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  • L'invité

    Jean-Michel Caradec'h

    Invité : Jean-Michel Caradec'h, journaliste et écrivain français, auteur de "Qui a tué Lady Di ?".

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    C'était il y a vingt ans, le 31 août 1997, on apprenait la mort de Lady Di. Jean-Michel Caradec'h, vous avez enquêté : "Qui a tué Lady Di", c'est le titre du livre que vous publiez chez Grasset. On va dire que c'est une enquête tout à fait phénoménale. Vous apportez des éléments nouveaux qui peuvent dire, est-ce que Lady Di est morte un banal accident de la route ? Oui, indubitablement, elle est morte d'un accident de la route. Ce sont les circonstances qui ont amené à cet accident qui sont tout (...)

    C'était il y a vingt ans, le 31 août 1997, on apprenait la mort de Lady Di. Jean-Michel Caradec'h, vous avez enquêté : "Qui a tué Lady Di", c'est le titre du livre que vous publiez chez Grasset. On va dire que c'est une enquête tout à fait phénoménale. Vous apportez des éléments nouveaux qui peuvent dire, est-ce que Lady Di est morte un banal accident de la route ? Oui, indubitablement, elle est morte d'un accident de la route. Ce sont les circonstances qui ont amené à cet accident qui sont tout à fait extraordinaires. C'est l'enchaînement de ces circonstances et des faits qui sont étonnants, qu'on a voulu décortiquer et re-analyser dans ce livre. On a Lady Di qui sort du Ritz avec Dodi, accompagné, pour la voiture conduite par Monsieur Paul et qui s'engouffre donc dans ce tunnel de l'Alma. Qu'est-ce qui se passe ? Ce qui se passe, d'abord Monsieur Paul conduit très, très vite. Il conduit à plus de 150 km/heure à peu près. On pense même peut-être plus. Il arrive dans ce tunnel qui est assez abrupt, qui a une espèce de bosse juste avant. Il se jette dans cette bosse à près de 150 km/heure au volant de cette Mercedes et il tombe sur une Fiat Uno blanche qui roulait tranquillement à allure normale. Il donne un coup de volant et un coup de frein pour essayer de l'éviter. Il parvient à l'éviter en grande partie, mais il la touche avec le rétroviseur droit. Il touche l'arrière de la voiture et il la frotte. Évidemment, ça le déporte sur la gauche, il essaye de redresser. Il repart sur la droite, il fait une espèce de zigzag, il va taper le trottoir gauche du tunnel, le trottoir qui est au milieu, et il va se planter dans le pilier numéro 13. Ensuite, la voiture repart dans l'autre sens. On peut dire qu'il n'y avait aucune chance qu'elle s'en sorte. À la vitesse à laquelle ils allaient, ils pouvaient s'en sortir s'ils avaient mis leur ceinture de sécurité, dit la sécurité routière, mais ni l'un, ni l'autre ne l'avait mis, ni même le chauffeur, ni même le garde du corps. On parle de cette Fiat Uno. Vous avez retrouvé enfin le propriétaire de cette Fiat Uno que tous les enquêteurs recherchaient. Le propriétaire de la Fiat Uno avait été retrouvé par les enquêteurs, mais mis de côté, interrogé et mis de côté pour des raisons un peu obscures. C'est un maître-chien qui était dans sa voiture avec un animal. Il était dans sa voiture avec son animal derrière. Il rentrait. Le seul problème, c'est que ce garçon était censé être à ce moment-là dans son parking où il était de service avec ses collègues. C'est pour cela qu'il a fui. C'est pour ne pas avoir de problème. C'est pour ça qu'il a fui. Il ne faut pas oublier qu'il a eu très peur parce qu'il a vu l'accident en direct. Il est passé quasiment entre les gouttes puisque la voiture, après avoir tapé le pilier numéro 13, est revenue en arrière et a tapé sur le mur opposé. Il est passé entre les gouttes. La voiture est en cause ? Cette voiture, qui est une ancienne épave, n'aurait jamais roulé. C'est ce que nous avons découvert aussi. Cette voiture qui avait été achetée tout à fait normalement d'occasion par le propriétaire de la société de limousine qui louait exclusivement au Ritz. Cette voiture avait été achetée tout à fait légalement dans un garage Mercedes. On s'est aperçu que par une espèce de cheminement assez obscur, elle avait été précédemment accidentée. Volée même. Volée et accidentée. Le premier propriétaire qui l'avait achetée neuve, qu'on a retrouvé et qui s'appelle Monsieur Bousquet, un patron d'une boîte de publicité, a décidé qu'il n'en voulait plus après l'accident. C'est un véritable cercueil roulant, cette voiture. Du moins elle était dangereuse. D'ailleurs, le propriétaire ne comprenait pas pourquoi cette voiture avait ce défaut à haute vitesse, c'est-à-dire qu'elle n'était pas très sûre. Monsieur Paul conduit ce véhicule. Il n'aurait jamais été habilité à le faire et surtout, il a 1,70 gramme d'alcool et de multiples traitements médicamenteux. Ça, c'est découvert ensuite au cours de l'enquête. On s'aperçoit que Monsieur Paul avait bu. Il n'était pas de service et il avait bu. C'est Dodi Al Fayed qui a exigé qu'il conduise la voiture alors qu'il n'était pas non plus conducteur de voitures de grande remise. Il n'avait pas la licence. Troisièmement, il était traité pour une dépression et pour sa dépendance alcoolique. Si on rajoute que Monsieur Paul était directeur de la sécurité adjoint du Ritz, qu'il espérait devenir directeur de la sécurité du Ritz, il était prêt à faire n'importe quoi pour le fils du propriétaire. On en arrive à une espèce de melting-pot qui fait que d'un seul coup, il se retrouve au volant de cette voiture dans un état euphorique. Il veut briller devant son patron. Il conduit beaucoup trop lui. En dehors de la responsabilité des paparazzis mis en cause par Mohamed Al Fayed, alors qu'il n'y avait plus de paparazzi derrière la voiture sous le pont de l'Alma. Justement, Place de la Concorde, Monsieur Paul accélère brutalement et laisse sur place les paparazzis. Une partie d'entre eux d'ailleurs, ça montre d'ailleurs l'inanité de cette opération, puisque sachant très bien qu'ils vont retourner à l'endroit où ils habitent, en haut des Champs-Élysées, remonte tranquillement les Champs-Élysées, tandis qu'une autre partie continue. Ce sont ces paparazzis qui arrivent juste après l'accident et s'aperçoivent que c'est la Mercedes de Diana qui est accidentée. Les photos se vendent des millions, comme d'ailleurs Lady Di avait fait en sorte de vendre des photos de baisers avec Dodi quelque temps avant, ce qui fait que les prix des photos, par la faute de Lady Di, valaient très cher. Elles n'ont pas été vendues puisque les paparazzis, en arrivant, ont eu une conduite assez indigne et se mettent à photographier la voiture, et principalement la princesse Diana. Elle n'est plus consciente à ce moment-là. Elle n'est plus consciente. L'avis de SOS Médecins qui se trouve par hasard là et qui lui apporte les premiers soins, c'est-à-dire un petit peu d'oxygène et même de l'avis d'un des paparazzis qui a ouvert la portière et qui a retiré un tapis de sol qui se trouvait sur elle, elle est inconsciente. Les gens lui parlent, mais elle râle. Jean-Michel Caradec'h, merci d'avoir été avec nous. C'était un plaisir. Merci. Merci.

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