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  • L'invité

    Charlotte Le Bon

    Invitée : Charlotte Le Bon.

    L'actrice québécoise creuse son sillon depuis son expérience de miss météo à la télévision. Charlotte Le Bon fait partie maintenant des jeunes comédiennes qui comptent dans le cinéma francophone. Pour la première fois, elle passe derrière la caméra en signant son premier court métrage, « Judith Hôtel », présenté au dernier festival de Cannes.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Charlotte Le Bon, un somnifère, un substitution de somnifère.

    Est-ce que ça existe ?

    Je ne sais pas.

    Je ne sais pas.

    Franchement, c'est mystérieux. C'est un peu nébuleux. One ne sait pas.

    Dans votre film, le personnage aimerait bien avoir… Il ne ne supporte pas les somnifères.

    Il est allergique aux somnifères et il est insomniaque, donc c'est un peu compliqué.

    Il se passe de drôles de choses dans le (...)

    Charlotte Le Bon, un somnifère, un substitution de somnifère.

    Est-ce que ça existe ?

    Je ne sais pas.

    Je ne sais pas.

    Franchement, c'est mystérieux. C'est un peu nébuleux. One ne sait pas.

    Dans votre film, le personnage aimerait bien avoir… Il ne ne supporte pas les somnifères.

    Il est allergique aux somnifères et il est insomniaque, donc c'est un peu compliqué.

    Il se passe de drôles de choses dans le Judith Hôtel.

    Il se passe de drôles de choses, oui. En même temps, on sait à quoi s'attendre, donc on y va. Ce n'est pas une surprise.

    Puis, on attend. Il y a des mois d'attente pour rentrer.

    Bien sûr, bien sûr. C'est très, très prisé.

    C'est très demandé.

    C'est un hôtel très populaire.

    On va regarder quelques images de votre premier court métrage, Charlotte Le Bon. Et on va direct au Judith Hôtel, vous allez voir…

    Elle ne va pas très bien.

    Ça ne fait pas très envie.

    J'ai eu une enfance malheureuse peut être.

    Je vois que vous vous êtes inscrit sur la liste d'attente il y a maintenant deux ans. Nous sommes très heureux de pouvoir enfin vous accueillir.

    Vous avez ce qu'il faut pour accommoder les régimes végétaliens ?

    Oui, bien sûr.

    Que la nuit vous soit agréable, mes amis.

    Boule.

    Toi qui es insomniaque, ça ne t'arrive jamais de confondre le rêve et la réalité ?

    Everything is possible.

    Oulala, le Judith Hôtel.

    Ouais. Bah quoi ? C'est très bien.

    On n'irait pas…

    Ça ne vous donne pas envie d'y aller ?

    Vous avez envie d'y aller passer vos vacances ?

    Si, c'est coloré, les gens sont festifs. Il y a un tenancier avec une sublime queue de cheval. Il faut absolument y aller. Juste pour la queue de cheval, j'irais.

    Il vous donne le choix, vous pouvez prendre une arme, par exemple.

    Bien sûr, on choisit son arme. Bien sûr.

    Ça peut mal finir, mais bon, tout ça c'est dans la joie.

    Mal finir, ça veut dire quoi ? Si on a envie de partir, ce n'est pas mal finir.

    Quelle imagination vous avez fait, Charlotte.

    Je vous remercie. Je vais prendre ça comme un compliment.

    C'est un beau compliment.

    Un univers onirique, un univers de rêve.

    Mais, c'est d'ailleurs inspiré d'un rêves, donc ça fait beaucoup de sens.

    On se demande d'ailleurs c'est un rêve.

    Vous voulez dire, le film ? Je pense qu'il y a beaucoup, beaucoup de façons… Oui, il y a plusieurs angles possibles à cette histoire et c'est ça que… J'aime bien les histoires un peu ouvertes, un peu nébuleuses, mais structurées, c'est important.

    Structurées.

    Oui, elles doivent être structurées.

    Le premier court métrage de Charlotte Le Bon, Talent Adami Cannes. Là, vous êtes partie dans cette aventure avec joie, j'imagine ?

    Bien sûr, évidemment.

    Faire son premier film.

    Oui, c'est excitant. Surtout, c'est une opportunité qui n'existe pas dans la vie normale, c'est-à-dire "Voilà de l'argent, cous avez carte blanche et en plus votre film sera montré à Cannes. Et voilà, allez-y".

    Il faut que ce soit court, 15 minutes max.

    15 minutes, mais e pense que c'est une bonne durée de court métrage, 15 minutes.

    Raconter une histoire comme ça dans un temps très court, vous faites comment ?

    Pour moi, c'était important de structurer le court métrage comme un long métrage, c'est-à-dire que je voulais… Souvent, ce que je peux reprocher parfois aux courts métrages, c'est qu'on a l'impression que ce n'est qu'un petit segment dans un long métrage et c'est ouvert au début et c'est ouvert à la fin. En fait, j'avais vraiment envie de quelque chose de très structuré avec un vrai début, un vrai milieu, vraiment une vraie fin. Je ne savais pas du tout ce que j'allais faire. J'avais trois semaines pour pondre la première version du scénario. Je me suis inspirée d'un truc que dit David Lynch, qui dit que chacun de ces films est parti d'un fragment. Donc je suis partie à la recherche de mon fragment, je ne savais pas du tout ce que ça allait être. J'ai regardé dans mes carnets de rêve que je tenais il y a quelques années.

    Vous tenez des carnets de rêves ?

    Il y a quelques années.

    Maintenant, je les enregistre quand j'y pense, mais je devrais m'y remettre un peu plus assidument. Avant, je les écrivais. Donc j'ai tapé dedans et je suis tombée sur ce fragment qui était celui de moi-même qui se déplaçait et qui allait dans cet hôtel. Le concept de l'hôtel, ça ne s'appelait pas du tout Judith Hôtel, je ne sais pas comment ça s'appelait, le concept était que pour pouvoir avoir droit à sa chambre, on devait se débarrasser d'un cadavre qui était à l'intérieur de cette même chambre. L'hôtel était vraiment booké tous les jours. Je me dis, il y quand même un truc chelou. Le nouveau client qui arrive doit évidemment se débarrasser du client qui était là la veille. Je me suis dit : "Voilà, c'est une très belle…". J'ai fait un film inspiré du cinéma que j'aime. Moi, j'aime bien ces histoires un peu…

    Évidemment, il a un univers cet hôtel, il y a des couleurs, une lumière, une ambiance particulière, un décor.

    Tout à fait. Trouver le décor déjà, on a été hyper chanceux de le trouver. C'est un château qui s'appelle le château Robert dans les Landes. Ça a été compliqué de le trouver parce qu'il faisait partie intégrante de l'histoire. C'est aussi un personnage, donc on devait vraiment trouver le lieu parfait qui était à la fois pas trop inquiétant, parce que je ne voulais pas que ça fasse château hanté et dans lequel on a peut être un peu envie de rester quand même, parce qu'il est beau.

    Parce qu'on est un peu attiré par tout ça, même si c'est un peu lugubre par certains côtés. On aime bien ça.

    Oui, on aime bien. On aime bien le risque, on aime bien…

    Vous aimez ça vous, Charlotte.

    Oui, j'aime bien. J'avoue que j'aime bien.

    Jouer un peu avec les peurs.

    Jouer avec les peurs ?

    Avec soi-même, se faire peur.

    Bien sûr, et même de réaliser un premier court métrage, c'est de se faire peur aussi. Et de le montrer devant des gens et tout ça, j'avais le beurre… J'avais le coeur qui battait hyper, hyper fort pendant la projection. Mais c'est super comme sentiment.

    C'est votre bébé, ce film.

    J'évite de dire ça parce qu'on l'entend un peu trop souvent. Et puis, j'espère que je vais en avoir plusieurs surtout. Je ne vais pas dire "ça c'est mon bébé".

    Il y a peut être des grands après, de plus en plus longs.

    J'espère.

    Un long métrage, par exemple.

    Tout à fait, je suis d'accord avec vous , j'aimerais bien. J'aimerais beaucoup.

    C'est bien parti là. Passer de l'autre côté de la caméra, ça change tout.

    Évidemment que ça change tout. En même temps, il y a un truc pour moi qui était assez organique. Je n'étais pas choquée d'être de l'autre côté parce que, déjà le fait de créer et d'être un peu le maître de ses propres histoires, c'est un peu ce que je vis aussi à travers mes dessins et ma peinture. J'aime raconter des histoires à travers des images depuis longtemps. Là j'avais juste plein d'humains autour de moi pour m'aider à le faire, donc c'est encore mieux.

    C'est ça, ça ressemble vraiment à un dessin, ce film. On se dit vous arrivez à faire dans un film ce que vous auriez pu faire dans un dessin. Peindre une histoire.

    Je me suis inspirée de quelques dessins que j'ai faits aussi pour le faire, donc ça fait du sens ce que vous dites. Ça me fait plaisir que vous ayez vu ça.

    Oui, parce qu'il y a tout un univers que vous inventez, un monde.

    Exactement.

    Et puis il y a tellement d'étapes créatives sur un film, c'est-à-dire juste déjà de l'écriture, au casting, trouver ses acteurs, travailler avec ses acteurs, faire des répétitions, approfondir les personnages, ensuite trouver les costumes, créer des personnages à travers les costumes, ça c'est hyper important aussi. Et ensuite évidemment, le tournage, ensuite le son, le montage son, tout, l'étalonnage, tout, tout, tout. J'étais galvanisée du début jusqu'à la fin.

    Je vous le demande une réservation pour le Judith Hôtel.

    Vous êtes sûr ?

    Est-ce que dans les trois mois, c'est possible ou pas d'avoir une place ?

    Votre femme ne sera peut être pas contente, non ?

    Je ne sais pas, mais dans les trois mois.

    Vous avez fait votre testament ?

    C'est vrai qu'il est tellement demandé ce hôtel, il faut y aller.

    Il est populaire.

    Il faut s'inscrire.

    Oui, on vit dans un dur monde. Il y a plus de gens qu'on ne le pense qui veulent partir. On ne sait pas.

    Charlotte Le Bon et son univers incroyable, fantasmagorique, du Judith Hôtel, à Cannes, premier court métrage, Talent Adami. Merci Charlotte.

    Je vous en prie, merci à vous.

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