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  • L'invité

    Juliette, Claude Lemesle

    Invités : Juliette, Claude Lemesle.

    Claude Lemesle, président d'honneur de la Sacem, a remis le Prix d'honneur 2016 à la chanteuse française Juliette. En partenariat avec TV5MONDE.

    Présentation : Patrick Simonin.


    Transcription

    Juliette, grand prix de la chanson française Sacem 2016, à ses côtés Claude LEMESLE, président d'honneur de la Sacem, la Société des Auteurs et des Editeurs de Musique. Merci à tous les 2.

    Auteurs, compositeurs et éditeurs.

    Auteurs, compositeurs et éditeurs de musique. C'est la société qui honore les talents et c'était vraiment l'occasion de dire à Juliette combien on l'admire, Claude LEMESLE.

    Absolument. Absolument, et je suis heureux d'être celui parmi (...)

    Juliette, grand prix de la chanson française Sacem 2016, à ses côtés Claude LEMESLE, président d'honneur de la Sacem, la Société des Auteurs et des Editeurs de Musique. Merci à tous les 2.

    Auteurs, compositeurs et éditeurs.

    Auteurs, compositeurs et éditeurs de musique. C'est la société qui honore les talents et c'était vraiment l'occasion de dire à Juliette combien on l'admire, Claude LEMESLE.

    Absolument. Absolument, et je suis heureux d'être celui parmi les 160,000 membres de la Sacem qui le lui dit, au nom de nous tous.

    Voilà.

    Vous êtes nombreux.

    Elle reçoit donc, Juliette, le grand prix de la chanson française. Ca fait 30 ans de chansons, Juliette.

    Même un petit peu plus si on considère qu'avant… ça fait 30 ans de musique enregistrée en fait. En 87, la première cassette que j'ai enregistrée, ça correspond au premier concert que j'ai fait qui était hors des pianos bars, quoi.

    Ouais.

    Il y a toutes les années de formation avant, je me considère comme une chanteuse depuis 1981 à peu près, que je gagne ma vie en faisant de la chanson.

    C'est un coffret qui sort avec 13 CD, un CD de rareté donc il y a également cette fameuse cassette qui sort pour la première fois en CD, qui rappelle comme ça que vouloir chanter, c'était un rêve, c'était l'envie absolument d'y aller, Juliette.

    C'est un peu peu plus compliqué que ça. Alors c'est marrant parce que c'est le hasard absolu qui fait que cette compilation sorte l'année où la Sacem me remet un grand prix. Ce n'était pas du tout… l'un ne va pas avec l'autre, ça s'est trouvé comme ça. Ca, c'était pour préciser qu'il n'y pas de calcul là-dedans. Et en ce qui concerne mes débuts, ouais c'est plutôt du hasard, je ne suis pas sûre d'avoir eu envie d'être chanteuse dès le départ. En fait j'aurais adoré être pianiste et pianiste classique, moi au départ de mon idée de musique. Et puis la chanson, c'est venu par hasard, j'ai commencé à apprendre des chansons, j'ai commencé à les chanter, et je me suis rendu compte que ça faisait plaisir aux gens et que ça me permettait d'avoir un contact aussi assez direct et puis d'amuser le monde et puis voilà. Donc j'ai commencé à faire du piano bar et puis…

    Voilà et l'aventure continue. Allez, on va voir où se trouve le diable, c'est Juliette.

    (chanson)

    Ce qui est beau dans une chanson Claude LEMESLE, vous entendez Juliette, là, c'est quoi finalement, chanter une belle chanson ?

    Je suis particulièrement sensible à celle-là parce que dire : "Qui enfonce au hasard les clous du désespoir", c'est tellement fort et ça traite d'un drame humain sans trop être larmoyant, c'est comme ça, bon. C'est avec toujours cette pudeur et cette force en même temps que Juliette peut avoir, ça c'est vraiment une grande chansons pour moi. Ca fait mal et ça fait du bien en même temps.

    Merci, mais c'est fait pour.

    Quand on écrit "Nour", une autre chanson évidemment, c'est aussi… c'est vous.

    Oui.

    C'est la femme qui est là qui se présente devant ceux qui l'aiment, qui viennent l'écouter, c'est dire : " Voilà que je suis" c'est ça aussi, Juliette.

    Je ne dis pas trop qui je suis, je dis trop peut-être, tout ce qui est humain ne m'est pas étranger donc c'est de ça dont je parle en fait. Et je prends chez moi ce que je peux imaginer intéresser d'autres mondes, c'est-à-dire je ne vais pas parler de mon quotidien, de ma vie, comme ça pour parler de moi parce que ce n'est pas un sujet passionnant, mais ce qui est moi humain, de toucher d'autres gens. Donc j'essaie d'aller là plutôt, dans quelque chose d'assez général, jamais dans des trucs très personnels, finalement. Je ne suis pas… par exemple le diable dans la bouteille, ça ne me concerne pas.

    Ouais.

    Mais vraiment en plus. Je n'ai pas cette addiction-là, j'en ai d'autres, mais pas celle-là. Mais par contre, je sais ce que c'est pour l'avoir vu, pour l'avoir… donc j'ai envie… puis je trouvais l'expression jolie, "le diable dans la bouteille" voilà c'est exactement ça en plus.

    C'est vous, Juliette, écoutez.

    (chanson)

    Et Yves BIGOT, le directeur général de TV 5 Monde, remettra le prix du répertoire, Sacem, c'est la (inaudible) parce que TV 5 Monde est le partenaire de la Sacem, c'est l'envie de dire qu'il y a des compositeurs, il y a des artistes, il y a du talent, Claude LEMESLE, la Sacem est là pour les simuler, hein ?

    Bah oui je pense que la Sacem qui, évidemment, est l'organisme qui fait vivre les auteurs, les compositeurs et les éditeurs parce que sans la Sacem, on ne pourrait pas vivre de nos œuvres, c'est bien clair, la gestion personnelle n'est pas possible dans la chanson, seule la gestion collective rend nos salaires possibles. Bon, c'est vrai qu'aussi, une fois par an c'est la fête, c'est-à-dire qu'on honore certains grands sociétaires, auteurs, compositeurs.

    On va honorer Michel JONASZ, on va honorer les grands talents, le groupe Feu !Chatterton.

    C'est un moment de fête formidable et bon, c'est toute la famille des auteurs, des compositeurs et des éditeurs qui se réunit pour faire la fête à certains d'entre eux. C'est très beau.

    Oui. Alors, quand on écrit les chansons comme par exemple La fleur aux dents, quand on écrit L'été Indien, Salut les amoureux, Et si tu n'existais pas, A toi quand on écrit La fille aux yeux clairs pour Michel SARDOU, quand on écrit pour Gilbert BECAUD, quand on écrit pour Serge REGGIANI Venise n'est pas en Italie, on est à la Sacem, Claude LEMESLE, c'est vous toutes ces chansons.

    Bah oui, je ne pense pas y être étranger, c'est vrai.

    Et donc ces chansons vous reviennent par la Sacem. On vous dit : "Voilà, ces chansons-là elles continuent de vivre".

    Bah elles nous reviennent surtout par le public, je pense que c'est grâce au public qu'elles continuent à vivre. Ensuite, la Sacem, évidemment, traite l'aspect salaire, bon. Mais, c'est le public qui fait vivre les chansons, c'est lui bien entendu et je rejoins tout à fait Juliette, quand elle dit : "Je ne parle pas de moi, mais à travers ce que je peux avoir d'humain, bon et d'universel, ce sont les autres qui sont touchés et que je mets en scène". C'est…. Venise n'est pas en Italie, ce n'est pas du tout mon histoire, mais en tout cas, je sens que ça a touché beaucoup de gens et ça me…

    Mais c'est chez n'importe qui, Venise.

    Oui, fais-lui l'amour dans un grenier et foutez-vous des gondoliers.

    Oui, à l'été 42 ?

    44.

    44 avec AZNAVOUR.

    Oui.

    C'est merveilleux parce que c'est sur scène, on va en entendre un petit extrait. C'est l'aventure comme ça d'écrire une épopée comme celle-là, Claude LEMESLE ?

    Ca a été surtout un hommage à rendre aux soldats qui sont tombés lors du débarquement. Et j'ai donné le texte à Charles qui a bien voulu écrire la musique sur mon texte. C'est la première chanson qu'on écrit ensemble et évidemment…

    Oui.

    J'en suis particulièrement heureux et touché.

    (chanson)

    C'est à l'été 44. Vous les chantez, vos propres chansons ?

    Alors j'ai repris un peu la guitare pour mes 50 ans de chanson.

    Vous avez commencé en tant que chanteur.

    De temps en temps je fais un petit concert, oui. Oui j'ai commencé comme chanteur, mais je n'avais pas la vocation, c'était uniquement parce que personne ne chantait mes chansons.

    Il n'a pas fait le Petit conservatoire ?

    Mais si !

    Ah c'est ça !

    Il me semblait bien, parce que j'ai une amie qui y était, il y a longtemps, et elle m'avait raconté ça.

    Juliette revenir, là-dessus, c'est (dire quand même).

    Je regrette, moi, de ne pas avoir fait ça, le Petit conservatoire de la chanson.

    Mais tu es trop jeune.

    C'est vrai ?

    Attends, mais je suis beaucoup trop jeune. Mais j'aurais adoré faire ça, d'abord rencontrer ce monument.

    Ah oui ?

    Ah oui, quand même.

    Une femme formidable.

    Ah oui, j'imagine. Ah la Mireille !

    Mais j'en connais qui adoreraient être grand prix de la chanson française, c'est Juliette, pour ce grand prix 2016.

    C'est lundi.

    Honorée par la Sacem avec donc ce coffret qui sort.

    Ouais ! Moi aussi !

    Félicitée par le président d'honneur, avec le soutien de TV 5 Monde partenaire. Merci à tous les 2, on a été ravis de vous recevoir.

    Merci beaucoup.

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    00:08:19
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