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  • L'invité

    Philippe Chatel

    Invité : Philippe Chatel.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Bonjour Philippe Chatel. Bonjour. "J’t’aime bien Lili", "Émilie Jolie," "le Yin et le Yang", "Ma lycéenne", tant de chansons inoubliables et vous voici de retour. Cet album qui s'appelle "Renaissance". C'est véritablement une renaissance. Oui, parce que j'ai eu un accident très grave où j'ai failli y rester. J'ai fait trois mois de coma et j'ai mis très longtemps à m'en sortir, des années même, une chaise roulante, etc. Et donc, le fait de faire cet album, c’est comme si c'était un premier album (...)

    Bonjour Philippe Chatel. Bonjour. "J’t’aime bien Lili", "Émilie Jolie," "le Yin et le Yang", "Ma lycéenne", tant de chansons inoubliables et vous voici de retour. Cet album qui s'appelle "Renaissance". C'est véritablement une renaissance. Oui, parce que j'ai eu un accident très grave où j'ai failli y rester. J'ai fait trois mois de coma et j'ai mis très longtemps à m'en sortir, des années même, une chaise roulante, etc. Et donc, le fait de faire cet album, c’est comme si c'était un premier album : c'est pour ça qu'il s'appelle "Renaissance" puisque c'est véritablement une renaissance. On va entendre, on va voir "Quelque chose pour toi". Elle dit quoi cette chanson, finalement ? C'est un message ? Vous voyez, c’est une chanson d'amour pour une amie qui était malade, qui n'était pas bien. J'ai fait cette chanson pour elle. C'est pour dire l'espoir aussi. Oui, c’est ça. L’espoir. Oui absolument. Et puis surtout la complicité, l'amitié. Philippe Chatel est de retour et c'est un grand bonheur. "Je ne connais rien de la vie, mais je sais, je t’aime. Ton chagrin, ton mal, ton ennui ont fait de toi mon ami. Je ferais tout ce que je peux pour te donner ce que tu veux. Je ferais crois moi, quelque chose pour toi. Qu'est-ce qui fait la poésie, la magie d'une chanson, Philippe Chatel ? C'est très difficile à dire parce que l'inspiration n'est pas toujours là. Quand elle est là, il faut la saisir. C’est trois mots, trois notes qui vous font démarrer et puis on finit, on termine la chanson. Avec une guitare d'abord. Il y a une simplicité dans vos chansons. Oui. Avec une guitare ou un piano en fait, je compose beaucoup au piano. J'aime bien ce qui est simple d'ailleurs, Henri Salvador me disait : " La plus jolie mélodie, c'est la gamme. " Ce qui voulait dire que plus c'est simple, plus c'est bien. Et donc, cette chanson-là est une chanson simple musicalement et c'est ce que j'ai voulu faire. Oui, qui est une très belle chanson parmi tant d'autres, vous parlez d’Henri Salvador : il faut quand même rappeler que vous avez débuté comme coursier d’Henri Salvador. Oui, garçon de courses. Gamin. Oui. J'ai fait quelques mois, je sortais de l'armée. J'avais besoin de gagner ma vie et j’ai appelé Henri en lui disant : " Est-ce que t’as du travail pour moi ? " Et il m'a dit : " D'accord, tu vas être coursier chez moi. " Vous l’avez amené des disques dans les radios et les choses comme ça ? Ah oui, et puis à la poste, etc. Je n’arrêtais pas de faire le coursier quoi. Et une passion pour un autre artiste qui était Brassens. Oui. J'ai eu de la chance de le rencontrer quand j'avais 12 ans, grâce à mon père. Et ensuite, je lui ai montré les petites chansons que j'écrivais vers 16, 17 ans qui étaient d'ailleurs des chansonnettes pas du tout intéressantes. Mais il m'a toujours conseillé, il m'a offert un traité de versification par exemple, parce qu’il était très tenu de… le fait de faire des chansons avec des textes importants. Très beaux. Oui, c’est ça et il était vraiment… c’était un homme délicieux quoi. Extraordinaire. Vous parlez de votre père qui était réalisateur de télévision. Vous approchez des artistes. Oui. Ils vont un jour se retrouver dans un projet inouï qui va s'appeler "Émilie Jolie". Oui, j'avais 30 ans. J'avais une fille qui avait trois ans. Petit à petit, j'ai écrit un certain nombre de chansons et puis, je m'y suis pris au sérieux. Enfin, je ne me suis pas pris au sérieux. J’ai pris la chose au sérieux. Et j’ai écrit le conte et puis je l'ai proposé à des artistes qui ont tous accepté. Évidemment. Henri Salvador, Louis Brassens qui va jouer le hérisson. Oui, Brassens et Julien Clerc et Eddy Mitchell, Françoise Hardy, Alain Souchon, Laurent Voulzy. Et j'en passe à des meilleurs. Ça a été une aventure formidable, vraiment formidable. Et comment on explique que votre fille Émilie vous inspire ce conte et qu’aujourd'hui finalement, toutes les petites filles du monde ont ce quelque chose d'Émilie Jolie. Écoutez, je pense que c'est intemporel surtout. C'est intemporel que ce soit les musiques ou les paroles. Ce n'est pas daté donc ça plaît encore beaucoup aujourd'hui. Écoutez "Émilie Jolie", elle est là. "Oui c'est ça, vous m'avez comprise Alors, dites-moi oui ! Tu t'appelles Émilie Jolie " La voix de Julien Clerc. "Tu rêves de voler la nuit " Sa belle voix ouais. C’est le premier qui est venu chanter d’ailleurs, et il s’est mis à 1m50 du micro. Je ne le croyais pas et une force dans la voix qui est formidable et il s'est mis à 1m50 du micro alors que les autres sont tout de même à 20 cm. Et c’est un souvenir merveilleux. De toute façon, je… Et dire à Brassens de jouer le hérisson, c'était quand même une expérience non ? Oui, mais il m'a dit oui tout de suite. Il m'a dit : "À une condition." J'ai dit : "Laquelle ?" "C’est que tu me fasses entendre la chanson avant de rentrer en studio pour ne pas te faire perdre de temps. " Quand Brassens vous dit un truc pareil, c'était extraordinaire quoi. Et il a passé la matinée alors qu’il en a chanté… il en a eu pour une demi-heure. Il a passé toute la matinée au studio avec nous, à écouter les autres, etc. Et c’était vraiment un moment merveilleux. Alors, il y aura Bashung. Il y aura Johnny Hallyday qui viendra dans une seconde version. C’est intemporel, Émilie Jolie. Oui, c’est ça. C’est intemporel. Ces sons que les grands artistes, des artistes qui font de très grandes carrières. Il se trouve que je rêvais de travailler avec eux parce que j'admire beaucoup et ils ont tous dit oui. Alors, un jour vous recevez un courrier, une lycéenne. C'est vrai ça ? Oui. C'est complètement vrai. C’est une lettre de 20 pages, d’une lycéenne qui est en pleine adolescence, qui se plaignait de sa solitude, les problèmes avec ses parents, etc. Et je lui ai répondu en chanson. J'ai fait cette chanson pour elle en fait. C'est la vie d'écrire, de composer, de chanter. C'est de retour à la vie. C'est de retour à la vie. C’est pour ça que ça s'appelle Renaissance. J'aurais jamais… l’année dernière vous m’auriez dit : "Tu vas faire un album", je ne vous aurais pas cru parce que je n'avais pas la force. J’étais encore… On va le dire, vous avez failli mourir, Philippe. Oui, j'ai failli mourir. J'ai passé trois mois dans le coma. Ça a été très dur et ils ont appelé ma femme trois fois en disant : "Venez parce qu'il ne passera pas la nuit." Donc, ça a été vraiment très dur, très long. La rééducation, ça a duré des mois pour ne pas dire des années d’ailleurs. Mais la vie est là. Elle est plus forte que tout. Oui, la vie est revenue. L'envie de vivre en tout cas est revenue. Et grâce à ça, j'ai pu faire ce disque. Et ce disque qui compte beaucoup pour vous Philippe. Ah oui. C'est comme si c’était le premier. C’est le premier. C’est le premier. Merci beaucoup Philippe Chatel. Merci à vous. Merci pour ces belles chansons. Merci. Et pour cette renaissance. Merci d'avoir été avec nous. Merci à vous.

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    00:08:00
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