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  • L'invité

    L'INVITE TV5MONDE-25/02/17

    Invité : Gérard Daguerre, pianiste français.

    Il a été le dernier pianiste de Barbara et accompagne Gérard Depardieu sur un album hommage : "Depardieu chante Barbara".

    Présentation : Patrick Simonin.


    Transcription

    Bonjour Gérard Daguerre.

    Bonjour.

    Vous avez été pendant plus de 15 ans, le pianiste de Barbara. Vous lui rendez un hommage incroyable avec Gérard Depardieu qui chante à vos côtés. C'est un disque étonnant incroyable, une émotion que le public a partagé au théâtre des Bouffes du Nord et une émotion aussi pour vous.

    Très forte oui que je retrouve pratiquement la même émotion que j'avais avec Barbara lorsqu'on était sur scène tous les 2. Quand je suis avec (...)

    Bonjour Gérard Daguerre.

    Bonjour.

    Vous avez été pendant plus de 15 ans, le pianiste de Barbara. Vous lui rendez un hommage incroyable avec Gérard Depardieu qui chante à vos côtés. C'est un disque étonnant incroyable, une émotion que le public a partagé au théâtre des Bouffes du Nord et une émotion aussi pour vous.

    Très forte oui que je retrouve pratiquement la même émotion que j'avais avec Barbara lorsqu'on était sur scène tous les 2. Quand je suis avec Gérard, je retrouve cette force, cette émotion qui était très particulière.

    Ils sont comme des frères et sœurs, quelque part.

    Oui, complètement, oui, ça c'est sûr. Je pense que Barabara, en tout cas, il y a …cette présence est très forte. Moi, je joue déjà le piano de Barbara sur scène, donc, elle est là. Pour moi, elle est là.

    Oui et Gérard qui interprète celle qui fut son ami. Il a été si proche d'elle.

    Oui, il interprète d'une façon magistrale. C'est quelque chose pour moi tous les soirs, c'est différent, ce n'est jamais pareil et c'est toujours dans une beauté extraordinaire.

    C'est un spectacle de théâtre des Bouffes du Nord qui peut-être continuera, mais c'est aussi un disque fantastique. Et c'est le piano de Barbara.

    Oui, c'est le piano de Barbara qu'on m'a remis à disposition.

    Et Gérard ?

    Un piano qui n'a jamais bougé de chez elle.

    Est revenu chez Barbara et c'est cette rencontre qui donne ça. C'est une extraordinaire histoire d'amour. Écoutez.

    (Musique).

    C'est incroyable l'émotion que Gérard dégage.

    Incroyable. Absolument, oui.

    Ce sont des mots merveilleux. Ce sont les mots de Barbara, tellement intimes, tellement personnels où elle se chantait, où elle partageait avec le public et vous l'avez vécu avec elle sur scène à Pantin et ailleurs. Une sorte de partage incroyable.

    Comme une messe oui. C'était ça avec les rappels qui duraient une demi-heure tous les soirs, presque on peut dire ça.

    Elle ne faisait rien à moitié Barbara.

    Non jamais. Jamais, elle était là tous les jours à 10 heures du matin au théâtre, tous les jours de 10 heures du matin jusqu'à…Elle ne quittait pas la scène. Elle était dans son rocking-chair tous les jours, même si on faisait des routes la nuit, elle était, à 10 heures du matin. Il fallait qu'elle soit là.

    Et un jour la rencontre avec Gérard Depardieu et vous. Et ça se passe comment ?

    C'était magnifique. C'était pour Lily Passion. C'était à Précy-sur-Marne. La première fois que je l'ai rencontré et Barbara parce qu'il chantait des petits morceaux dans Lily Passion, Gérard. Donc Barbara m'avait dit : fais-le chanter, travailler, voir. Et tout de suite, c'était formidable, il est rentré tout de suite. Ce n'était pas facile les mélodies de Barbara, on pense que c'est facile et ce n'est pas du tout facile à chanter.

    Ouais. Vous vous êtes retrouvé avec Gérard justement chez elle dans son antre.

    Complètement.

    Gérard était très ému d'y revenir, de revenir là ?

    Oui, il était très ému. Il n'était pas revenu chez Barbara depuis sa disparition. Et là ça a été pour lui, on peut dire un choc mais c'est normal, ce que ça m'a fait à moi aussi la première fois que je suis revenu. Vous savez, c'est une maison tellement chargée de tout ça. On a fait cela dans son petit théâtre, ce qu'elle appelait le "petit théâtre", c'était l'endroit où on répétait avant de partir en tournée avec les musiciens parce que moi je répétais d'abord chez elle sur ce piano d'ailleurs, en haut dans son bureau et quand elle pensait qu'on était prêts, tous les 2, on allait au "petit théâtre" et on faisait venir les musiciens. Et donc on se retrouvait dans ce "petit théâtre" avec Gérard évidemment, qu'il connaît très bien puisqu'il y a toujours des affiches, des petites choses qui sont là, des listes de chansons de tour de chant écrites de sa mère. Voilà.

    Et vous vous êtes dit peut-être que Gérard pourrait poser sa voix sur 1 peut-être 2 chansons, 3.

    C'est ce qu'il m'a dit, oui parce qu'au, départ, moi j'étais parti pour faire un musicale, mais mes amis, des musiciens de Barbara, Marcel Azzola, des gens comme ça. Et Gérard l'a entendu, il m'a dit : ça serait bien que je mette peut-être 1 ou 2 voix sur "Nantes" et sur "A force de", la chanson de son fils Guillaume. Et de ces 2 chansons, on est partis sur l'album qu'il a fait comme ça.

    Et la magie a opéré très facilement.

    Regardez Gérard Depardieu.

    "Je m'attaque aux souvenirs. Et je m'attaque aux brins de ma mémoire. Il y a une personne qui parlait de cette mémoire. Je me souviens de Barbara dans Lily Passion. Tu sais, c'est difficile de chanter tout ça parce que c'est tellement elle. "

    Il y a les textes, il y a "Solitude", il y a "Gottingen", il y a "Nantes", il y a tout Barbara, il y a "L'aigle noir".

    il y a Drouot.

    Oui.

    Qu'est-ce qui fait que ces chansons là sont aussi incroyables avec Gérard ?

    Je pense qu'il se les ait approprié à sa façon. Il les vit à sa façon et tous les soirs, tous les soirs, c'est joli, c'est différent. Et il est dedans mais complètement dans ses chansons. Il les vit. Il les vit.

    Il a chanté" le cœur de l'âme", "le soleil noir".

    Oui.

    Il a chanté ça, mais au fond il y a beaucoup de lumière dans ses chansons.

    Absolument. Il y a toujours l'espoir. Il y a toujours cette façon d'aller vers la lumière comme vous dites vers l'espoir. Oui, c'est très important.

    C'est un instant magique partagé avec le public. Je vous propose de revoir encore quelques instants Gérard Depardieu.

    Absolument.

    "Une petite cantate du bout des doigts, obsédante et maladroite monte vers toi, une petite cantate que nous jouions autrefois, seule je la joue maladroite"

    Je l'entendais pendant des heures dire le même mot. Essayer de trouver le sens du mot, c'est pour ça que c'est très difficile à chanter, là pas à chanter, à dire.

    Il se produit quelque chose d'incroyable. C'est Gérard Depardieu. Il est incroyable, l'immense comédien qu'il est et l'émotion qu'il a. C'est aussi un très grand chanteur.

    Oui, absolument. Je trouve que c'est un très grand chanteur. Il m'a beaucoup, je peux dire moi étonné parce que quand on a commencé, il disent les textes plus que les chanter et maintenant, ils chante toute. Il les chante et puis, en plus,il emmène tout l'émotion.

    Et parfois, il y a la rage, la force.

    Oui, il met cette puissance, cette rage.

    Je pense à "La solitude".

    "La solitude" oui, "Le soleil noir" aussi, pour lui, à la fin, quand il dit : c'est le désespoir, il est doué, c'est une rage terrible, c'est formidable.

    Merci beaucoup Gérard Daguerre.

    C'est moi qui vous remercie.

    C'est un grand moment à vivre en disque, c'est Depardieu chante Barbara avec vous au piano. C'est un magnifique album, un grand moment de spectacle, merci beaucoup.

    Merci à vous.

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    00:08:15
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