passionné et faire ça avec passion. Si ça marche, ça marchera. Et si ça ne marche pas, ce n'est pas grave. Tu continueras ta passion comme si tu faisais du sport, et voilà.Un mot sur Dans ses bras. C'est le dernier clip de Smala.C'est un titre issu du dernier album, 11h59. On invite tout le monde à aller l'écouter. Dans ses bras, c'est un clip qu'on a réalisé avec Romain Habousha et Twohvnds. Ce sont des réalisateurs Bruxellois. Il est sur YouTube. Il fait son petit bonhomme de chemin et ça se passe bien.Évite ceux qui sont cool, évite ceux qui sont cons. J'ai cramé mes thunes, j'ai pas déçu ma famille.

    Nique ceux qui sont pour, nique ceux qui sont contre. On a pas perdu, c'est que l'début d'la partie.

    Ouais, ouais.

    Et si l'passé a tort, le futur s'en remettra. Ouais, ouais. La vie embrasse la mort, j'finirai dans ses bras."La vie embrasse la mort, je finirai dans ses bras". C'est ça ?C'est exactement ça. On aime bien ramener une touche de mélancolie. C'est un constat qu'on a chacun dans nos vies et qu'on a envie d'exprimer. Dans la musique, on aime bien ramener cette touche-là. Comme tu le disais tout à l'heure, on a envie de ramener de l'espoir, que les gens relèvent la tête, mais on fait quand même un constat sur ce qu'il se passe autour de nous qui n'est pas toujours cool. Malgré ça, on positive et on se dit qu'il faut toujours aller de l'avant, ça ne sert à rien de stagner et de rester avec des idées arrêtées. Découvrons le monde. C'est ce qu'on essaie de prôner en règle générale.La Smala, c'est la famille en fait ?La Smala, c'est un groupe de jeunes Bruxellois qui se rencontrent en 2007. Ils se mettent à raper ensemble, d'abord dans la chambre sur des instrumentales et sur des ordinateurs. On sort le soir, on fait des Freestyle dans la rue. Petit à petit, on est amené à rencontrer des gens qui nous font connaître, des vrais studios et des vrais concerts. De fil en aiguille, le groupe se professionnalise jusqu'à donner La Smala qui est là à l'heure actuelle et qui est toujours une famille.On peut parler d'amour dans le rap ?Bien sûr, on peut parler d'amour. Minuit, c'est un morceau qui a aussi plein de sens. On parle de notre vie relationnelle à chacun. Elle est partie, elle est revenue. Elle est revenue, je suis parti. C'est un peu ce qui englobe l'album 11h59. Il n'y a pas de message, il n'y a pas de thème prédéfini. C'est surtout un constat de vie, de ce qu'on vit, comme on a toujours fait. Les gens s'y retrouvent parce qu'on est tous dans le même bateau. C'est ce message qu'on essaye de faire passer.Minuit.Elle est partie car j'suis pire qu'un môme. Je l'imagine dans le lit d'un autre. J'repense aux souvenirs, nos fous rires.

    Allez comprendre, j'lâche trop de soupirs. J'raconte ma life, je sais qu'tu t'en cognes. Tu touches aux gens qu'j'aime, direct je m'emporte. À un moment donné, il y a eu une fusion qui fait que vous avez eu envie de faire de la musique ensemble.Ce sont les liens, comme on le disait, culturels. On a grandi ensemble. C'est générationnel. Quand on s'est rencontré, on a vite compris qu'on avait des atomes crochus les uns avec les autres. Directement, on a sympathisé. À l'époque, ce n'était pas aussi fréquent qu'actuellement de faire du rap et de s'exprimer comme ça. Forcément, quand on s'est rencontrés, il y a ce lien qui était un truc super passionnel. Après est né le groupe. La Smala, c'est de ça. À la base, c'était deux groupes différents qui faisaient de la musique. On en faisait tellement souvent ensemble qu'on s'est réunis. On s'est dit "Pourquoi faire à chaque fois featuring l'un et l'autre, autant faire un groupe". Ayons un esprit de famille aussi. C'est pour ça qu'on a appelé le groupe La Smala.Il y en a qui viennent de Forest, de Jette, de plusieurs coins autour de Bruxelles.Exactement. On est tous Bruxellois. On vient tous de la périphérie bruxelloise. On s'est regroupés, on a uni nos forces. Il y a un message quand même dans le rap.On est un peu des enfants du rap qui essayait de raconter des choses à l'époque. On est des amoureux de la formule, de la belle tournure de phrase, etc. On essaye effectivement de le remettre dans nos textes, d'essayer d'apporter notre touche à nous dans ce rap qui essaye de raconter des choses. Comme Senamo disait, il n'y a pas vraiment de message prédéfini. On essaie d'exprimer ce qu'il se passe dans nos têtes, tout simplement. On essaie de le faire le mieux possible.Ça se passe un peu aujourd'hui en Belgique, le hip-hop, le rap. C'est là-bas que ça bouge ?Pour le moment, on va dire que les yeux sont bien braqués sur Bruxelles et sur la Belgique. Ça fait plaisir. C'est grâce à des artistes comme Roméo Elvis, Damso, Caballero et JeanJass, L'Or du commun, nous La Smala. Ça nous fait du bien. Je pense qu'on le mérite vraiment parce qu'il y a une vraie culture hip-hop à Bruxelles. Les yeux n'étaient pas assez braqués sur cette Belgique. Maintenant, grâce à de gros artistes qui ont mis en lumière notre ville et notre beau plat pays, c'est chose faite.Merci La Smala.Merci à vous.

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    00:08:28
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