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  • L'invité

    Michel Jonasz

    Invité : Michel Jonasz.

    Artiste majeur de la chanson francophone, Michel Jonasz fait son grand retour aux Francofolies de La Rochelle, en quatuor avec Manu Katché, Jean-Yves D´Angelo et Jérôme Regard.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francofolies de La Rochelle.

    Transcription

    "Un peu parti, un peu naze, j'descends dans la boîte de Jazz" On est partis. Je m'assois là, c'est ça ? On est partis. Oui. Salut Michel. Salut. Alors ça y est, reformé pour la deuxième saison, le Quartet. Oh, la deuxième saison, le Quartet, oui. C'est reformé… avec Jean-Yves, on faisait le piano/voix depuis maintenant quatre ans. Là, on va attaquer la saison trois. On avait envie de retrouver Manu… Oui, Manu Katché. Manu Katché. Ça faisait 30 ans qu'on n'avait pas joué ensemble… C'est dingue ! (...)

    "Un peu parti, un peu naze, j'descends dans la boîte de Jazz" On est partis. Je m'assois là, c'est ça ? On est partis. Oui. Salut Michel. Salut. Alors ça y est, reformé pour la deuxième saison, le Quartet. Oh, la deuxième saison, le Quartet, oui. C'est reformé… avec Jean-Yves, on faisait le piano/voix depuis maintenant quatre ans. Là, on va attaquer la saison trois. On avait envie de retrouver Manu… Oui, Manu Katché. Manu Katché. Ça faisait 30 ans qu'on n'avait pas joué ensemble… C'est dingue ! …depuis le spectacle de 85, "Unis vers l'uni". Et donc on s'est retrouvés, oui, c'était vachement bien, c'était comme si on ne s'était pas quittés la veille. Oui, c'est ça. Et alors un Quartet, il en faut un autre, c'est Jérôme Regard qui vient. Et Jérôme Regard, le petit nouveau oui, qui joue de la contrebasse. En fait, on a laissé le choix à Manu : "Avec quel bassiste tu as envie de jouer" ? Et il nous a dit : "Jérôme Regard". Et donc effectivement, c'est la saison deux maintenant, ça fait deux ans qu'on tourne avec ce Quartet. Donc c'est très agréable pour moi, de passer du spectacle piano/voix qui est plus intime, plus… à ce Quartet. Donc ça fait un changement très agréable. Mais les deux sont agréables. Oui. Oui, oui. Mais ce qui est agréable, c'est le changement. Oui, c'est ça. Et ça swingue. Oui. Ça swingue à fond là. Oui oui. Eh bien oui, moi j'adore Manu, ça a été pratiquement mon premier batteur. Manu, il a commencé sa carrière avec moi, il sortait pratiquement du service militaire. Carrément. Eh bien oui, on a commencé dans les années 80. C'était 81/82, par là, on a commencé à faire les premiers spectacles et les premiers disques. Et puis en 85 donc, on a fait le Palais des Sports et toute la tournée "Unis vers l'uni". Et c'est après qu'on s'est séparés, un peu après ce spectacle-là, on a fait une tournée, donc ça devait être vers 86/87. Oui, une formule gagnante extraordinaire. Oui. Et alors évidemment, des titres que personne n'a oubliés, tu parlais de "Unis vers l'uni" évidemment, mais il y a aussi "La boîte de jazz". Oui, oui, on continue à la faire. Il y a des titres comme ça, dont je ne me lasse pas. Tu sais moi, quand je choisis mes chansons pour faire un spectacle, le principal critère, c'est : "Qu'est-ce que j'ai envie de chanter" ? Ce n'est pas : "Qu'est-ce que les gens attendent" ? Parce que si je choisis une chanson que les gens attendent et que je chante à contrecœur, ça ne va pas aller. Oui. C'est le bonheur Michel, c'est le bonheur de retrouver… alors, c'étaient ces années 80, mais finalement, ça reste quand même d'une force ! Je ne sais pas, c'est… Eh bien, de toute façon… Moi tu sais, quand j'ai commencé ma vie artistique, c'était dans les années 60 et je prenais mon pied à faire de la musique bêtement, au Golf Drouot d'Henri Leproux, à faire du rock'n'roll avec les groupes, et tout. Et moi, je me suis programmé, -je crois qu'on se programme-, pour ne pas perdre ça. Et en fait c'est vrai, ce n'est pas des mots, ce n'est pas des formules, c'est une réalité. Quand je monte sur scène, c'est comme quand j'allais au Golf Drouot, j'ai toujours 18 ans, j'ai 20 ans, j'ai le même enthousiasme et je pense que ça, ça peut être contagieux. C'est-à-dire, on ne peut pas faire de la musique par devoir, ça ne marche pas comme ça. Oui. Donc ce plaisir, il est partagé avec Jean-Yves, avec Jérôme, avec Manu et il a toujours été là pour moi, quel que soit le spectacle. Oui. Il était là dès le début, oui. Dès le début, et je… C'est se dire cette chanson, évidemment, on pense aux "vacances au bord de la mer", on pense à ce style, qui était à la fois la chanson traditionnelle et puis en même temps, avec le cul tourné vers le rock'n'roll aussi, quelque part. Eh bien oui, c'est ça qui m'a donné envie de faire de la musique, moi. Oui. C'est le blues, c'est le rock'n'roll, c'est Ray Charles, c'est Muddy Waters, c'est ça, pas le jazz. Pas le jazz ? Non, il y a toujours eu comme une espèce de malentendu avec ça, parce que comme j'avais fait cette chanson qui a eu beaucoup de succès, "La boîte de jazz", on a pensé que… je ne suis pas du tout un chanteur de jazz et ce n'est pas le jazz qui m'a donné envie de faire de la musique, moi. Bon, il y avait la musique tzigane, dont j'ai souvent parlé, les chansons françaises que j'aimais beaucoup et j'allais voir les gens : Brel, Piaf, Brassens… mais c'est le rock'n'roll qui m'a donné envie de faire de la musique. Ça débarquait, dans les années 60. Donc ça, c'est encore là, c'est toujours là. Quand tu es passé par cette école-là, ça ne peut pas te quitter. Oui. C'est une chanson française accompagnée… on pense à Souchon, Yves Simon, on pense à tous ces gars-là, qui ont bousculé la chanson, à un moment donné, dont tu fais partie. Oui, on l'avait appelée "La nouvelle chanson française", à l'époque, je me rappelle, il y avait eu un journaliste qui avait dit ça : "La nouvelle chanson française", à Yves Simon. Mais oui, mais parce que c'est vrai et puis on est toujours en relation. Mais c'est quand même un privilège de faire notre métier. Donc je pense que si on dure comme ça, Souchon, il chante encore, moi, je chante encore, je pense que le secret, la clé, elle est vraiment dans cette sincérité du plaisir qu'on a à chanter et à faire de la musique. Oui. On ne triche pas avec ça. On ne peut pas tricher avec ça. Oui. Mais alors pour parler de "La boîte de jazz", c'est une histoire vraie ? C'est-à-dire vraiment, tu as été viré d'une boîte de jazz ? Oui, j'ai raconté ça déjà. Oui, c'est ce que j'ai souvent raconté, que j'ai réussi à faire un succès d'un échec. Parce qu'en fait, j'ai vraiment passé une audition, parce que j'avais entendu parler d'un orchestre qui avait besoin d'un pianiste, mais c'était un orchestre de jazz et moi, je ne touchais pas une bille. Donc effectivement, j'ai dû jouer je ne sais pas quoi et je me suis fait virer. Et tu te comparais à toutes les grandes stars du jazz, là-dedans. Ah non ! Ah non, mais là, quand même. Ah oui, mais là… après j'ai joué avec les mots… Oui. …avec les noms, tu vois, il y a des choses comme ça. Tu t'es rendu compte qu'il y a beaucoup de noms de jazzmen qui finissent pas "on". Oui, mais je pense au swing, "La Fabuleuse Histoire de Mister Swing". C'est quand même le swing. Au fond, c'est une musique joyeuse, avec un fond, j'allais dire, presque aussi parfois, tragique. Il y a quelque chose dans le blues, dans le jazz… Oui, je crois que j'ai été nourri de ce que tu viens de dire : la musique tzigane, qui est une musique un petit peu déchirée, tu vois ? Piaf, Brel, Brassens, c'est-à-dire l'amour des mots, aussi et puis Ray Charles. Piaf, c'était du blues aussi, tu vois. Oui. Donc moi, j'ai toujours pensé qu'on pouvait mettre le swing dont tu parles au service aussi de l'émotion, au service des mots, au service d'une histoire. Parce que c'est ça, la particularité de la chanson française, qui fait vraiment son identité, c'est les mots. C'est une histoire, c'est des émotions, c'est des sentiments et on peut y mettre du swing, pour mettre en valeur ça, voilà. Oui. Oui oui. Pour moi ce qui compte, la base de mon travail, c'est vraiment les mots. Oui. Et puis se dire au fond : "Ce qu'il raconte ce chanteur, on l'a vécu aussi". Peut-être il y a une part d'universel, dans tout ça. J'espère. Oui. On est reliés, on est de la même famille. Il y a la famille humaine, c'est tout ce qu'il y a. "Unis vers l'uni". Voilà. Ça, c'est drôle que personne… je me suis dit : "Ce n'est pas possible, je ne peux pas être le premier", c'est ce qu'on appelle le langage des oiseaux, je ne peux pas être le premier à voir ça, "Unis vers". Je me suis dit : "Non non, je vais le faire, mais je suis sûr qu'il y a…", mais je ne crois pas. Il y a des évidences comme ça, tu sais, comme le mot "maladie", il y a des évidences comme ça, voilà. Merci beaucoup. Merci. Michel Jonasz, Quartet : avec Manu Katché, Jean-Yves D'Angelo, Jérôme Regard. Oui. Évènement ici. Et à Paris, on fait le Palais des Sports le 15 septembre, parce que c'est des retrouvailles, parce qu'on était là il y a 30 ans, au Palais des Sports. Ça va nous faire curieux, ça. Oui. "Vous n'avez pas changé", comme dirait l'autre. Non, on n'a pas changé. Un chanteur connu. Merci Michel. Allez, oui, porte-toi bien. Merci beaucoup.

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