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  • L'invité

    Vanessa Paradis...

    Invités : Vanessa Paradis, actrice et chanteuse française ; Nadine Labaki, réalisatrice libanaise ; Lukas Dhont, réalisateur belge ; Victor Polster, comédien belge.

    Vanessa Paradis restera l'une des sensations du 71e Festival de Cannes avec son rôle audacieux dans le film de Yann Gonzales « Un couteau dans le coeur », où elle réaffirme son goût pour le risque et le cinéma d'auteur. Nadine Labaki a dédié à son pays, le Liban, le prix du jury qui lui a été décerné pour son film « Capharnaüm » où elle montre le sort tragique des enfants maltraités. Les Belges de « Girl », Lukas Dhont et Victor Polster, décrochent la Caméra d'or pour leur film qui a bouleversé la croisette.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le 71e Festival de Cannes.

    Transcription

    Derrière moi, Marcello Fonte, prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes, qui a donc rendu son palmarès, avec ce jury présidé par Cate Blanchett, qui récompense le cinéma japonais, en la personne de Kore-eda Hirokazu, une Palme d'or spéciale pour Jean-Luc Godard et aussi un prix du jury très important pour Nadine Labaki, la réalisatrice Libanaise et son Capharnaüm.

    (langue étrangère)

    Ce prix est dédié au Liban, aujourd'hui.

    C'est extraordinair (...)

    Derrière moi, Marcello Fonte, prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes, qui a donc rendu son palmarès, avec ce jury présidé par Cate Blanchett, qui récompense le cinéma japonais, en la personne de Kore-eda Hirokazu, une Palme d'or spéciale pour Jean-Luc Godard et aussi un prix du jury très important pour Nadine Labaki, la réalisatrice Libanaise et son Capharnaüm.

    (langue étrangère)

    Ce prix est dédié au Liban, aujourd'hui.

    C'est extraordinaire. Je suis très émue, je suis très touchée, je suis fière et fière pour mon pays. Je le dédie à mon pays parce que je sais, je sens, je comprends, le combat continuel de mon pays dans tout ce qu'il vit. Ça me touche énormément de recevoir ce prix aujourd'hui. Je pense à tous les acteurs qui ont joué dans le film. Ce ne sont pas réellement des acteurs, ce sont des gens de la vraie vie qui m'ont tout donnée, qui m'ont fait confiance, qui m'ont rendue responsable un peu de leurs voix, de ce qu'ils disent dans le film. Ils m'ont donnée cette confiance et ils s'attendent à ce que ce film change quelque chose dans leur vie. Est-ce que ça va changer quelque chose ? Je ne sais pas, mais une plateforme comme le Festival de Cannes, ou un prix comme celui-là, pourrait faire résonner plus fort leurs voix.

    Ce sont tous les enfants qui sont à la rue, qui subissent ce qu'on voit dans le film, c'est pour eux que ce film existe ?

    Exactement. Je ne pouvais pas ne pas penser à eux. Je ne pouvais ne pas penser à ces enfants qui, pendant qu'on est là, dans le glamour, dans la fête du cinéma, dans la joie, dans les récompenses, je n'ai pas pu ne pas penser à eux. Je ne cache pas que c'est de la joie et de la fierté mêlées à un grand sentiment de culpabilité et d'amertume. Est-ce que j'ai le droit d'être là ? Est-ce que j'ai le droit de vivre ce que je vis ? Alors que je sais à quoi ressemble la journée de ces enfants. Je n'ai pas la réponse, mais je ressens une énorme culpabilité.

    Merci beaucoup Nadine Lanaki.

    Merci à vous.

    Un film belge qui décroche la Caméra d'or, Girl de Lukas Dhont, avec cet incroyable comédien, Victor Polster.

    (langue étrangère)

    Trophée incroyable, la Caméra d'or.

    C'est incroyable, c'est juste incroyable. Je ne sais pas quoi dire. Nous avons fait ce film avec beaucoup de passion, avec beaucoup d'amour, mais nous ne savions pas que ce serait comme ça. Les réactions sont assez…

    Assez énormes.

    Victor Polster qui a aussi le prix d'interprétation à la Caméra d'or, sans genre, c'est-à-dire que d'habitude, c'est homme ou femme, et là, on dit que c'est vous et Lara, le personnage du film, les deux obtiennent le prix, Victor.

    Je pense que c'est un choix très positif du jury d'avoir choisi de donner un prix sans genre, parce que c'est ce dont le film parle.

    Lukas et Victor, Caméra d'or du Festival de Cannes. Bravo. Bravo à tous les deux.

    Merci. Merci.

    Les feux s'éteignent sur le tapis rouge et une nouvelle fois, Vanessa Paradis n'aura laissé personne indifférent. Avec son réalisateur Yann Gonzalez, elle a mis un couteau dans le cœur au Festival.

    Vanessa, rentrer dans un univers, celui de Yann Gonzalez qui est là, c'est faire un pari fou.

    Quel plaisir. J'ai envie de faire du cinéma en tant qu'actrice que pour ça, ou en tant que spectatrice, que pour ce genre d'intention. Voir et vivre des choses fortes, des choses qui vous bouleversent, des choses qui vous font rêver, les mots, l'image, le son, faire du cinéma en pellicule, faire attention à chaque petit détail, et en même temps, se laisser complètement aller à quelque chose de spontané aussi. C'est idéal.

    Une explosion de sentiments et d'émotions que l'on ressent.

    Ça vous a plu, on dirait ?

    Beaucoup.

    Ça nous fait plaisir.

    On entre dans quelque chose qui vient du cœur.

    Je suis entièrement d'accord avec vous. C'est un film qui, dans le pitch, a des ingrédients explosifs. Le cœur du film, c'est une histoire d'amour bouleversante, mais l'amour, l'amitié et la fraternité, c'est tout ça qui ressort des milliards de choses qui se passent dans ce film, puisqu'il s'en passe beaucoup.

    C'est une forme d'amour en quelque sorte, puissant, vorace, sans limite.

    Cette idée que le désir, quand il est si fort, côtoie la mort.

    On est tous sur un fil quoi qu'il arrive. On est tous sur ce fil là et après, on ne marche pas tous pareils dessus. C'est ce qui fait nos différences.

    Je suis et j'aime tous mes personnages. Il y a de moi dans chacun de mes personnages. On s'est amusé comme des enfants dès l'écriture. Ça s'est confirmé sur le tournage. En post-production, c'était la même chose.

    On est dans le monde du porno gay des années 70. Il y a des répliques étonnantes : "Soyez raide comme Giscard", on dit à un moment.

    Dans deux minutes, je veux tous à poil et au garde à vous, plus raide que Giscard. On se soulage avec la main. On est à l'aise entre copains.

    Coupé.

    Ce qui a de très fort dans le cinéma gay, effectivement, ce film Un couteau dans le cœur, Yann y a mis plein de références, plein d'influences et plein d'hommages, ce qui fait chaud au cœur à tellement de cinéastes ou aux amoureux de cinéma. Mais il a une telle personnalité forte et une telle sincérité que le film ne ressemble pas aux films des autres, ou ne ressemble pas aux références qu'il a choisies, ça ressemble à son film à lui parce qu'il y a cette écriture, parce que l'artisanat, la subtilité, l'intelligence fait que… Il y a d'autres metteurs en scène qu'on admire beaucoup, de grands metteurs en scène qui mettent beaucoup de… Ce sont des grands metteurs en scène parce qu'ils arrivent à faire que ça devienne leur univers malgré… De toutes façons, on fait ça… Moi en musique, on fait tous ça. Quand ça marche, c'est parce qu'on a gardé notre coeur simplement, que ce qu'il y a d'essentiel ressort, et le reste habille.

    Ce film, c'est un cri d'amour envoyé aux spectateurs. C'est ça ?

    Je suis d'accord avec vous. Absolument, c'est un des milliards de cris d'amour de partout.

    Elle dit "Tu dois m'aimer" à cette femme qu'elle aime.

    Elle est un petit peu excessive. Elle est très excessive on va dire.

    Merci à tous les deux. C'est formidable. Ça s'appelle Un couteau dans le cœur, Vanessa et Yann.

    Merci.

    Merci pour votre enthousiasme. Ça fait chaud au coeur.

    Vous parlez avec passion.

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    00:08:17
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