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  • L'invité

    Lolita Chammah, Jan Kounen

    Invités : Lolita Chammah, Jan Kounen. L'actrice française Lolita Chammah et le réalisateur français Jan Kounen, qui présente son documentaire "Vape Wawe", sont nos invités à l'occasion du 16e Festival international du film de Marrakech. Présentation : Patrick Simonin.


    Transcription

    Le 16e festival international du film de Marrakech, place Jemaa el-Fna. Des projections de plein air qui attirent des milliers de personnes, une ambiance extraordinaire. On rencontre dans quelques instants l’un des enfants terribles du cinéma français qui nous parle de vapotage et puis la fille d’une star très connue, on va la découvrir. C’est ça le festival de Marrakech. Bonjour Lolita CHAMMAH.

    Bonjour.

    On est à Marrakech, alors là évidemment c’est un décor extraordi (...)

    Le 16e festival international du film de Marrakech, place Jemaa el-Fna. Des projections de plein air qui attirent des milliers de personnes, une ambiance extraordinaire. On rencontre dans quelques instants l’un des enfants terribles du cinéma français qui nous parle de vapotage et puis la fille d’une star très connue, on va la découvrir. C’est ça le festival de Marrakech. Bonjour Lolita CHAMMAH.

    Bonjour.

    On est à Marrakech, alors là évidemment c’est un décor extraordinaire, c’est presque un décor de cinéma.

    Complètement, La Mamounia on se perd dans tant de beauté.

    C’est vrai. Faire du cinéma, c’était presque comme une évidence puisque je crois que c’est à 15 ans que vous avez commencé.

    Je crois que c’était comme une évidence, même si ce n’est pas évident tout le temps, mais c’est comme une forme… Oui, je pense que dans les familles il y a quelque chose qui passe et il s’est passé quoi, voilà.

    Évidemment dans les familles parce que…

    Enfin pas dans toutes les familles, mais…

    Quand on a une maman qui s’appelle Isabelle HUPPERT, c’est un défi, c’est quelque chose, c’est, je veux être moi ?

    J’aurais pu choisir de faire autre chose qui aurait peut-être été plus simple pour moi d’ailleurs parfois parce que finalement ce n’est pas si évident de faire la même chose qu’un de ses parents, même si on croit le contraire souvent, mais en fait ce n’est pas simple de trouver sa place. Mais je le fais quand même, je ne sais pas quoi faire d’autre.

    Et jouer une mère avec sa fille dans "Copacabana" avec sa propre mère ?

    Ça, il faut le faire une fois de temps en temps, mais pas tout le temps, heureusement d’ailleurs. On l’a fait…

    Mais ça valait le coup quand même de l’avoir fait ?

    Oui, complètement. Le film de Marc FITOUSSI est super, mais c’était bien de le faire une fois.

    "Copacabana".

    Elle est dans l’âge ingrat, il ne faut pas…

    Enfin l’âge ingrat, elle a 22 ans ce n’est plus une ado.

    Arrête tu vas me mettre du rouge.

    Voilà, je ne peux plus l’embrasser. Non, mais le problème c’est son mec, je pense qu’elle va finir par le jeter.

    Namasté. Justin et moi on a décidé de se marier. Je ne préfère pas que tu viennes à mon mariage.

    Pourquoi ? Parce que je n’ai pas d’argent, c’est ça ?

    Je n’ai pas envie que tu me fasses honte.

    Parce que là tu ne m’appelles plus maman d’accord ?

    "Copacabana", c’est un bon souvenir quand même Lolita ?

    Oui c’est un très bon souvenir. C’était super. C’était il y a quelques années déjà, c’est loin dans ma mémoire, mais c’était amusant à faire.

    Oui, mais quand je dis c’est vraiment la passion de jouer, c’est-à-dire le théâtre, les metteurs en scène, des rencontres incroyables, même tourner avec CHABROL.

    Oui, ça j’étais toute petite ; c’était une rencontre de fait parce que j’avais 4 ans, donc j’étais avec mes parents, mais c’est vrai que le cinéma et le théâtre c’est ça, c’est que des rencontres finalement, je pense que c’est que ça au fond. Donc c’est aussi beaucoup de chance parce que c’est la chance de rencontrer des gens qui s’intéressent à vous, ou pas.

    Oui, c’est ça et alors je crois que c’est Coluche qui a influencé votre prénom ?

    C’est vrai, c’est ce qu’on dit.

    Qu’est-ce qu’il a dit ? Il a dit à votre maman "il faut l’appeler Lolita" ?

    Il a influencé mon prénom, oui.

    C’est pourquoi Lolita ? C’est un nom facile à porter ?

    C’est un nom très particulier en fait. Je ne m’en rends plus compte parce que ça fait maintenant quelques années que je le porte, mais c’est un nom spécial, pas difficile à porter, je ne pourrais pas m’appeler autrement, mais ce n’est pas commun.

    Dans "Gaby Baby Doll" vous chantez avec Benjamin BIOLAY au générique. Ça, c’est des expériences de dingue.

    Complètement. Ça s’est fait un peu à la fin. J’adore chanter, j’aimerais bien chanter. Il a écrit cette chanson pour le générique de fin, on a décidé de la chanter ensemble. C’était super.

    Après, finalement d’être actrice c’est aussi lutter contre une timidité, c’est une fragilité ?

    Bien sûr, être comédienne c’est jouer, mais c’est aussi la représentation, son rapport à son image et tout ça, donc il faut affronter quand même beaucoup de choses et dépasser beaucoup de peurs, il faut dépasser beaucoup de timidité. Je pense que les acteurs sont souvent timides, moi je pense que je suis très timide au fond, c’est un dépassement aussi.

    On est à Marrakech, voilà c’est le cinéma. Une équipe formidable qui tourne, ils sont là. Et Paul VERHOEVEN derrière qui donne des interviews.

    Il a l’air moins timide que moi. Ça fait plus longtemps qu’il (inaudible).

    Merci beaucoup Lolita.

    Merci beaucoup.

    Jan KOUNEN, c’est la vague du vapotage qui déferle : Vape Wave.

    J’espère qu’elle va déferler effectivement.

    C’est ça en fait, le vapotage c’est ça alors ?

    Voilà, ça, c’est une vap, la vap c’est un peu le 2. 0 de la petite cigarette qu’on a eu au début, c’est-à-dire des tas de gens qui se sont emparés du phénomène, qui ont fait des machines qui dégagent un meilleur arôme, et c’est souvent des petits artisans. Et donc moi mon film, je suis parti…

    Justement parce qu’ici on ne parle que de ça, on est ici au festival de Marrakech, c’est parce qu’il y a… Vous faites un film là-dessus.

    Chaque année la cigarette tue plus que le paludisme, plus que le sida, plus que la guerre, plus que le terrorisme, plus que la somme des quatre. Une invention plus létale que la poudre et la bombe atomique réunies. Environ un milliard de morts pour le siècle en cours. What?

    J’ai fait ce film en fait pour des raisons de santé publique parce que moi ça m’a permis d’arrêter de fumer, certes, mais après j’ai regardé, quand on voit partout les informations comme quoi c’est aussi toxique que la cigarette, on ne sait pas ce qu’il y a dedans…

    Ce n’est pas vrai, c’est bidon ça ?

    Non, ça, c’est bidon.

    Qui c’est qui dit ça ? C’est les industries du tabac ?

    Il y a la pharma. Écoutez, moi je ne sais pas, je n’accuse personne, mais c’est quand même surréaliste, c’est-à-dire ceux qui fabriquent le poison c’est eux qui vont faire le médicament, mais alors ce n’est pas un médicament, c’est une expérience pour un fumeur…

    C’est pour défendre le vapotage votre film ?

    Oui, c’est pour expliquer ce que c’est et en fait c’est pour donner les bonnes informations, c’est-à-dire…

    Et dire quand même que ce n’est pas bien de vapoter, ce n’est pas bien de fumer, mais ce n’est pas bien de vapoter non plus.

    Alors, il vaut mieux respirer de l’air on est d’accord. Il vaut mieux respirer de l’air, mais c’est en fait pour la réduction des risques. C’est-à-dire qu’on sait au minimum aujourd’hui, au minimum, que c’est 95 fois moins toxique qu’une cigarette. Donc, face à ça et face aux 6 millions de morts du tabac, on se dit que pour les fumeurs, oui là il y a vraiment une telle réduction des risques que…

    Votre film ne va pas faire que des heureux, c’est une heure et demie comme ça, alors vous l’auteur de "Doberman", l’auteur de "99 francs", l’auteur iconoclaste, celui qui dérange, là vous avez envie de déranger encore avec un film là-dessus ?

    J’ai profité de l’opportunité de faire ce film créatif et (inaudible) parce que ça m’a pris d’ailleurs 2 ans…

    Drôle aussi.

    J’ai essayé de faire quelque chose, un film qui fait que quand vous êtes même non-fumeur, vous allez avoir plein d’informations, mais la manière dont elles vont vous être données, c’est (inaudible), je suis parti sans plan, j’ai fait de la fiction à l’intérieur, j’ai créé un futur, un monde futuriste où la vap a remplacé la cigarette et un autre où au contraire les vapeurs sont hors-la-loi. Même quand je fais un documentaire, un documentaire c’est du cinéma, il y a un point de vue, il y a un langage, donc dans ce film-là par contre je suis allé un peu plus loin, donc il est un peu cousin au documentaire de l’écriture que j’avais dans "99 francs", vous voyez dans cet aspect, il y a du dessin animé, il y a de la fiction, il y a du doc, de (l’interview)…

    Vous vous amusez Jan.

    Comprenez bien, j’ai vraiment fait ce film en me disant "personne ne l’a fait", je croyais que quelqu’un allait le faire… Voilà, à la base c’est santé publique, c’est pour la communauté humaine, et…

    Un homme qui défend la santé publique. Jan KOUNEN au festival de Marrakech. Merci Jan.

    Merci.

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    00:08:25
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