Ouvrir Menu
TV5MONDE+
Profitez de votre espace

Pas encore inscrit ?

Créez vos alertes selon vos préférences, partagez voc contenus favoris, et accédez à vos recommandations personnalisées

  • Ce programme n'est malheureusement pas disponible pour votre zone géographique.
    Découvrez d'autres programmes disponibles dans les recommandations ci-dessous.
  • L'invité

    Les cowboys fringants

    Invités : Les Cowboys fringants, groupe québécois de musique folk.

    Une indéfectible affection lie le groupe québécois à son public. La place des Arts de Montréal était noire de monde pour les accueillir en clôture des Francofolies et pour célébrer le 375e anniversaire de Montréal.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francofolies de Montréal.

    Transcription

    (Chanson)

    Les Cowboys Fringants.

    C’est nous.

    C’est eux. Le public derrière est en train de hurler là.

    Oui, pour IAM par exemple.

    C’est IAM qui va commencer, mais vous, c’est tout de suite après.

    Tout de suite après.

    C’est impressionnant de jouer comme ça devant des milliers et des milliers de personnes en plein air, ici à Montréal.

    Oui, c’est un des plus beaux festivals au monde les Fr (...)

    (Chanson)

    Les Cowboys Fringants.

    C’est nous.

    C’est eux. Le public derrière est en train de hurler là.

    Oui, pour IAM par exemple.

    C’est IAM qui va commencer, mais vous, c’est tout de suite après.

    Tout de suite après.

    C’est impressionnant de jouer comme ça devant des milliers et des milliers de personnes en plein air, ici à Montréal.

    Oui, c’est un des plus beaux festivals au monde les Francofolies de Montréal.

    Et ce n’est pas la première fois. Vous aimez ça, non ?

    Bien sûr.

    On fait des festivals un peu partout dans la francophonie, on aime bien les festivals l’été. Surtout quand il fait beau comme ça. Mais là, il fait très chaud en plus.

    Il fait très chaud, il fait aussi chaud dans le public. Et là, derrière, il y a la scène évidemment. C’est un moment intense. Octobre, extrait du dernier album avec les Cowboys Fringants. On se retrouve tout de suite.

    ♫ Les Cowboys Fringants - Octobre ♪

    Beaucoup d’ambiance derrière nous, évidemment. On est ici, en coulisses de la grande scène des FrancoFolies de Montréal. C’est le groupe IAM qui est en train d’enflammer le public. Et les Cowboys Fringants qui vont suivre derrière. Voici le dernier album, il s’appelle "Octobre". On est ravi de vous accueillir, c’est vraiment extraordinaire l’aventure du groupe. Et jouer encore une fois devant ce public, je pense que c’est touchant non ?

    Complètement, on n’est pas venus aux FrancoFolies de Montréal depuis 2033, on est passé par (La Rochelle), on est allé en Belgique également. Donc, c’est particulier pour nous de venir présenter "Octobre" et toute une série de chansons ici, au public montréalais. Je crois que ce soir, il y a beaucoup d’Européens et beaucoup de Français qui sont là, c’est une soirée thématique, et d’autant plus qu’on fête les 375 ans de Montréal ce soir.

    Oui, c’est vrai, Karl.

    C’est un peu notre grand retour à Montréal, on est très content et pour le 375e, c’est les 20 ans du groupe. Donc, il y a toute sorte de choses extraordinaires qui vont se passer ce soir.

    J’aimerais juste ajouter qu’"Octobre", c’est notre 9e album en carrière, mais 9e album de chansons, de matériels originaux. Et puis, cet album-là, il a eu une réception incroyable par rapport au public. Donc, on est vraiment contents de le présenter parce que les chansons sont appréciées par notre public, pour le spectacle. Donc, c’est un bel été qui s’annonce.

    Il y a une chanson qui s’appelle : "Shooters". Elle parle de quoi cette chanson ?

    C’est une chanson qui parle d’une usine dans notre ville, de notre petit village, notre ville de l’Assomption, qui a fermé ses portes, qui est une usine Electrolux, qui a mis à pied 2000 personnes. Nous, on est un village de 15 000 habitants. Donc, quand tu as 2 000 personnes qui perdent leur emploi en même temps, c’est sûr que ça a des répercussions partout dans le village. Donc, c’est une chanson qui parle de ça.

    Peut-être que pour vous l’expression ne veut rien dire en France, mais shooter, c’est un peu comme dire "cul sec".

    Ah oui, carrément alors.

    Un coup à la santé de ceux qui ont perdu leur emploi.

    ♫ Les Cowboys Fringants - Shooters ♪

    Les Cowboys, depuis le début, c’était un concept avec des chansons qui parlent, de la société qui parle de l’environnement, qui parle du monde. Ça a toujours été un message, une envie de partager les choses.

    Au départ, les Cowboys, c’était surtout des parodies humoristiques, et ça s’est raffiné, disons avec le temps. Il y a eu des enjeux sociaux qui nous ont intéressés davantage et le côté humoristique ou cynique est resté dans notre répertoire. Mais bon, il y a eu des chansons, disons plus étoffées au fil des ans, qui sont ajustées. Et notre conscience sociale, notamment avec notre fondation, plantation d’arbres, etc. Ça fait en sorte que le groupe est aujourd’hui étiqueté, comme un groupe "engagé", je n’aime pas le terme, mais…

    Tout de même.

    Mais on a encore notre côté bon-enfant et humoristique.

    Ce qui n’empêche pas d’ailleurs d’avoir une ambiance de feu sur scène évidemment. Vous êtes un groupe incroyable sur scène.

    Il ne faut pas oublier qu’à la base, on est des entertainers, on est là pour amuser les gens, on n’est pas là pour faire la morale. Il y a des gens qui se prennent la tête, alors, quand les gens viennent nous voir au concert, c’est pour avoir du plaisir, pour avoir du fun, danser, chanter, lever le poing dans les airs, et voilà.

    Ça, c’est international. Mais quand même, quand on parlait de la fondation, vous avez carrément fait une fondation pour protéger des zones reboisées. Les zones, c’est quoi en fait.

    Notre fondation, elle a 11 ans maintenant, et le principe est simple. C’est qu’on prend 1 $ par billet, 1 € quand on est en Europe, et on redonne dans plein de projets : de plantations d’arbres, de sensibilisation. On a même fait un selfie avec Nicolas HULOT un jour, mais malheureusement on l’a perdu, ça aurait été bien de le garder maintenant qu’il est ministre.

    C’est notre bassiste qui parle, mais je voudrais juste ajouter quand même que la fondation a été créée vraiment de bon cœur. On avait vraiment de belles intentions avec ça. Mais entre-temps, notre bassiste a fini son doctorat en économie de l’environnement, lui ici, donc c’est (inaudible) sommité dans le sujet. Et notre fondation, vraiment, a de la crédibilité, partout dans la province et même dans le monde parce qu’on a quelqu’un qui connait le dossier et le sujet à 100 %.

    Qu’est-ce qui explique ce lien affectif qui est incroyable avec le public depuis maintenant si longtemps. Ce qui est quand même assez dingue.

    Ça part du fait qu’on est 4 copains, on a commencé le groupe, on était adolescents et on a gardé cette collégialité depuis maintenant plus de 20 ans. Et je pense que le public ressent ça, les chansons sont festives, portent à la fête… Il n’y a pas de routine, il n’y a pas de pilote automatique, on est un peu des réceptacles de l’énergie du public. Ils nous en donnent, on leur en redonne. Donc, c’est une belle histoire d’amour depuis 9 albums.

    Et Karl, ça marche sans pub, sans rien. C’est incroyable, vous remplissez les Zéniths.

    En fait, depuis nos débuts, là ça fait 21 ans qu’on existe, on s’est toujours dit qu’à chaque concert, on va essayer de ne perdre aucun fan et qu’à chaque fois qu’on repart sur un même endroit, chaque personne qui est venue nous voir va amener un ou deux de ses amis. Donc après 20 ans, je pense que les gens ont vraiment apprécié ce qu’on a fait dans notre passé pour ne pas perdre des fans depuis ce temps-là. Il y a aussi les chansons qui sont excellentes, J. F compose de magnifiques chansons qui restent dans la tête des gens. Les gens nous aiment d’un amour parce que ça parle, c’est des histoires, c’est du quotidien, c’est une situation, les gens se retrouvent dans nos chansons. On est vendu à plus de 130 chansons donc il y a un gros choix pour se reconnaître. Que ce soit autant le joueur de hockey ou le mangeur de pudding ou au politicien engagé, n’importe quoi.

    Dès nos débuts, il y avait beaucoup d’humour et de folies, et puis c’est resté tout au long. Donc, on ne se verrait pas faire la scène autrement quand même.

    C’est une formule, ça fait 20 ans qu’on la répète, donc prise en main presque à point.

    Maintenant que Karl a le même costume de scène.

    Il n’a pas changé, (inaudible) original depuis 1981.

    Même en cravates.

    Seule la taille a changé.

    On connaît vos chansons par cœur. C’est le cas à Paris, c’est le cas évidemment ici à Montréal, partout.

    Ça nous fait toujours une fleur d’entendre le public européen, français, chanter un argot, des expressions bien québécoises avec l’accent de chez vous. Donc, c’est vraiment touchant d’avoir qu’effectivement nos chansons, les textes, les messages qu’on porte voyage, et que les gens s’y reconnaissent.

    C’est Karl qui va conclure.

    Écoutez, si vous avez la chance de passer au Québec, venez voir les Cowboys. Sinon, si on fait un passage éclair dans votre pays, venez nous voir, on aime ça, quand les gens viennent chanter des chansons avec nous et prendre une bière.

    Les Cowboys Fringants.

    (Chanson)

    Voir plusmoins
    00:08:29
    Tous publics
    Tous publics