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  • L'invité

    Jean-Louis Close, Nicole Gillet, Léopold Legrand, Marouan Iddoub

    Invités : Jean-Louis Close, Nicole Gillet, Léopold Legrand, Marouan Iddoub.

    Jean-Louis Close préside le FIFF, qu'il a fondé il y a 33 ans ; Nicole Gillet en est la déléguée générale. Ils sont aux côtés de deux jeunes Belges qui symbolisent la relève du cinéma francophone : le réalisateur Léopold Legrand et l'acteur Marouan Iddoub.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le 33e Festival international du film francophone de Namur.

    Transcription

    Le 33ème Festival International du Film Francophone, ici, à Namur, fondé il y a 33 ans par vous, Jean-Louis Close. Ce ne sont que des beaux souvenirs. Nicole Gillet, aujourd'hui, la déléguée générale de ce festival, ici, en Belgique à Namur. Et puis, voici les jeunes pousses, ce sont eux… Ce sont eux qui donnent la raison d'être de ce festival, puisque c'est un réalisateur, un tout jeune acteur. Jean-Louis, vous êtes fier de ça ?

    Bien entendu, c’est ce que Nicole et moi nous voulio (...)

    Le 33ème Festival International du Film Francophone, ici, à Namur, fondé il y a 33 ans par vous, Jean-Louis Close. Ce ne sont que des beaux souvenirs. Nicole Gillet, aujourd'hui, la déléguée générale de ce festival, ici, en Belgique à Namur. Et puis, voici les jeunes pousses, ce sont eux… Ce sont eux qui donnent la raison d'être de ce festival, puisque c'est un réalisateur, un tout jeune acteur. Jean-Louis, vous êtes fier de ça ?

    Bien entendu, c’est ce que Nicole et moi nous voulions. C’est, bien entendu, faire la diffusion et aider le cinéma francophone, mais derrière cela, il y a des jeunes qui doivent émerger, et donc comment faire émerger les jeunes, que ce soit des réalisateurs, des acteurs, des coproductions, des co-scénarisations, des écritures, etc. Il y a tous les ateliers qui essayent d'encourager ces nouveaux membres de la grande confrérie du cinéma francophone.

    C’est magnifique, Nicole ? Nicole Gillet.

    Oui, c’est vrai qu'au-delà de la présentation de films, au-delà de la découverte de ces œuvres cinématographiques, on aime accompagner les jeunes, que ce soit des étudiants, que ce soit des jeunes réalisateurs, comme vous le disiez aussi des jeunes comédiens, parce que je pense qu'on est là aussi pour favoriser cette création, pour favoriser aussi la rencontre et faire émerger cette jeune génération. Nous, on est là pour les suivre et après, présenter leurs œuvres.

    Et il y a des avant-premières, il y a des stars. Romain Duris, par exemple, attendu pour "Nos Batailles", le film d'ouverture, regardez un extrait de la bande-annonce.

    Ça va ?

    Mais oui et toi ?

    Il faut juste que je m'organise avec les enfants.

    C’est un peu compliqué en ce moment, OK ? Je n’ai pas beaucoup de temps.

    Tu n’es pas là ?

    Je suis là. Je ne vais pas raconter, on l’a vu, on a été là, on a été ensemble.

    Tu sais, Rose, maman est partie, on ne sait pas. On ne sait pas pourquoi, on ne sait pas quand elle va revenir, on ne sait pas.

    "Nos Batailles". C'est ce grand film d'ouverture, ici, en avant-première au FIFF à Namur. Léopold Legrand, c’est un peu le rêve finalement, vous, jeune réalisateur, qui avait étudié à Bruxelles ?

    Pour moi, c'est un grand plaisir d'être là et de revenir, parce que ça fait trois ans de suite que je viens au FIFF avec un court métrage, donc c'est un grand plaisir. Et là, d'être en ouverture, avant ce grand film dont vous parlez, c’est un honneur. Je vous remercie.

    On peut le dire, ce court métrage est passé avant "Nos Batailles", dont on vient de voir un extrait, donc en avant-première, puis à côté, Marouane Iddoub, jeune acteur belge, qu’on voit dans ce court métrage. Heureux de profiter de ce festival ?

    Bien sûr, à fond. C'est une chance hyper grande de pouvoir être là pour, ne serait-ce que… avoir la chance qu'il soit en ouverture, comme dit Léo.

    Oui et on rêve de quoi quand on veut être comédien, comme ça, qu'on est tout jeune comme vous, qu’on a tourné dans des séries web ?

    Oui. On rêve de quoi ? On rêve que ça continue, de projets, de projets tout aussi intéressants que j’ai eu de la chance de faire avec Léopold, de plein de choses.

    Et vous l'avez dirigé ?

    Ce n'était pas trop difficile ? Je n'ai rien fait. J’ai essayé, non… Ces trois comédiens, c’est avec Olivier Rabourdin, Slimane Dazi et Marouane et c’était une sacrée expérience.

    C'est le rêve, finalement, d'arriver à voir son film comme ça sur un grand écran avec ce public ici ?

    Moi, c'est pour ça que je le fais en tout cas, pour pouvoir le partager dans des festivals aussi prestigieux. Non, c'est une grande chance, oui.

    J'ai vu, dans la présentation du FIFF, Jean-Louis Close, ici, c'est en grand. On ne veut pas avoir les films sur des petits supports, on veut du grand spectacle.

    Oui, ce n’est pas une position par rapport à la lecture sur un GSM, sur un Smartphone, ou sur une télévision. L e cinéma, c'est même la salle, c’est la qualité de l'image. Et donc, je crois que jusqu'à présent… et c’est le partage aussi. Vous êtes tout seul devant un écran, ce n'est pas la même chose que partager après une émotion avec un ami, avec une amie. Et je trouve vraiment que, la salle de cinéma, malgré les grands qui arrivent et les réseaux sociaux, doit avoir sa place comme tout mode de lecture écrite.

    Nicole Gillet, vous avez fait cette sélection incroyable cette année pour le 33ème FIFF. Et alors, vous avez des cinémas du monde entier qui sont là.

    C'est vrai que c'est une nouvelle édition qui s'annonce. On est ravi parce que, en plus, c'est une édition qui a une couleur un peu particulière. C'est une édition qui est beaucoup sur le mode de l'humour, de la légèreté et qui, pourtant, aborde des thèmes qui sont importants, qui sont parfois difficiles. Déjà, le court métrage de Léopold, c'est vrai que "Mort aux Codes", c'est clair que…

    C’est le titre de leur court métrage, "Mort aux Codes".

    C'est un court métrage qui, sur le mode de l'humour, parle aussi de situations complexes. Je trouve que c'est bien de pouvoir montrer, par le biais de cet humour, des choses qu'on n'a peut-être pas toujours envie de voir, de regarder, mais ce sera quelque chose qui, je suis sûre, plaira au grand public. Et cette année, dans les films, c'est vrai qu'on a Catherine Corsini avec Virginie Efira, c'est vrai qu'on a Pierre Salvadori. C'est vrai que c'est une édition qui s'annonce haute en couleur.

    Exceptionnelle. Un cinéma engagé aussi, j'ai lu ça quelque part. Il y a quelque chose derrière ça ?

    C'est vrai qu'en général ce qu'on appelle le cinéma art et essai, c'est un cinéma qui veut exprimer quelque chose, un sentiment, une situation, et donc il y a un engagement. Nous sommes d'abord un festival des libertés, c'est-à-dire liberté de s'exprimer, liberté de penser, liberté de créer. Et donc, nous souffrons de voir que, dans certains pays et de plus en plus nombreux, on brime la presse, on brime les réalisateurs, etc. Je dirai un mot ce soir à l'ouverture à ce niveau-là.

    C'est l'aventure qui continue depuis 33 ans, Jean-Louis Close. La francophonie !

    Bien entendu.

    Le mot est là dans le titre.

    TV5 est là pour la défendre la francophonie.

    Oui, bien sûr.

    C’est bien que vous soyez présents…

    C’est du militantisme de défendre la francophonie, pour vous ?

    Oui, mais la francophonie, c’est un état d'esprit. Et c'est pour ça que nous y tenons. Même les pays, qui n'ont pas comme langue principale le français, adhèrent tout de même à une philosophie d'état, une philosophie d'action, de réflexion. Et donc, c’est ça qu'il y a de beau dans la francophonie. Sans dire que les autres systèmes de pensée sont mauvais. En tout cas, j'apprécie la francophonie, j'y suis né et j'y mourrai.

    Oui, c'est ça l'ADN du Festival International Francophone de Namur. On voit derrière, on voit des installations. On entend d'ailleurs des installations. Ce sont des jeunes étudiants qui sont là, qui travaillent, qui font des studios avec nos amis de la RTBF, qui s'entraînent avec des journalistes et des écoles. Il y a cette vie. Voilà, ils sont là les deux jeunes là et finalement, ils témoignent de ça.

    Le passage, il faut assurer le passage, ils vont assurer la transmission, et surtout la rénovation de la révolution, pourquoi pas ?

    C’est eux qui vont faire le cinéma urbain ?

    Bien évidemment.

    Ils vont avoir envie de le bousculer. Vous auriez envie de bousculer les codes, vous, Léopold ?

    Moi, je ne me pose pas trop ces questions-là. Moi, j'ai envie de raconter des histoires et de parler de ce qui me touche et puis, si ça bouscule les codes tant mieux.

    Oui, avec vos codes…

    Avec mes codes.

    Il le dit : "Mort aux codes", vous êtes d’accord ?

    Oui, mais je ne le revendique pas tant que ça. Vous verrez le film, mais c'est l'histoire de…

    On est tous passé par là.

    Oui, voilà.

    Mais, moi, je n'ai pas d'autres ambitions que de raconter des histoires.

    C'est beau déjà, ce n'est déjà pas mal. Nicole Gillet, c’est l’essentiel. On va laisser le mot de la fin à Nicole Gillet. C'est ça qui donne envie de dire bravo à ce festival.

    Absolument, raconter des histoires et faire rêver, c'est ça qui est important. Permettre le partage et la discussion, c'est ça que l'on aime.

    Chapeau ! Le Festival International du Film Francophone de Namur en partenariat avec TV5 Monde, on est ravi d'être là. Merci à vous quatre !

    Merci, Monsieur Simonin.

    Merci.

    Merci.

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