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  • L'invité

    Laurence -Anne

    Entretien avec un invité au coeur de l'actualité politique, économique, culturelle...

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Bonjour Laurence-Anne. Bonjour. Kamouraskoise. Oui.  Alors, pour tous ceux qui nous écoutent, ça veut dire quoi Kamouraskoise ?

    Kamouraskoise, c'est le nom qu'on utilise pour décrire les femmes, puisque c'est un mot féminin, qui vient de Kamouraska, qui est une région du Québec sur le bord du fleuve, dans le Bas-Saint-Laurent. Oui. Et donc, c'est de là-bas que vous venez ? Oui exactement. J'ai grandi là-bas mais maintenant, j'habite à Montréal depuis quelques années, mais je suis v (...)

    Bonjour Laurence-Anne. Bonjour. Kamouraskoise. Oui.  Alors, pour tous ceux qui nous écoutent, ça veut dire quoi Kamouraskoise ?

    Kamouraskoise, c'est le nom qu'on utilise pour décrire les femmes, puisque c'est un mot féminin, qui vient de Kamouraska, qui est une région du Québec sur le bord du fleuve, dans le Bas-Saint-Laurent. Oui. Et donc, c'est de là-bas que vous venez ? Oui exactement. J'ai grandi là-bas mais maintenant, j'habite à Montréal depuis quelques années, mais je suis vraiment native de cette région.

    Oui. Moi j'ai lu "elle est née dans un pays imaginaire", j'ai lu ça dans un article. Oui, oui. "Ou peut-être, elle est née dans sa tête. Parce qu'en fait, quand on parle de vos chansons, vous vivez quelque part ailleurs, Laurence-Anne. Oui, eh bien je me crée tout un univers en fait. Les paroles des chansons sont très imagées, puis j'aime ça transporter les gens qui écoutent les chansons, dans des lieux qui sont de toute pièce créés dans la tête. C'est ça, on va faire un voyage. L'Instant zéro, c'est quand l'Instant zéro ? C'est là maintenant, tout de suite là ?

    L'Instant zéro, c'est le moment où l'Univers s'est créé, c'est le big bang en fait, c'est le moment 0,0000001 de l'Univers, c'est ça l'Instant… Et alors dans l'Instant zéro, on se retrouve dans quelle situation ? On se retrouve dans la neige ? On se retrouve avec des drôles de personnages de toutes les couleurs.

    Oui, eh bien c'est notre théorie, comment tout ça s'est passé. Regardez, pour qu'on comprenne, on va regarder les images, c'est le clip donc Instant zéro, Laurence-Anne. "Je sais où je te retrouverai, D'ici la tombée de la nuit…" Eh bien voilà, on était dans l'Instant zéro, on a enfin su ce que c'était que l'Instant zéro. Oui. Grâce à vous, Laurence-Anne. Ça fait plaisir. Le monde ne sera plus le même après avoir vu ce clip. Mais là, vous n'avez pas eu froid pour le tourner là ?

    Quand même, quoique c'était une journée vraiment douce. Je pense qu'en France, vous voyez le Québec un peu comme un endroit… Quand c'est une journée douce, c'est combien de degrés ? Il faisait peut-être au moins 15.  Ah, mais ça va, c'est très agréable. C'est ça, ce n'était pas un froid glacial. Puis on était chanceux, il y avait une journée où il tombait des gros flocons, c'était vraiment un moment assez magique aussi.

    Oui, la poésie qui est la vôtre. Oui. Je lis encore un article qui dit : "Vous êtes quelque part entre le rose carnivore des fleurs et le bleu noyade du fleuve". Oui. Vous lisez tout ça, ce qu'on dit de vos chansons ?

    Oui, je lis. Je lis beaucoup d'articles qui sortent, les entrevues surtout. Mais en fait, les plantes carnivores, ça fait référence à la thématique où je voulais aller avec l'album, donc que je voulais créer vraiment des paysages de centre de la Terre, où il y a des plantes carnivores. Les films basés sur le récit de Jules Verne, il y a toujours des plantes super sauvages, c'est vraiment un univers que je cherchais à aller créer avec tout ça, oui.

    Et c'est pour ça que vous avez appelé votre album - le premier d'ailleurs - Première apparition ? Exactement. Vous avez été témoin de quelque chose d'extraordinaire, Première apparition. Oui mais en même temps, ça veut dire - pour moi, c'est le premier premier album, Première apparition -, mais ça a aussi un côté un peu mythique. On ne sait pas la première apparition de quoi, la première apparition de qui, puis j'aime le côté un peu mystérieux de ce titre-là. Mais ça vient d'où ça, Laurence-Anne ? Ça vient d'où, tout ça ? De vos lectures ?  Oui, j'aime beaucoup, je lis beaucoup de poésie, en fait. Puis c'est quelque chose qui revient souvent dans la poésie, c'est de jouer avec les mots, puis de créer en fait des liens entre certaines images, qui n'existeraient pas si on ne faisait pas l'effort de faire des puzzles avec.

    Oui. Alors quand on veut mettre des mots sur votre musique, on dit "la force enveloppante de sa voix, camouflée dans ce qu'il y a de plus beau et de plus mystérieux". Au fond, vous êtes mystérieuse ?

    Je pense, il paraît, il semblerait. Mais j'aime cultiver un peu cette caractéristique-là, oui. Oui. Être comme ça c'est quoi ? C'est un virus que vous avez attrapé ? Quand j'étais jeune, je suis tombée dans la marmite du mystérieux. Non mais je dis : "C'est un virus", parce que c'est le titre d'une de vos chansons. Oui, oui oui. Oui. C'est quoi le virus qui vous touche ? Le virus ? Eh bien cette chanson-là, j'ai l'impression que je fais référence au virus de l'amour en fait ; le sentiment, aussitôt que ça te prend, tu ne peux plus t'en débarrasser, tu es là. Puis c'est un virus qui va rester jusqu'à ce qu'on se soigne, jusqu'à ce qu'on passe à autre chose.

    Non non, mais il ne faut pas se soigner, au contraire, c'est tellement agréable. Mais moi l'amour, c'est mon sentiment sentiment préféré. Oui, la maladie d'amour… Oui. …on n'en guérit pas. Non, je ne crois pas. Jusqu'à maintenant, il y a aucun antidote je crois, il n'y a aucune potion qui peut nous libérer. On va tout comprendre, regardez Laurence-Anne, c'est un virus. "C'est un virus C'est un virus…" J'ai trouvé encore une phrase de vous dans une interview, Laurence-Anne, vous dites : "On est tous des bibittes spéciales, mais on aime ça, soulager nos virus".

    Oui. Ça veut dire quoi ça, "On est tous des bibittes spéciales" ? Oui, c'est que dans mon band, tous les musiciens, j'ai l'impression qu'on est tous des gens qui sont très ludique et on a tous un peu un univers distinct. Puis justement, ça fait en sorte que le projet, que tout le monde apporte un peu sa touche, puis ça développe, chacun apporte son petit bout de virus, puis on créerait. Et donc c'est ça ? Oui. C'est pour ça qu'on dit "on est tous des bibittes spéciales", il faut traduire pour tous ceux qui nous écoutent, qu'est-ce que ça veut dire, des bibittes ? Des bibittes ? Oui.

    Des bibittes, c'est un synonyme d'insectes ici, des bibittes, des petites créatures, comme des fourmis, c'est des bibittes, des araignées, des moustiques. Quand il y a beaucoup de moustiques, on dit : "Oh, il y a beaucoup de bibittes ici" !

    Je sais qu'il y en a beaucoup que ça doit faire rire, qui nous écoutent en ce moment. C'est tellement beau, le québécois ! C'est tellement beau, toutes ces expressions ! Merci. Ah, vous aimez ça. Et alors finalement, c'est un univers les mots, c'est votre univers, Laurence-Anne… Oui. …habiter les mots quelque part, c'est ça ? Oui. Mais j'aime ça, créer en fait des toiles, avec des mots. C'est comme faire de la peinture, mais dans ma tête, puis de la façon dont ça ressort c'est avec des mots en fait, c'est traduire l'abstrait, en un mot.

    Oui. Alors, on pourrait se dire : "Quand même, quel univers elle a" ! mais on vous voit tellement sourire comme, parce que vous vous amusez beaucoup à inventer des mondes, comme ça. Oui. Mais on me dit souvent que je ris beaucoup. Oui, eh bien on le voit et tant mieux, d'ailleurs. Oui, oui, j'ai une bonne attitude.

    Merci, retenez son nom, merci  Laurence-Anne. Merci beaucoup.

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    00:08:30
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