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  • L'invité

    Richard Sénécal, Stravinski Debrosse

    Invités : Richard Sénécal, Stravinski Debrosse.

    Le cinéma haïtien était à l'honneur du festival du film francophone, avec notamment la projection en ciné-concert de « El violinista » (Le Violoniste) de Richard Sénécal. Le film raconte le parcours incroyable du jeune violoniste haïtien Stravinski Debrosse, littéralement sauvé par la musique, dont la performance publique a fait craquer le festival et provoqué une standing ovation.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le Festival du film francophone d'Angoulême.


    Transcription

    Le violoniste ben il est là. Bonjour on est ravi Stravinski brosse de vous avoir un an jour. Pour jour et le réalisateur de ce documentaire qui fait l'évènement au Festival du film francophone d'Angoulême. Richard Sénécal c'est le violoniste qui est là que vous avez suivi parce qu'Haïti cette année est à l'honneur au Festival du Film Francophone et parce que ce jeune homme. A eu une aventure incroyable.

    Oui je l'ai suivi quatre ans certains films qui ont tourné pendant quatre ans e (...)

    Le violoniste ben il est là. Bonjour on est ravi Stravinski brosse de vous avoir un an jour. Pour jour et le réalisateur de ce documentaire qui fait l'évènement au Festival du film francophone d'Angoulême. Richard Sénécal c'est le violoniste qui est là que vous avez suivi parce qu'Haïti cette année est à l'honneur au Festival du Film Francophone et parce que ce jeune homme. A eu une aventure incroyable.

    Oui je l'ai suivi quatre ans certains films qui ont tourné pendant quatre ans et ça a abouti à Angoulême. C'est d'autant plus exceptionnel que à un certain moment la vérité du film a rejoint la vérité vraie celle de la vie réelle. Cette projection à Angoulême c'est pratiquement la conclusion non filmée du film ce n'est pas une conclusion puisque pour lui ça va continuer j'espère.

    Oui on va voir des images de ce documentaire vous l'avez suivi parce qu'on va dire quand même qu'après le tremblement de terre qu'a connu Haïti il a dû aller en République dominicaine. Mais son rêve était de devenir musicien.

    Oui il fait partie de ces quelque 10.000 haïtiens qui étudient en République dominicaine donc le pays à côté pour ceux qui ne connaissent pas et qui traversent la frontière donc parce qu'un Haïtien quand même pas mal de problèmes pas seulement un tremblement de terre mais les problèmes structurels. Il n'y a pas d'université mais lui il est parti pour étudier l'administration. Mais son rêve depuis petit c'était de jouer au violon et donc il a trouvé les moyens et surtout les gens parce que c'est vrai qu'en Haïti la République dominicaine est une relation très compliquée et très complexe. Ces deux pays ces deux frères ennemis en quelque sorte. Donc il a quand même trouvé des gens qui l'ont aidé à concrétiser ce rêve.

    Regardez quelques images du film comme le nom de Ben ça n'est pas la mienne. Assez. Italienne Catherine grâce aux années Lo. Segundo l'harmonie de Lascaux à l'inverse des ombres Pauline.

    Est ce que ça fait travesti de se voir à l'image comme ça dans ce film présenté dans des grandes salles.

    Je suis tout ému. Franchement. Je ne pensais pas que ça allait arriver. Et à dire vrai c'est un film que. Je voulais même pas. Je vais jamais derrière à l'écran c'est comme ça à la caméra. Je ne voulais pas ça. Mais là quand j'ai vu le public. Qui m'a donné ce standing ovation. Je me suis senti très ému j'ai même. Versé des larmes. C'est vrai que le public s'est levé.

    Je vous ai dit vraiment votre parcours votre histoire que l'on voit dans ce film de Richard Sénécal est exceptionnel. C'est qu'au fond il a fallu vous battre pour en arriver là.

    Oui justement parce qu'il y en a eu des péripéties franchement j'ai connu des hauts et des bas. Par exemple. étudier parce que parfois je vais changer de professeur mais j'en trouvais pas un arrêt moi je n'avais pas les moyens de. Payer ces professeurs là il y en a eu beaucoup beaucoup de péripéties. Mais vous aviez envie d'y arriver. Oui franchement je veux continuer. C'est ce que je veux parler en place festival. Et puis après le concert de mardi soir Sam ça m'a donné plus de courage ce jour de continuer de ne pas baisser les bras.

    Il s'est battu Oui c'était à l'image des Haïtiens.

    Les Haïtiens sur l'instrument parce qu'en fait un violon bon violon ça coûte cher. Donc il a commencé avec un violon de cent dollars c'est pas un instrument jouable pratiquement. Donc il a commencé les deux premières années sur ça et ce n'est qu'après qu'il a eu quelque chose un peu plus d'un peu mieux mais. Déjà c'est se battre. C'est symbolique d'Haïti. Effectivement puisque Haïti est un pays où on doit tout inventer avec peu de choses mais c'est aussi la symbolique de faire des films en Haïti puisque moi aussi et certains de mes collègues pour ne pas dire ma collègue on se bat c'est un pays où on n'a pas de subventions pour faire des films où il n'y a pas l'état n'accompagne pas où il n'y a pas de salle de cinéma en ce moment puisque depuis le séisme il n'y a pratiquement pas de salles. Donc c'est vraiment ce film est une métaphore de tout ce qui se passe en Haïti en fait.

    ça veut dire aussi qu'on peut arriver à des choses grandes mais absolument c'est ça.

    Vous avez tourné mais vous ne vous rendez pas compte de la chance que vous avez. Et des fois vous êtes un peu paresseux. Certains d'entre vous parce que vous êtes installés un peu dans votre confort alors que nous pour chaque chose et on doit vraiment vraiment vraiment essayer de réinventer parfois même là où on ne peut pas dire l'eau tiède.

    Je me rappelle évidemment le vieux hein. Ce film qui a été le plus grand succès que vous avez réalisé le plus grand succès de l'histoire du cinéma haïtien. Oui il montre que le public aime le cinéma aussi important de le dire à l'occasion de ce festival du film francophone.

    Oui c'est un public qui aime se voir sur l'écran à la vue WAN. C'est l'une de mes quatre fictions c'est celle qui a connu le plus grand succès commercial à peu près 200.000 entrées en Haïti. C'est une comédie comme dans tous les pays. La comédie ça marche. C'est un film qui a très peu connu à l'extérieur tout simplement parce que. Le rire n'est pas forcément toujours exportable d'un pays à l'autre. L'humour français est une loi américaine. Donc mes films les plus connus ne sont pas forcément ceux qui ont le plus de succès en Haïti mais il y a effectivement ce public qui nous accompagne qui aiment se voit à l'écran qui se retrouve dans ce miroir et à un moment donné on parlait. Il y a eu cette belle période du cinéma haïtien qui a duré à peu près 15 ans avant le séisme. On parlait pratiquement d'Haïti ou de référence à Bollywood et Hollywood carrément. Donc ce n'était pas forcément toujours les films de très bonne qualité mais il y avait là il y avait vraiment une vingtaine de films par an. Les salles étaient remplies et on rivalisait en termes d'entrées avec des films comme Titanic par exemple Stravinsky voulait Lucien comme ça aujourd'hui qui représentait un peu votre pays comme ça dans le monde avec ce violon où vous avez amené d'ailleurs la tenez on peut peut être le montrer. Là ce qu'on voit là.

    C'est l'image du courage.

    Merci beaucoup. Vraiment c'était très émouvant de voir avoir. Puis Richard Sénécal ce film s'appelle Le violoniste et il symbolise le cinéma haïtien en vedette au festival du film francophone sans vous ça vous.

    Je veux dire quelque chose à dire un grand merci à Mme Brière qui a fait beaucoup d'efforts pour que je sois là et puis aussi à Mme Carole King qui a beaucoup contribué. Je vais dire un grand merci à ces deux femmes qui se sentent. Qui ont fait beaucoup d'efforts pour ça. Merci merci merci beaucoup à tous les deux.

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    00:08:13
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