Ouvrir Menu
TV5MONDE+
Profitez de votre espace

Pas encore inscrit ?

Créez vos alertes selon vos préférences, partagez voc contenus favoris, et accédez à vos recommandations personnalisées

  • Ce programme n'est malheureusement pas disponible pour votre zone géographique.
    Découvrez d'autres programmes disponibles dans les recommandations ci-dessous.
  • L'invité

    Dani

    Invitée : Dani.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Chanteuse, meneuse de revues, actrice, fleuriste, égérie de la mode : Dani, on ne sait plus que dire sur vous. Vous faites partie de notre époque, de notre temps. Vous revenez parce que vous aimez ça. C'est "La Nuit ne dure pas", c'est un livre et un disque. Pourquoi la nuit ne dure pas, Dani ? C'est une phrase qui est dans une chanson de Daniel Darc. Elle m'intéresse. Je l'ai trouvée intéressante parce que la nuit, c'est une phrase banale comme ça, mais la nuit, c'est peut-être celle qu'on a da (...)

    Chanteuse, meneuse de revues, actrice, fleuriste, égérie de la mode : Dani, on ne sait plus que dire sur vous. Vous faites partie de notre époque, de notre temps. Vous revenez parce que vous aimez ça. C'est "La Nuit ne dure pas", c'est un livre et un disque. Pourquoi la nuit ne dure pas, Dani ? C'est une phrase qui est dans une chanson de Daniel Darc. Elle m'intéresse. Je l'ai trouvée intéressante parce que la nuit, c'est une phrase banale comme ça, mais la nuit, c'est peut-être celle qu'on a dans son cœur aussi. C'est une phrase dont on peut faire ce qu'on veut. La nuit, ça a aussi été votre vie, l'aventure. Une partie de ma vie. Quand je dis l'aventure, c'était le nom de votre boîte de nuit. Absolument. C'était au coin de la rue. Ça a toujours été une aventure, votre vie. Vous le racontez dans ce livre. Ce sont des souvenirs. Il me semblait que c'était bien de raconter des souvenirs parce que c'est un objet, un livre. Il me semblait que c'était bien de le faire pour mes enfants, pour ma famille, pour mes petits-enfants, pour des amis, de raconter ces époques-là, ces décennies. C'est extraordinaire. On va en parler, le jour où vous avez pris un train de nuit pour Paris. Je voudrais entendre un extrait du nouvel album parce que vous êtes là, Dani. C'est "Étoiles et revers", "Ce n'est rien", Dani. "Ce n'est rien, presque rien, un bonheur qui s'en vient, et s'en va, puis se perd, dans les airs, les jardins. D'un instant à l'autre, le vent du sud va tourner, pour tout me reprendre et tout me ramener. Ce n'est rien, c'est sans fin." "Ce n'est rien", c'est une belle chanson. Voici Dani, "La Nuit ne dure pas", nouvel album en vinyle, ce livre et ces souvenirs. Quand on dit "ce n'est rien", c'est ça, le message : "la vie, ce n'est rien, c'est juste…" La vie est faite de jolis moments, de moments de chagrin ou de sombres moments, et puis ce n'est rien.  On retient les bons moments. Chacun fait ce qu'il peut avec les jolis moments et les épreuves. C'est la vie de tout le monde. Il faut se raccrocher à des choses. Moi, ça a été de chanter et de continuer à essayer de le faire avec des chansons et des personnes autour de moi qui m'accompagnent. Ce sont des auteurs-compositeurs. Et ça fait du bien. Il y a Étienne Daho, on va en reparler, qui est là dans ce disque. Quand je disais, vous prenez, un jour, un train de nuit de Perpignan avec votre accent à couper au couteau et vous débarquez à Jour de France où vous frappez sans rendez-vous. Vous dites : "Je veux faire des photos, je veux être dans les magazines". C'est l'inconscience quand on a 19 ans. À ce moment-là, il n'y a pas Internet. Mon père, chez moi, il nous prenait tout le temps en photo, donc j'étais habituée aux appareils et à la caméra. C'étaient des objets de mon quotidien depuis que je suis née, de toujours. Je voulais faire ça. Il y avait Elle et Jour de France. Je suis passée sur les Champs-Élysées, j'ai vu Jour de France et je suis rentrée. Je ne sais pas comment on peut oser faire des choses comme ça. C'est inconscient.  Et ça marche parce que vous vous dites "pourquoi pas ?". Et vous allez vous retrouver en couverture. C'est dingue quand même. Après, il y aura Truffaut, le film qui va décrocher l'Oscar du meilleur film étranger. Vous jouez avec Truffaut. C'est un peu plus loin. Ce sont les rendez-vous de la vie. Comment on rencontre les gens, comment ils vous regardent, comment on aime l'autre, comment on fait quelque chose, on a une complicité. François, c'est quelqu'un qui fait partie de ma vie. On se parlait beaucoup. Vous vous écriviez. Il vous a écrit tout le temps. Il aimait écrire beaucoup, François. Il n'y a pas qu'à moi qu'il a écrit. Claude François. Vous avez travaillé avec Cloclo. Claude était mon producteur. Je suis partie en tournée avec lui. On apprend beaucoup avec des gens comme ça. On apprend beaucoup, l'exigence, la rigueur, le travail, c'est intéressant. Écoutez cette chanson parce qu'on aurait pu appeler ce livre "Comme un boomerang". Parce que c'est une chanson incroyable, cette histoire avec Serge Gainsbourg. Vous deviez participer au concours Eurovision en 74 avec une autre chanson. Voilà que Georges Pompidou meurt. C'est ABBA qui va gagner.  C'était le même producteur. Mais vous décidez de revenir l'année d'après. Non, ce n'est pas moi qui décide, ce sont les personnes de la télé qui me disent : "Vous n'avez pas pu le faire l'année dernière, est-ce que vous voulez la faire là ?" J'ai dit : "OK, mais il faudrait une chanson de Gainsbourg. J'aimerais bien que ce soit Serge qui fasse la chanson". Il a écrit "Comme un boomerang", on l'a enregistré, mais ça ne leur a pas plu parce qu'ils l'ont trouvé un peu agressive peut-être puisqu'il y avait le mot "flingue", le mot "dingue". Ça ne leur plaisait pas. Ils voulaient me faire chanter autre chose, mais je n'ai pas voulu. Serge était un peu fou de rage. On a dit qu'on fera une face B, mais ça ne s'est pas fait parce qu'il est parti dans le cinéma. C'est une chanson qui est restée sur une étagère. Jusqu'à ça, écoutez. Avec Étienne. "Sache que ce cœur exsangue, pourrait un jour s'arrêter, si, comme un boomerang, tu ne reviens pas me chercher, peu à peu je me déglingue, victime de ta cruauté." Quelle rencontre ! De reprendre cette chanson de Serge. Parce que c'est un visionnaire, Étienne. Il a ce sens artistique. Il sait déceler les émotions particulières. Dans la musique, il a une écoute et une oreille très pointues. J'ai beaucoup de chance de l'avoir dans ma vie. "La Nuit ne dure pas", votre nouvel album. Il y a des chansons inédites. Il y a cette voix incroyable, on vous l'a toujours dit, votre voix est incroyable. C'est quelque chose qu'on ne peut pas, ce n'est pas une question de la maîtriser, j'essaie de m'approprier ces jolies chansons qui sont des petits films à chaque fois et qui me provoquent toujours des émotions particulières. Je suis très reconnaissante à tous les auteurs-compositeurs. Il faut les mettre en forme et il faut les interpréter. Ça soigne les chagrins de chanter un peu. Ça soigne beaucoup de choses de chanter et de les partager aussi. C'est ça qu'il faut, les partager. Merci Dani. De rien. Merci beaucoup d'avoir été notre invitée. Merci Dani.

    Voir plusmoins
    00:07:54
    Tous publics
    Tous publics