Ouvrir Menu
TV5MONDE+
Profitez de votre espace

Pas encore inscrit ?

Créez vos alertes selon vos préférences, partagez voc contenus favoris, et accédez à vos recommandations personnalisées

  • Ce programme n'est malheureusement pas disponible pour votre zone géographique.
    Découvrez d'autres programmes disponibles dans les recommandations ci-dessous.
  • L'invité

    Dick Annegarn

    Invité : Dick Annegarn.

    Le chanteur Dick Annegarn revient avec un album où il n'hésite pas à danser le twist pour rire ! Il est l'invité de Patrick Simonin.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francofolies de La Rochelle.

    Transcription

    "On va faire du twist. Ça ne va pas être triste. On va faire du slam. Ça ne va pas être glam. On faire du rap. Ça, on n'est pas cap. On va faire du loose. Ça, ça sent la loose." Il y a de l'ambiance Dick. Oui, festival, j'ai demandé à Gérard Pons, on dit festival, pourquoi on ne danse ici ? Pourquoi on ne danse pas le twist d'ailleurs ? Par exemple. Parce que regardez, c'est le titre du nouvel album de Dick, c'est le "twist", twist again. OK, on va la faire en anglais alors. C'est le vingtième a (...)

    "On va faire du twist. Ça ne va pas être triste. On va faire du slam. Ça ne va pas être glam. On faire du rap. Ça, on n'est pas cap. On va faire du loose. Ça, ça sent la loose." Il y a de l'ambiance Dick. Oui, festival, j'ai demandé à Gérard Pons, on dit festival, pourquoi on ne danse ici ? Pourquoi on ne danse pas le twist d'ailleurs ? Par exemple. Parce que regardez, c'est le titre du nouvel album de Dick, c'est le "twist", twist again. OK, on va la faire en anglais alors. C'est le vingtième album de Dick et ça y est, il fait du twist, enfin ! C'est ce qu'on attendait depuis toujours Dick. Tu parlais de Gérard Pons. Gérard Pons qui produit les Francofolies m'a dit tout à l'heure : "c'est grâce à Dick que les Francofolies existent parce que ça a été le premier concert que j'ai produit, si je n'avais pas gagné de l'argent il n'y aurait rien eu derrière". Ouais, puis en plus il ne se plaint pas trop de moi, il paraît que j'étais gentil, ça n'a pas duré longtemps parce qu'après ils couraient avec la caisse, les mecs. C'est vrai ! Oui. Il y avait du sang sur la caisse et en gros j'ai demandé trop peu donc il restait trop d'argent pour eux. Ils se sont disputés. Et puis ça lui a peut-être permis oui d'en organiser d'autres. Oui, c'est… C'est incroyable, puisque je disais s'il… vingtième album, enfin on va dire même dix-neuvième ; une carrière, c'est plus de 40 ans de carrière, Dick. J'ai 65 ans, il me manque 40 trimestres donc j'ai fait des années supplémentaires. Mais ça fait… j'ai commencé à 22 ans. C'est incroyable quand même. À l'Olympia… j’étais à 22 ans à l'Olympia. Et toujours libre. Ça, c'est un mot. Je n'aime pas quand on parle de liberté puisqu’à la limite, libre c'est un verbe on se libère, on libère un capital, on libère une gamme aussi. Je vais dire Bruxelles c'est… j'ai osé des harmonies parce que je ne connais pas le solfège, de ne pas connaître les règles ça me permet en effet d'en inventer d'autres. Donc c'est la liberté d'inventer une chanson française peut-être un peu différente. Je ne suis pas français, donc voilà. Néerlandais, mais grandi à Bruxelles quand même. C'est grand l'étranger, c'est très grand, la France est un peu petite à côté. Mais dis, tiens tu parlais de Bruxelles, c'est quand même un titre, c'est devenu un classique, immense classique. Mais c'est devenu tellement classique que d'une part je suis devenu citoyen d'honneur, je ne suis même pas belge de Bruxelles. Et puis là on est en train de travailler sur un projet, 12 villes parce que je n'ai pas fait… Enfin je n'ai pas fait exprès. J'ai écrit 12 autres chansons sur des villes : "Lille", "Coutances", "Luxembourg" sur le dernier, "Tchernobyl Blues", "Xilinji" une ville qui a été incendiée en Chine dans la Heilongjiang, "Blues de Londres"… Et donc le prochain projet, c'est en effet avec un orchestre classique, un orchestre symphonique. On va réinventer ces capitales parce que j'ai beaucoup d'émotion ; à la limite plus d'émotion à l'égard d'une ville, à l’égard d'un quartier, à l’égard d'une rue qu'à l'égard d'un homme ou d'une femme. Je suis très ému par les villes, etc.'est des morceaux en effet que j'ai bichonnés comme… je ne suis pas chef, mais les œuvres sont là. Une ville est une œuvre collective. Et Bruxelles, on a retrouvé un document, on y voit grand Duduche, c'est un peu votre surnom, d'ailleurs vous l'avez chanté et c'est Dick Annegarn et 74, dans ces eaux-là, qui chantent "Bruxelles". Regardez. "Tu vas me revoir mademoiselle Bruxelles, mais je ne serai plus tel que tu m'as connu. Je serai abattu, courbatu, combattu, mais je serai venu. Bruxelles, attends-moi, j'arrive. Bientôt je prends la dérive. Paris…" Alors ça, c'est quand même incroyable de voir ces images Dick. Oui, je ne suis pas dans la… enfin, je suis dans la mélancolie, mais pas dans la nostalgie. D'une part, je ne regrette pas Bruxelles, Bruxelles s'est embellie d'ailleurs. Depuis, c'est devenu une ville Art nouveau, c'est devenu une ville branchée. Bon, ça l'était un tout petit peu par la pop, mais Bruxelles est vraiment une capitale pop d'ailleurs d'une culture… de plusieurs cultures. C'est devenu un peu la capitale du monde quand même : Congo, Maroc, l'Angleterre, même les pays de l'Est passaient par Bruxelles et j'ai grandi moi dans une… dans un monde, dans un village global, qu'est devenu Bruxelles. Pour moi, c'est plus l'idée de ça. La guerre qui est toujours à faire, ce n'est pas nécessairement une guerre négative, c'est aussi… il faut comment dire, acquérir ses nouveaux territoires culturels. Donc Bruxelles pour moi, c'est une capitale culturelle. Il y a une chanson sur ce nouvel album s'appelle "Tranquille", écrite à Essaouira, là où tu es beaucoup de temps dans l'année, au moment où les attentats avaient lieu. Je suis dans le Sud-Ouest, dans les petites Pyrénées, on dit "tranquille" quand ça va mal. C'est un peu "on calme le jeu". Donc oui, mais c'est surtout dans mes années à Bruxelles, dans les années 70, l'Europe était très violente. Il y avait les tueurs du Brabant, il y avait la bande à Baader, il y avait des attentats palestiniens, il y avait des attentats à Boulogne. Donc je suis né dans une guerre, je suis un enfant de la guerre par mon père. Il ne faut pas se laisser faire quoi. Je veux dire, la guerre, c'est comme la grande scène des Francofolies : c'est un fond de scène pour nous autres, c'est loin, ce n'est pas ici, c'est ailleurs. Il y a une chanson qui dit : "on est deux", chantée avec Raphaël qui dit : "j'ai peur". Finalement, c'est la peur. C'est plutôt Raphaël que je plains parce que c'est un bourgeois partout et c'est un enfant qui est près de la terre quand même, qui est près du trottoir. Je veux dire on n'est pas à l'abri, même quand on est Raphaël. "J'ai peur de Dieu, j'ai peur des fous de Dieu", nous dit la chanson. Ouais, mais ce Raphaël, c'est vraiment une somme de toutes les peurs du monde. Son père est russe, sa mère marocaine, il… je veux dire c'est… Claude François, il avait une chanson "Pauvre petite fille riche". Pour quelqu'un qui avait dit assez vite au début de sa carrière, "je quitte le système", ça avait fait d'ailleurs un grand raffut dans tout le show-biz. Vous chantez enfin du twist. Je n'utilise pas ce vocabulaire, désolé c'est le vocabulaire de tous les derniers candidats, ça n'a jamais été le mien. J'ai enregistré chez Polydor, j'étais à l'Olympia à 23 ans, oui à un certain moment j'ai dit : "je quitte la compétition". Mais il y a un système partout, une chanson, c'est un système. On n'est pas si libre que ça, c'est une poésie sous contrainte, la chanson. Ce n'est pas que de la poésie, la vie d'artiste. Oui, mais quand je disais, je parlais du twist parce que je parle de cet album, car cette chanson vous dites : "les oiseaux qui chantent, comment ça va bien" et tout le monde chante en chœur. C'est un vrai twist. C'est du verbal au lieu d'être deux, on est avec mes musiciens et le public. Donc en effet, c'est une espèce de mouvement comme dirait l'autre, celui qui est en marche là, je ne sais plus comment il s'appelle. Bon, je vais dire le mouvement, c'est le lot de tous. Donc là, c'est un mouvement collectif qui s'appelle twist ensemble, (langue étrangère). Je l'ai appelé "twist ensemble" plutôt que "twist again". Et donc voilà, oui twist est une invitation à ajouter, on en pense ce qu'on veut, mais c'est quand même un plaisir collectif qui est mieux que le plaisir solitaire. C'est vrai, c'est une très belle conclusion. Merci Dick Annegarn. Sur scène, alors un habitué des Francofolies de La Rochelle ici. On était ravi de saluer le X-ième album, vingtième. Ouais X, un album X. Dick Annegarn.

    Voir plusmoins
    00:08:25
    Tous publics
    Tous publics