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  • L'invité

    Berni Goldblat, Makan Nathan Diarra

    Invités : Berni Goldblat, Makan Nathan Diarra.

    Le jeune acteur Makan Nathan Diarra est à l'affiche de "Wallay", le nouveau film du réalisateur suédois Berni Goldblat, qui sort avec le soutien de TV5MONDE. Sélectionné dans de nombreux festivals, il raconte l'émouvante initiation d'un adolescent qui a grandi en France et découvre le Burkina Faso de ses parents.

    Présentation : Patrick Simonin. Une émission inédite enregistrée lors du dernier Festival de Cannes.


    Transcription

    "Wallay", l'un des films événements du Festival de Cannes, avec Berni GOLBAT qui est avec moi. Bonjour Berni.

    Salut Patrick.

    C’est un film soutenu par TV5 Monde. Formidable, avec Makan à côté, pour la première fois au cinéma. Berni c’est un film qui raconte une aventure incroyable.

    Absolument, merci Patrick. Je suis très content. C’est vrai que TV5 Monde a été parmi les tout premiers soutiens de ce film. On a pris 7 ans pour le faire, on a eu la chance d (...)

    "Wallay", l'un des films événements du Festival de Cannes, avec Berni GOLBAT qui est avec moi. Bonjour Berni.

    Salut Patrick.

    C’est un film soutenu par TV5 Monde. Formidable, avec Makan à côté, pour la première fois au cinéma. Berni c’est un film qui raconte une aventure incroyable.

    Absolument, merci Patrick. Je suis très content. C’est vrai que TV5 Monde a été parmi les tout premiers soutiens de ce film. On a pris 7 ans pour le faire, on a eu la chance d’avoir la première mondiale à Berlin, et là on est à Cannes Écrans Juniors avec. C'est l'histoire d'une initiation, c'est l'histoire d'un voyage, c’est l’histoire de Ady, que Makan joue, un jeune de 13 ans qui part au Burkina Faso pour la première fois de sa vie. Lui il pense que ce sont des vacances, alors que le papa, lui, a un autre plan derrière la tête, et en fait, il lui tend un piège en quelque sorte et c’est un voyage initiatique malgré lui. Et il découvre un petit peu ce trésor qu’il a en lui et qu’il ignorait sa double identité, sa triple identité. Et donc, c'est un film sur l'identité, sur le métissage culturel, sur la vie, sur le monde et on a tourné ça au Burkina, c’est une coproduction France-Burkina-Qatar et on est super heureux d’être à Cannes. On a le doublé Berlin-Cannes, c'est rare.

    Formidable.

    ► "Wallay"

    On vient de voir les images de ce film. Ça fait quoi d'être, pour la première fois, sur un grand écran ?

    Ça m'a fait un truc parce que c'était la première fois que je tournais, la première fois que je l'ai vu sur grand écran c’était à Berlin. Il y avait énormément de monde, ça m’a fait un truc.

    Qu’est-ce que tu as ressenti de jouer comme ça, au cinéma.

    Oui, eh bien, moi j'ai adoré.

    Et ton personnage ? Que tu joues à l’écran. Tu peux nous parler de ce personnage ?

    Le personnage, il a une histoire assez compliquée, il a perdu sa mère, son frère est en prison et il est un peu dans la délinquance. Son père l'a envoyé au bled, le petit est parti parce qu'il croyait que c’étaient des vacances, et au final, je me retrouve bloqué.

    Berni, c'est touchant de le voir là.

    Absolument, en fait c’est un super comédien. C’est la première fois qu’il jouait au cinéma et il a vraiment fait une superbe prestation. C'est vrai qu'il est de toutes les séquences, donc il avait intérêt à être bon parce que s’il n’était pas très bon, mon film il n'était même pas moyen.

    Si tu n'étais pas bon, Berni l'aurait dit.

    Non, il a été super et toute l'équipe l’a adoré et il a vraiment épousé son rôle. Il a plein de sensibilité et je sais que c'est un peu émouvant pour lui, ce n'est pas évident aussi d'en parler, mais en tout cas, on est vraiment fier de sa prestation.

    Le rôle en fait, je me sentais dans le personnage en fait.

    C'est vrai ? C'est-à-dire, tu disais, c'est moi.

    Je le vivais, en fait, je le vivais. C'est un scénario que j’aimais vraiment beaucoup, donc quand je jouais le personnage…

    Et Makan, il est parisien, il est franco-malien, mais c'est une histoire qui aurait pu lui arriver aussi quoi. Et en même temps, je peux dire que l'histoire du film part d’une initiation, mais on peut dire aussi que le plateau du cinéma, ça a été aussi quelque part pour toi une initiation. Tu as connu l’Afrique grâce à ce film aussi. Tu sais, il est parti 2 mois sans ses parents, il a tourné avec nous, c'était vraiment une aventure aussi.

    Oui, c'était vraiment une aventure, formidable.

    Une aventure incroyable, on voit son sourire. Berni, l'aventure elle est aussi pour vous. Le cinéma, cette passion pour l’Afrique qui s’exprime à travers ce magnifique film. Ça venait du cœur finalement.

    Je suis très, très content que de cette manière-là, le Burkina aussi s’exporte, le Burkina voyage, l’Afrique aussi se montre. Quand on a fait la première mondiale, l'ambassadeur du Burkina Faso, qui était présent, m’a dit : "Écoutes Berni, ton film il fait plus de boulot que moi-même en tant qu’ambassadeur du Burkina". J'ai dit : "Bon, OK, tant mieux, je n’y avais pas pensé".

    Finalement, c’est pour dire quoi ? C’est pour envoyer une certaine image de l’Afrique ? Pour rétablir une certaine image ?

    Non, pas forcément. Tant mieux si elle l'a rétablie. Moi je n’ai pas fait ça pour ça. Pour moi, c'est un film sur l’identité. Tu sais, moi je suis un métis culturel aussi, j'ai multiple passeport, on ne peut pas me cataloguer quelque part et j’ai toujours eu ce souci de savoir… Enfin, d'explorer un petit peu ce qu'on a en nous… Voilà, dans un monde qui se renferme, avec ces murs qui se construisent, aujourd’hui je pense que c'est important que ces films-là existent, et puis circuler, parce que finalement, voilà, moi je rêve d'un monde sans frontières évidemment et où chacun peut apprendre l'un de l’autre, où il n'y a pas un endroit idéal. Ici ce n’est pas bien, là-bas c'est mieux, pas du tout. On a des cultures, et la culture c’est la richesse et le cinéma c’est la culture, et la culture c’est un droit de l'homme et voilà. On a fait la boucle.

    Eh bien, on apprend aussi beaucoup de l'Afrique.

    Absolument. Je pense… Écoute, ça fait 25 ans que je vis au Burkina, donc, il y a des évidences que je ne remarque pas, mais c’est vrai que les gens, au sortir de la projection… Tu as vu ce matin à Cannes, il y a une dame qui était en pleurs, elle est allée prendre Makan, elle pleurait. Elle t'a dit…

    Qu'elle avait vécu 24 ans au Gabon, qu'elle était infirmière et que la circoncision elle l'a vécu, qu’elle la voyait, …

    Et elle était hyper touchée par le film, elle avait dit rarement elle avait revécu l'Afrique par un film et donc, ce sont des choses… Voilà ! Écoutes, tu sais le film il est sélectionné en Iran, en Israël, aux États-Unis, au Danemark, en Afrique du Sud, à Zanzibar, en Suisse. Bon, ça veut dire qu’on parle d’un sujet universel et que ça dépasse l'Afrique.

    C’est ça. Ça parle à chacun.

    J'espère.

    C’est un film, j’allais presque dire, humaniste au fond.

    En tout cas universel j'espère, humaniste, pourquoi pas, oui.

    Mais comme ce que vous avez en vous Berni, parce qu’on sait que vous vous battez. D’abord, extraordinaire combat, pour faire renaître le cinéma en Afrique en construisant un cinéma. Ce que vous avez fait en allant chercher un euro après l’autre pour rebâtir un cinéma. Le Ciné Guimbi qui va naître.

    Écoute, oui, tu fais partie des personnes qui connaissent ce projet depuis le départ. Depuis 2013, on parcourt le monde pour le Ciné Guimbi à Bobo Dioulasso, dans la ville dans laquelle je vis et qui m'a adoptée. Et j’espère que d’ici la fin de l’année, on pourra ouvrir la petite salle du Ciné Guimbi, 174 places, on a…

    C’est faire renaître un cinéma qui n'existait plus.

    Voilà, c’est faire renaître sur les cendres d’une ancienne salle de cinéma, une nouvelle salle, c'est un projet révolutionnaire, c’est un projet fou, c’est un projet dingue, mais qui voit le jour aussi grâce au soutien de plein de personnes, plein d’organismes, la quinzaine, la (inaudible), TV5 Monde,…

    Des gens qui ont acheté un fauteuil…

    Et des gens, des individus connus, moins connus, qui ont acheté des sièges, qui ont… Il y a aussi eu des financements de public, privé, bon bref, un travail inlassable, des nuits blanches à répétition et ce n'est pas fini d'ailleurs. C’est vrai qu'on continue toujours à lever des fonds. En tout cas, une salle de cinéma c'est important, c’est une lumière qu’on essaie de rallumer dans la ville, c’est un rempart contre les fondamentalismes religieux, politiques, c'est un droit de l'homme d'avoir un écran dans une ville d'un million d’habitants et du coup on espère que tu seras là Patrick, pour l'ouverture, avec TV5 Monde, du Ciné Guimbi.

    Moi je serais heureux si Wallay est à l’affiche du Ciné Guimbi pour son ouverture.

    Inch Allah.

    Parce que ce serait une belle victoire.

    Ça serait une superbe belle victoire avec Makan.

    Bonne chance.

    Merci.

    Et Berni, avec ce magnifique Wallay, que TV5 Monde vous encourage et que TV5 Monde soutient. Merci beaucoup Berni.

    Merci Patrick.

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    00:08:23
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