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  • L'invité

    Fabienne Carat, Stéphane Hénon

    Invités : Fabienne Carat, Stéphane Hénon.

    Les deux comédiens sont au générique de « Plus belle la vie », la série télévisée qui met en scène le quotidien des habitants du quartier du Mistral à Marseille.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le 20e Festival de la fiction TV de La Rochelle.


    Transcription

    Est-ce que vous aimez Plus belle la vie ? Oui ! On est à Marseille… Euh non, on est à La Rochelle. C'est une blague ! Je croyais qu'on était dans le quartier du Mistral. Je suis très réactive, tu sais. On n'est pas au Mistral, là ? Non. Il y a du mistral, mais on n'est pas au Mistral.

    Pourtant vous êtes là.

    Formidable. Écoute, c'est surprenant. C'est le vent qui nous a emmené jusqu'ici.

    Ça a commencé, l'émission ? Ça a commencé, oui, oui. Suis, c'est le (...)

    Est-ce que vous aimez Plus belle la vie ? Oui ! On est à Marseille… Euh non, on est à La Rochelle. C'est une blague ! Je croyais qu'on était dans le quartier du Mistral. Je suis très réactive, tu sais. On n'est pas au Mistral, là ? Non. Il y a du mistral, mais on n'est pas au Mistral.

    Pourtant vous êtes là.

    Formidable. Écoute, c'est surprenant. C'est le vent qui nous a emmené jusqu'ici.

    Ça a commencé, l'émission ? Ça a commencé, oui, oui. Suis, c'est le vent qui nous a amenés jusqu'ici. Je te cherchais partout dans le lit pourquoi tu es venu là ? Parce que je n'arrêtais pas de gigoter, je n'arrivais pas à dormir. Je suis venu bouquiner. Ce n'était pas une raison pour me laisser toute seule sans prévenir. Je ne voulais pas te réveiller, chérie. Mais tu sais que j'aime bien quand tu me réveilles moi, des fois. Qu'est-ce que tu fais, là ? Fabienne Carat, elle-même, quel honneur. Et Stéphane Henon qui est là. Là, tu ne pouvais pas te tromper. Fabienne, Stéphane. Eh non. Ces deux stars de Plus belle la vie. 3336ème épisode.

    Exactement. Ce n'est pas mal.

    Vous n'avez pas changé.

    On n'a pas changé depuis.

    Un épisode par jour.

    Toi, tu n'as pas changé. Moi, j'ai pris quand même.

    Elle était facile celle-là. Mais, un petit peu, on change un petit peu quand même.

    Quelle aventure ! On change en bien.

    Fabienne, quelle aventure que ça, que Plus Belle la vie. Ce succès populaire.

    C'est vrai que quand on commence la série, moi on m'avait dit que c'était pour un mois et demi et ça fait 13 ans. Ce n'est mais ce n'est pas pour ça que tout est acquis, il faut toujours… Oui, bonjour. Des gens qui… C'est le public qui est derrière. C'est son père. C'est comme un casting permanent quelque part, parce qu'il faut toujours se remettre en question, toujours plaire au public, toujours plaire à la production, à la chaîne. Ce n'est pas parce que l'on a la chance d'être dans une série que c'est acquis. En tout cas, on continue à s'amuser, à s'éclater.

    Et vous êtes Samia. De temps en temps, vous lui parlez à Samia, vous dites : "Je suis Samia, est-ce que je suis Samia, je suis Fabienne ?"

    Pas du tout. Si tu veux m'énerver, tu es bien parti là. Non, pas du tout. Je ne suis pas du tout schizophrène. Même si, pour le public, je suis un peu à moitié elle. Je fais d'autres personnages, j'ai une vie. C'est une personne parmi tant d'autres dans ma vie d'actrice, mais je la connais bien on va dire. Et à côté attention, il y a un policier. Elle aussi, elle était policière il n'y a pas très longtemps non plus. Ce n'est pas l'homme qui me fait le plus peur au monde. Lui, non. Non. Mais, quand même, pareil. Ça fait quoi, plus de 10 ans ?

    Cela fait un peu plus de 10 ans, oui ça fait 12 ans, je crois, que je suis sur cette série. Et je devais rester trois mois, d'ailleurs. V oilà, écoute, je vais finir vieux flic raciste, comme je le dis souvent. J'ai commencé jeune flic raciste, je vais finir vieux flic raciste.

    Comment on évolue, comment les personnages évoluent comme ça ? Il faut demander ça aux auteurs, ce sont les auteurs. Parce que, quand même, cette série, il faut dire… Je pense que c'est un petit peu les vases communicants à des moments. Oui, il y a un échange, il y a un vrai échange. Il faut savoir que Stéphane, quand même, tu peux donner ton secret. Ah, c'est cela qu'on veut, un secret. Quand il est arrivé dans la série, à la fin d'une séquence, mon personnage partait et il a eu la délicate attention de baisser son regard sur les fesses de Samia.

    Jamais de la vie à la vie. Je suis marié, elle est folle. C'est une révélation là. Qu'est-ce que tu dis, ce n'est pas vrai ! Mais, ton personnage ! Il ne comprend rien. Oui, je ne comprends rien. J'étais tellement imprégné du personnage que, à ce moment-là, j'ai baissé… Il y a dix ans, je te parle. Ce n'est pas écrit dans le scénario. Exactement, voilà. Il est allé au-delà du scénario.

    Il est allé au-delà du personnage. Et il a un petit peu mis l'eau à la bouche aux auteurs. Et du coup… Pas qu'aux auteurs. Mais, il a créé quelque chose.

    Il y a eu une ambiguïté. On jouait ça un petit peu en fin de scène. Tu peux le dire. Ne me parle pas de ton derrière non plus, s'il te plaît. Je ne parle pas du mien, je parle de Samia. On va mettre un rectangle blanc sur Plus belle la vie.

    Mais voilà, on avait des regards un peu insistants et ça a donné envie aux auteurs d'aller un peu plus loin. Et de développer quelque chose entre ces deux personnages.

    Parce que c'est ça, c'est qu'au fond cette histoire, vous apprenez le scénario au fur et à mesure, comment cela se passe ? Non, on a le scénario deux trois mois avant. Il a raison, c'est au fur et à mesure dans le sens où quand on commence la série, on ne sait pas du tout comment va évoluer le personnage, s'il va durer, ce qu'il va devenir, on ne sait rien. Effectivement, il a raison. Patrick, tu as raison.

    C'est Fabienne qui le dit, alors… Si Fabienne le dit, c'est que t'as raison.

    Stéphane, il y a une bonne ambiance sur le plateau quand même. C'est dur ? C'est terrible. Il arrive avec la boule au ventre, Stéphane. On n'oublie pas qu'on est là pour jouer nous, donc on joue. Peut-être un peu trop avant, beaucoup pendant, et encore un peu trop après, c'est vrai. C'est-à-dire qu'à un moment, on ne sait plus si ça tourne ou si vous jouez ? Voilà, on est tout le temps en train de jouer. Non, il est quand même sérieux. Ce qu'il y a de bien avec Stéphane, c'est qu'on essaye dans chaque séquence de trouver une vérité, de trouver quelque chose à jouer parce qu'il y a des séquences qui sont extraordinaires, des séquences qui sont plus explicatives, et c'est vrai qu'on a toujours cette envie dans chaque séquence de trouver un petit point de connexion où il se passe quelque chose. Et c'est vrai qu'on est très complices, on se connaît bien et c'est un bonheur de travailler ensemble.

    Le succès de cette série. Qu'est-ce qui explique un succès pareil ? C'est-à-dire que ça raconte des choses qui parlent aux gens.

    Malheureusement, il n'y a pas de recette, c'est ce que je dis toujours. Sinon, il n'y aurait que des séries qui fonctionneraient, et ce n'est pas le cas, on le sait tous. Après, je pense que, aussi, il y a énormément de personnages, donc on peut s'identifier à plein de personnages. On traite de faits de société où les gens peuvent parler en famille de ces faits de société. Il y a plein de choses qui font que… Après, c'est sûr.

    On est tous les jours chez les gens… On est proche d'eux, c'est vrai qu'on nous tutoie facilement. C'est vrai qu'on est pour eux… Moi, on m'appelle Boher, forcément. Maintenant, les gens font l'effort de nous appeler par nos noms d'artistes, Stéphane. C'est vrai qu'on est très proche d'eux. On vit avec eux, on mange avec eux, on dort avec eux. Vous vieillissez avec eux. Bien sûr, et tant mieux. On grandit. On mûrit.

    Puis, il y a une dimension internationale. TV5 Monde qui est tellement heureux de…

    Grâce à vous, on est diffusé dans le monde entier. C'est universel, Plus belle la vie.

    Ce qui est incroyable, c'est que Plus belle la vie, de toutes façons, c'est rentré à tout jamais dans l'histoire de la télévision française. Record ! Absolu.

    Même Maguy, on a même mis la raclée à Maguy. Vous avez battu Maguy. Maguy, c'était huit ans et c'était une fois par semaine.

    Là, c'est balayé. Oui, mais ce n'était pas mal déjà. Non, je plaisante. En tout cas, on ne s'en rend pas compte parce qu'on est dedans, mais il faut être très fier. C'est vrai.

    On est très fier, on est très heureux. Vous les aimez, ces personnages. Vous aimez cette série, cette ambiance ? Tout à fait, exactement. Le retour est tellement bon aussi par le public, forcément… On fait ce métier pour rendre les gens heureux. Je pense que, avec Plus belle la vie, on a vraiment tout qui est rempli. Toutes les possibilités. On a la joie de travailler en équipe, ce qu'on adore. Et on a le bonheur de raconter des histoires, d'ouvrir des débats dans les familles, de faire passer des messages, d'ouvrir des discussions vraiment qui sont peut-être compliquées, d'accepter des différences, et de faire ce métier pour faire passer des messages et donner des émotions. C'est le but. Avec cette série, vraiment c'est mission accomplie. Mais, on ne sauve pas des vies, quand même. Si, si, tu en sauves. Non… Il est modeste. Il faut relativiser, on ne fait que de la télé, c'est ce qu'il faut dire. Sauver des vies… On fait plaisir, on donne du bonheur. Il y a plusieurs degrés pour sauver une vie. Et il y a des gens, c'est un rendez-vous quotidien qui leur fait vraiment du bien. C'est, pour certaines personnes, un moyen d'évasion. C'est un autre degré. Tous les deux, vous êtes un duo extraordinaire, Fabienne et Stéphane. Le trio surtout, avec toi. On n'a plus qu'à monter un spectacle. Merci, merci à tous les deux. Merci !

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