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  • L'invité

    Nicolas Peyrac

    Invité : Nicolas Peyrac, chanteur français

    Nicolas Peyrac fait son grand retour avec l'album "Suffit que tu oses".

    Présentation : Patrick Simonin

    Transcription

    Bonjour Nicolas PEYRAC.

    Bonjour Patrick.

    Un saltimbanque. 20e album studio, quel plaisir de vous retrouver, l'un des grands auteurs-compositeurs-interprètes de la chanson francophone, qui va rencontrer le public, comme à chaque fois, comme au premier jour.

    De plus en plus, comme au premier jour et de plus en plus d'envie et de plus en plus de connivence parce que vraiment je suis tout seul avec une guitare. Je suis revenu aux bases, je suis revenu à l'éc (...)

    Bonjour Nicolas PEYRAC.

    Bonjour Patrick.

    Un saltimbanque. 20e album studio, quel plaisir de vous retrouver, l'un des grands auteurs-compositeurs-interprètes de la chanson francophone, qui va rencontrer le public, comme à chaque fois, comme au premier jour.

    De plus en plus, comme au premier jour et de plus en plus d'envie et de plus en plus de connivence parce que vraiment je suis tout seul avec une guitare. Je suis revenu aux bases, je suis revenu à l'écriture, je suis revenu aux choses qui me touchaient au départ, c'est-à-dire revenir à l'essentiel, donc je fais des concerts acoustiques improvisés avec une guitare, tout seul.

    Oui, comme une fête, comme une fête d'amis, finalement, ce public, ce sont des amis.

    Ce sont des gens que j'ai envie de retrouver et qui ont envie de me retrouver qui, des fois, ont envie d'amener des gens qui ne me connaissent pas parce qu'ils ont envie de partager ça et ce sont des retrouvailles et c'est comme si j'étais assis sur leurs genoux, c'est assez rigolo.

    C'est ça qui est extraordinaire. Alors sur ce nouvel album, il y a une chanson qui parle un peu de vous, qui parle de ce que vous êtes, vous dites : "C'était ça ma vie, finalement".

    C'est vrai. C'était une vie assez mélangée, faite de hauts, de bas, de pleins, de déliés, d'amour, de tendresse, de passion, de coups de pied dans la figure, voilà, mais en même temps, cette vie, elle a été formidable parce qu'elle m'a amené aujourd'hui à être la personne que je suis et ça, je ne me changerais pour rien au monde.

    ♫ Nicolas PEYRAC - C'était ça ma vie ♪

    C'était ça votre vie Nicolas, changer d'air ?

    Changer d'air pour essayer d'échapper à une tristesse du côté de chez mon père, parfois du côté de chez ma mère parce qu'ils étaient séparés, donc c'était vraiment ça. J'étais pris entre 2 feux et quand on n'arrive plus à parler à quelqu'un, la première chose qu'on fait, on commence à écrire et c'est comme ça que j'ai commencé à écrire des chansons.

    Oui, écrire pour exister finalement, pour dire son amour de la vie.

    Pour essayer de partager, pour essayer de communiquer, pour essayer de vaincre une barrière qui est la timidité, il n'y rien de pire que la timidité quand on est ado. Je veux dire, alors des fois, on ne sait pas comment faire pour casser la barrière et moi, la première chose que j'ai réussi à faire, c'est écrire, prendre une guitare, mettre des mots sur des musiques, malhabile au début et puis de plus en plus sûr de moi, et puis je me suis rendu compte que c'était la très bonne façon pour communiquer.

    Oui, ce disque raconte cela, ce nouvel album finalement. Il raconte l'envie de vivre, finalement parfois la séparation, parfois l'amour qui se termine, mais au fond, l'horizon a l'image de la pochette du disque avec la liberté devant…

    Je pense que c'est un album très optimiste en fait, c'est un album qui est… Ce n'est pas un album bilan, je pense que c'est un album qui tire des leçons des choses que j'ai pu traverser et ces choses que j'ai pu traverser ont fait que j'ai encore plus envie qu'avant. J'ai un ami à moi qui m'a dit : "Mais tu as encore plus envie de faire des chansons, de faire des choses et de faire des concerts que quand tu avais 20 balais", et c'est vrai que toutes ces choses-là qui auraient pu me marquer, qui auraient pu me noircir éventuellement, eh bien m'ont ouvert, au contraire, l'esprit et ça m'a donné l'envie d'aller encore plus vers les autres.

    Oui, il y a une chanson qui s'appelle "On se retrouvera", l'envie de croire au père Noël, elle dit, cette chanson, finalement, l'envie de dire que la vie est belle au fond.

    Mais oui, mais oui, il faut arrêter de dire que la vie, ce n'est pas bien, au contraire, moi, tous les jours, je me réveille et je me dis : "Mais quelle chance j'ai de vivre avec des gens que j'aime et de faire ce que j'aime dans la vie, c'est formidable, c'est un privilège absolu".

    Oui, c'est un disque de saltimbanque, c'est un disque d'artisan, avec cette sculpture comme ça, prise au Grau-du-Roi.

    Au Grau-du-Roi, oui.

    Où on voit finalement ce personnage qui montre peut-être la mer, l'horizon, le ciel.

    Je pense que la maman et sa petite fille, elles regardent, voilà, la vie, et elle dit peut-être à sa petite fille : "Tu vois, prends un risque, essayes de faire des choses, il suffit que tu oses", et peut-être que les choses se passeront bien.

    Elle est belle, cette chanson,"C'était ça ma vie", écoutez encore Nicolas PEYRAC.

    ♫ Nicolas PEYRAC - C'était ça ma vie ♪

    Sûr que ça valait la peine, des enfers finalement, des exils, c'est aussi une autre chanson qui dit : "Je ne changerai rien".

    Non, on ne changera rien parce que finalement, s'il n'y a pas tout ce cheminement, on n'arrive pas à aujourd'hui et pour rien au monde, je ne devrais pas être aujourd'hui avec ce que je vis aujourd'hui donc il fallait passer par toutes les étapes intermédiaires, ce n'est pas comme un chemin de croix, mais c'est un chemin d'apprentissage, comme si j'avais eu une puberté tardive qui a fait que j'ai appris au fur et à mesure les choses sans jamais être aigri en étant juste heureux ou malheureux, mais en vivant les choses.

    Oui, on voit l'enregistrement de ce disque, c'est un bonheur de retrouver les studios, de retrouver le public, Nicolas PEYRAC ?

    C'est un bonheur total d'être en connivence avec des gens qui ont envie de partager avec vous, je trouve que là, il n'y a pas de… Et puis, c'est une chance de faire ça, vous vous rendez compte, les gens qui s'ennuient dans leur vie alors que moi, j'ai la chance de me réveiller le matin, de prendre une guitare, écrire une musique, écrire des mots et les présenter aux gens et savoir qu'éventuellement, ça va émouvoir les gens et leur faire du bien, mais c'est génial.

    Oui, il suffit que tu oses finalement.

    J'ai osé.

    Il suffit que tu oses parce qu'évidemment, on se souvient de tous ces succès, de toutes ces rencontres, de toutes ces chansons qui me trottent encore dans la tête, on va en entendre comme ça, par exemple l'une évidemment que personne n'a oubliée, qui rappellent comme ça comment le public vous a découvert, Nicolas PEYRAC.

    Eh bien, le public m'a découvert un jour par hasard en 75, au moment où j'avais commis une chanson qui parlait un peu de Los Angeles et de San Francisco.

    Oui, "So far away from L. A. "

    "So far away from L. A. " oui, c'était une chanson dont le directeur de la maison de disques, à l'époque, avait dit : "Ça ne marchera jamais", je ne chante pas le personnage, comme quoi il n'avait pas vraiment le truc.

    Et alors, vous vous souvenez que votre père croquait du café à un moment ?

    Je dis ça dans "Et mon père" parce que c'est vrai que mon père, qui n'avait pas beaucoup d'argent et qui était à la cité universitaire dans une chambre avec un ami à lui, pour rester éveillé et pour pouvoir réviser ses examens, la nuit, il croquait des grains de café, mais vraiment.

    Oui.

    Et ça le réveillait et ça lui permettait de bosser pour être médecin.

    Et ça a donné cette chanson-là, écoutez.

    ♫ Nicolas PEYRAC - Et mon père ♪

    Voilà, comment on fait une chanson immortelle.

    Il paraît que vous étiez enrhumé.

    Totalement, j'ai 40, la voix de la chanson, j'ai 40, Claude DEJACQUES m'a dit : "Si, tu peux aller la chanter", j'ai été la chanter, il n'y avait pas d'Auto-Tune à l'époque, il n'y avait rien pour corriger, j'ai chanté avec ma voix brute comme ça, il se trouve que peut-être que les gens ont bien aimé ma voix brute.

    Merci Nicolas PEYRAC.

    Merci.

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    00:07:58
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