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  • L'invité

    Hubert Lenoir, Klö Pelgag

    Invités : Hubert Lenoir, Klö Pelgag.

    À l'occasion de la fête de la musique, deux révélations de la scène québécoise sont à l'honneur des Francos de Montréal : Hubert Lenoir et Klö Pelgag.
    Révélé par « The Voice » au Québec, Hubert Lenoir affirme son droit à la différence dans des chansons pop irrésistibles. Il vient d'être couronné par le prix Félix Leclerc. Avec son univers fantasque, Klö Pelgag est devenue l'une des grandes voix de la chanson québécoise.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francos de Montréal.

    Transcription

    Bonjour Hubert Lenoir.

    Bonjour.

    Ici, à Montréal, les Francos, le triomphe, le succès et le prix Félix-Leclerc.

    Pour moi, le prix Félix-Leclerc a quelque chose de… Le truc que je disais en conférence de presse, je pense qu'il y a quelque chose d'un peu restreignant avec le titre. Je pense que le titre chanson n'est pas quelque chose de mauvais en soi, mais beaucoup trop restreignant. Je pense que ça empêche la musique québécoise d'évoluer.

    H (...)

    Bonjour Hubert Lenoir.

    Bonjour.

    Ici, à Montréal, les Francos, le triomphe, le succès et le prix Félix-Leclerc.

    Pour moi, le prix Félix-Leclerc a quelque chose de… Le truc que je disais en conférence de presse, je pense qu'il y a quelque chose d'un peu restreignant avec le titre. Je pense que le titre chanson n'est pas quelque chose de mauvais en soi, mais beaucoup trop restreignant. Je pense que ça empêche la musique québécoise d'évoluer.

    Hubert Lenoir, l'album c'est Darlène et la chanson, c'est Recommencer. Regardez.

    Aime ton corps,

    touche mes mains,

    mes mains qui touchent ton corps,

    Oh bébé j'aime tes seins.

    Les jours se suivent et se ressemblent,

    les vêtements sont une insulte sur toi,

    t'as pas le droit de recommencer,

    sans moi.

    C'est mon univers. Je trouve ça extrêmement normal.

    C'est complètement normal.

    Pour moi, de mes yeux.

    Par exemple d'être maquillé, d'être comme vous êtes ?

    J'aime porter du maquillage. Je n'en porte pas tout le temps. C'est ce que j'essaie de dire de plus en plus. C'est ce qui est complexe, je ne suis pas un personnage. Il y a des journées où je me sens plus masculin et je n'en porte pas. Il y a des journées où je me sens plus féminin et je porte des trucs extrêmement féminins. Je suis quelqu'un comme n'importe quel être humain, je suis paradoxal, je suis complexe, j'ai des contradictions.

    On vous a vu sur scène aux Francos. C'est un spectacle incroyable. Vous osez tout sur scène, grimper aux rideaux, montrer ses fesses.

    J'ai été beaucoup dans les journaux à cause d'un scandale.

    Quel scandale, Hubert ?

    Parce que j'avais montré mes fesses à La voix qui est une émission de télé très écoutée, très conservatrice. Les gens étaient fous. Ils ont viré fous à cause de ça.

    Pourquoi montrer ses fesses ?

    Parce que les fesses, c'est une partie de mon corps que j'adore. Je l'ai fait. Ce n'était pas prévu. Je pense que c'est important de moins réfléchir et plus assumer les conséquences de tes actes. J'assume toutes les conséquences de mes actes.

    Assumer ce que l'on est et le dire, c'est ça, votre musique, Hubert ?

    Je ne me rattache pas à un genre. Je ne me rattache pas à une orientation sexuelle. Biologiquement, j'ai un pénis. Je suis un homme mâle. Qu'est-ce que ça fait ? C'est plus ça, la question, qu'est-ce que ça fait ?

    J'ai entendu dans une interview à la télévision québécoise où vous disiez : "Je rêve de voir beaucoup plus d'hommes se maquiller, mettre du rouge à lèvres et les femmes avoir des moustaches et des formes". Vous l'avez dit ça.

    Oui. Des moustaches, si elles ont envie d'en avoir une… J'aime autant les femmes qui sont très féminines que celles qui sont très masculines. J'aime autant les hommes qui sont très féminins et ceux qui sont très masculins. J'aime tout le monde.

    Une chanson s'appelle Fille de personne. On va se quitter avec cette chanson en l'écoutant. Elle dit quoi, cette chanson, Hubert Lenoir ?

    Elle dit que tu peux changer, que tu peux être fluide. Si tu n'es pas satisfait de quelque chose, tu peux devenir une autre personne et tu as la force d'être qui tu veux être vraiment.

    Merci. Fille de Personne, Hubert Lenoir était avec nous, révélation au Québec. Merci Hubert.

    Merci.

    Je suis venu te dire, que tu peux changer, j’ai vu un avenir de femmes libérées.

    Les ferrofluides-fleurs, poussent au milieu des champs magnétiques.

    Bonjour Klö Pelgag.

    Bonjour.

    Les Ferrofluides de fleurs, Le sexe des étoiles, Les animaux.

    Serais-tu en train d'énumérer les titres de mes chansons ?

    Exactement. Quel univers que le vôtre !

    Si vous le dites.

    Un univers onirique, un univers étonnant, fantasmé. C'est quoi, votre univers, Klö ?

    Je ne sais pas. C'est quelque chose qui est très réel et tangible puisqu'il m'habite. Je n'ai pas le contrôle sur ce que ressentent les gens par rapport à moi ou par rapport à ma musique. Mais, si ça vous fait cet effet, c'est tant mieux.

    C'est ça qui donne l'inspiration, regarder vers le ciel ?

    Je pense que ça peut, oui. Je suis inspirée par tout ce qui m'entoure, que ce soit des choses très ordinaires ou considérées comme ennuyeuses, ou normales. Ce sont des choses normales. Les gens normaux aussi m'inspirent le plus parce qu'il y a une pureté dans les gens qui ne sont pas conscients, qui sont extraordinaires que je trouve extraordinaires, beaucoup plus que chez les gens qui se trouvent extraordinaires et dont je comprends instantanément les dessous de leur image. On peut être inspiré par la nature, par les gens, par n'importe quoi.

    Tout est extraordinaire, tout est fantastique ?

    Tout n'est pas extraordinaire et tout n'est pas fantastique, notamment la guerre ou le racisme, ce n'est pas fantastique, ni extraordinaire. Il y a beaucoup de choses auxquelles on peut se raccrocher pour ne pas sombrer dans la dépression, de l'hyper conscience de la tristesse ambiante. Si tous les psychopathes avaient la capacité de faire de la musique, peut-être qu'il y aurait moins de meurtres. C'est le fun.

    Ils feraient, par exemple, une chanson qui s'appellerait Les animaux.

    Les animaux te vénèrent,

    tu es le roi de leur cage,

    je t'ai vu voler de loin,

    dans un ciel sans couleur.

    J'aime le ciel sans couleur,

    je t'ai vu voler de loin.

    Quel univers, Klö, que le vôtre. Qu'est-ce qui se cache derrière cette petite personne ?

    C'est difficile de parler, de se dire de soi-même "Quel univers je possède ?". Pour moi, ce n''est rien de différent de ce que je suis ou de ce que je connais.

    Mais qui nous inspire tous.

    Tant mieux.

    Qui donne envie de rêver.

    Il faut rêver. C'est un peu comme le contrôle que la société a sur nous, c'est de nous empêcher de rêver et de nous faire croire que rien ne peut changer. Plus on a cette capacité à rêver, plus on pense que les choses peuvent changer, même très naïvement. C'est important d'être naïf, c'est pour ça qu'il y a la jeunesse parce qu'en vieillissant, on devient peut-être un peu moins naïf ou peut-être moins optimiste. C'est un travail de tous les jours de garder cet optimisme-là et cette faculté au rêve.

    On va la garder. Merci Klö.

    Merci.

    Ici, aux Francos de Montréal, Klö Pelgag, merci.

    Merci beaucoup.

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    00:08:24
    Tous publics
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