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  • L'invité

    Buno Salomone

    Invité : Bruno Salomone, comédien et humoriste.

    Après de multiples rôles au cinéma et à la télévision, Bruno Salomone revient avec un nouveau spectacle, "Euphorique", dans lequel il incarne 43 personnages différents.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le Marrakech du rire.

    Transcription

    Viens, Bruno. C'est par là, l'émission. Viens, il faut le faire. Ce n'est pas du tout mon genre. Il y a un moment, il faut quand même faire de la télé ! Justement.

    Mais il ne faut pas aller n'importe où. Il faut savoir choisir ses émissions. On est aux Marrakech du rire, on rigole.

    Tu rigoles bien.

    Dans trois minutes, il y a les répétitions. Il faut que je parte.

    Il faut les annuler. Il est très tactile, il est câlin.

    Ça se pa (...)

    Viens, Bruno. C'est par là, l'émission. Viens, il faut le faire. Ce n'est pas du tout mon genre. Il y a un moment, il faut quand même faire de la télé ! Justement.

    Mais il ne faut pas aller n'importe où. Il faut savoir choisir ses émissions. On est aux Marrakech du rire, on rigole.

    Tu rigoles bien.

    Dans trois minutes, il y a les répétitions. Il faut que je parte.

    Il faut les annuler. Il est très tactile, il est câlin.

    Ça se passe au palais Badie, c'est magnifique. On est avec des cigognes en plein air et on doit faire notre petite intervention humoristique afin de divertir les gens, la France et le Maroc. C'est international.

    En fait, le but c'est d'être drôle.

    Le but c'est de faire passer un bon moment, après être drôle, c'est toujours compliqué. Qu'est-ce qui est drôle, tout ça, c'est très intime, c'est personnel, c'est comme l'amour pour moi. Il y a un truc qui va te faire marrer toi mais qui ne va pas me faire marrer. Tu vois ce que je veux dire ? Rire, c'est comme faire l'amour. Si j'ai bien compris.

    Je n'ai pas dit ça exactement. Je dis que c'est personnel et que c'est intime comme l'amour. Ça t'a troublé, comme réponse. Pour draguer, c'est parfait.

    Oui, ça peut marcher.

    J'ai affaire à un professionnel.

    Pas du tout. Moi, je ne sais pas draguer par contre, je suis très mauvais pour draguer. Je trouve que c'est cliché. D'un seul coup, j'ai l'impression d'être un gros lourd, donc je ne le fais pas. Je préfère me laisser draguer, ce qui n'arrive que très rarement.

    Quarante-trois personnages dans le dernier spectacle, c'est ça ? Comment tu le sais ?

    Je le sais ! Tu es hyper informé, le mec sait tout.

    Là, j'ai un invité et en fait, j'en ai quarante-trois.

    Oui, je suis plusieurs. Je souffre d'une maladie, la démultiplication d'identités.

    Est-ce qu'on peut avoir un exemple de deux ou trois personnages ? Je raconte une histoire, et dans cette histoire, il y a une multitude de personnages, il y a une cagole, un mec des cités, un producteur de télé un peu véreux. Tout ça est imprégné dans un contexte, c'est très dur à faire. Par contre, je peux t'imiter si tu veux. Est-ce qu'on peut avoir un extrait de personnage ?  Ça en fera quarante-quatre.

    C'est l'histoire d'un homme pas comme les autres car il était euphorique. Il rit, en permanence. Quand il est malade, il golerit ! Qui est le géniteur ? Là, j'allume la piste aux étoiles. Je fais la pieuvre et le coquelet. Rien de tel qu'un bon petit spectacle rafraîchissant avec un professionnel du divertissement.

    Ça va, vous sinon ? Faites gaffe, il y a un poteau derrière. Le mec recule… On ne les voit pas, mais oui.

    On peut faire des effets de caméra zoomée, on peut faire des trucs. C'est ça qui est bien avec la technologie, hop ! Très souple, le mec. Il a loupé ! Il y a une fontaine, derrière. Le principe de l'émission, c'est qu'on se jette à l'eau.

    Allez, chaud. Allez, on y va, c'est parti !

    Allez, Bruno Salomon à l'eau ! D'abord, je… Oui, c'est bon. Tu crois que je vais le faire ? Oui.

    Tu crois vraiment que je vais le faire ? Oui. Par contre, je peux te mettre dans l'eau. Non !

    Coupe la musique ! Vas-y, qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que vous avez tous à regarder dans la direction de moi-même ? Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai un mickey ou quoi ?

    Repose-toi, Patrick. Tu as une petite mèche qui déborde. On est filmés.

    On est filmés ? C'est une interview ? C'est pour quel journal ? TV5 Monde, c'est ça ? Tu sais que c'est la seule chaîne qu'on voit partout dans le monde. C'est quand même énorme, vous êtes internationaux, les gars et les filles. Il n'y a pas beaucoup de filles, il y a plus de mecs derrière. D'ailleurs, il faudra en parler. J'ai une citation : "N'est pas cochon d'Inde qui veut." C'est un grand philosophe qui disait ça. Qui a dit ça ? Pourquoi il a dit ça, déjà ? Cet homme, c'est moi. Pourquoi il a dit ça ? On le comprend une fois qu'on a vu la trilogie Bruno Salomon. Le cochon d'Inde, qui il est ? C'est le chaînon manquant. Pour être le chaînon manquant, ça ne se fait pas comme ça, ce n'est pas un hasard. Tout ça se réfléchit. On croit descendre des singes mais non, on descend de la fusion des singes et des cochons d'Inde. Ça se voit, d'ailleurs.

    Maintenant qu'on le sait, c'est évident. Ça fait quoi d'être un cochon d'Inde sur scène ? Qui dit cochon d'Inde dit cobaye. Quelque part, nous sommes des cobayes de l'humanité future. Tu vois ce que je veux dire ? Coucou, je suis caché dans mon nez ! Tout ça, c'est réfléchi, c'est hyper philosophique. Tu crois qu'on fait des sketchs comme ça pour rigoler ? Non, derrière tout ça, il y a une réflexion profonde.

    C'était le titre du premier spectacle, Bruno. Quelle idée ! C'est vrai que, les cochons d'Inde, jusqu'ici sur scène on n'en parlait pas.

    Pourquoi on n'en parlait pas ? Je remets au goût du jour le cochon d'Inde. Batman, c'était une chauve souris. On s'en fout maintenant des chauve souris, c'est désuet, c'est has been.  Spiderman, une araignée, c'est ringard. L'araignée, on sait que ça fait peur. Le cochon d'Inde, on ne sait pas que ça fait peur. C'est encore plus fort. C'est un super héros qui ne fait pas peur. Et qui a des pouvoirs de merde, c'est important à préciser. Je dis de merde exprès, c'est important de dire les bons mots. Il peut quand même casser un œuf rien qu'en le lâchant par terre. Il a plein de pouvoirs comme ça, qui ne servent à rien.

    Alors, il avait appris là une grande leçon. Plus le temps passe, plus le futur est plus moins de quand il était près. C'était le cochon d'Inde.

    Le spectacle s'appelle Euphorique, c'est le but à atteindre, d'être euphorique. C'était mon fantasme de rendre la salle euphorique, je voulais que les gens tombent de leur chaise.

    Il y en a qui tombent.

    Les gens tombent parce que souvent il y a la gravité. Pas parce qu'ils s'endorment.

    Ça m'est arrivé, un mec qui s'endort au premier rang juste sous mes yeux. Le mec était bourré complètement, il s'est endormi sous mes yeux. Du coup, je ne l'ai pas lâché. Il ne dormira plus jamais de sa vie, je pense. On sent le grand gamin, Bruno. J'ai bien grandi. D'ailleurs, je suis en culottes courtes. Je n'ai pas envie de grandir, au contraire. Je me le suis interdit quand j'étais petit, j'ai dit "Ne grandis pas." Toi aussi, Patrick, tu as l'air assez jeune.

    On essaye ! Tu crois ? Je te sens détendu, décontracté… Pas en short. Tu n'es pas en short mais tu en as envie. Fais-le, assume ton âge ! Tu as douze ans et demi. Par exemple, sur un tournage comme Brice de Nice, on est en short tout le temps ? Non, moi je n'étais pas en short du tout. J'étais en combinaison de plongée épaisse comme ça. Il faisait 48 degrés, c'était quelque chose. Mais oui, on est des gamins. Avec Jean, quand on fait les cons, on devient des gosses. Dès qu'on se retrouve, il y a ce côté un peu délirium, euphorique, l'euphorie qui revient. On est comme des gosses, on se fait marrer avec des blagues pourries. C'est ça qui est bon. Le cochon d'Inde, c'était ça, c'était le côté être habillé en tragédien grec et dire des trucs débiles. Le décalage, tu parlais d'absurde, pour moi il naît là. Merci, Bruno. C'est fini là ?

    Il faut se jeter à l'eau !

    Ça y est !

    Non, je ne fais pas ce genre de blague. On ne joue pas avec les habits, on ne joue pas avec le matériel. Il y a des gens qui…

    Merci, Bruno. Merci à toi. C'est super de bosser avec toi. On va se faire virer. Ils ne rigolent pas du tout. C'est idiot ! A très vite, Patrick.

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    00:08:28
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