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  • L'invité

    Roger Glover

    Invité : Roger Glover, bassiste britannique, membre de Deep Purple.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Une légende du rock, Roger Glover, bonjour. Nous sommes ravis de vous recevoir aujourd'hui. C'est Deep Purple, c'est un groupe absolument mythique dans l'histoire de la musique contemporaine. 50 ans de musique avec Montreux Jazz Festival notamment. On va en parler dans quelques instants. Infinite, c'est le nouvel album qui arrive. On a l'impression que c'est une tournée qui ne s'arrêtera jamais, Roger Glover ?

    Mais ça va s'arrêter un jour ou l'autre, mais on ne peut pas dire quand. (...)

    Une légende du rock, Roger Glover, bonjour. Nous sommes ravis de vous recevoir aujourd'hui. C'est Deep Purple, c'est un groupe absolument mythique dans l'histoire de la musique contemporaine. 50 ans de musique avec Montreux Jazz Festival notamment. On va en parler dans quelques instants. Infinite, c'est le nouvel album qui arrive. On a l'impression que c'est une tournée qui ne s'arrêtera jamais, Roger Glover ?

    Mais ça va s'arrêter un jour ou l'autre, mais on ne peut pas dire quand. C'est la raison pour laquelle on l'appelle la longue tournée des adieux, ça aurait pu s'appeler aussi la longue tournée de la présentation, mais ça remonterait trop loin. La vérité, c'est que nous sommes à un âge où nous savons que tôt ou tard, il faudra s'arrêter. Mais jusqu'à ce moment-là, on va continuer mais on ne sait pas à quel moment il faudra le faire. C'est quelque chose de très émotionnel de pouvoir dire après 50 ans, "C'est fini, c'est tout. " Nous n'avons pas été assez courageux pour l'instant. Le temps nous le dira, on va voir.

    C'est Infinite, nouvel album de Deep Purple.

    (Chanson)

    C'est le même plaisir que le premier jour, Roger Glover, de jouer comme ça avec Deep Purple ?

    Je ne pense pas qu'on l'aurait fait si ça n'avait pas été un plaisir, bien sûr. C'est plus qu'un plaisir, c'est un privilège, c'est une vocation, c'est une histoire. C'est un plaisir, c'est une joie. Les 25 dernières années ont été très pleines, il y a eu beaucoup de changements. Don Airey nous a rejoints quand Jon Lord est parti, mais c'est tout. On s'entend très bien et on aime ça. On ne veut pas s'arrêter.

    On ne s'arrêtera jamais, Deep Purple est là. On voit les images de l'enregistrement d'Infinite. Vous vous êtes déguisés en quelque sorte ?

    Tout ce truc-là a été rêvé par le label. J'aime dire que c'est mon idée, mais ce n'est pas notre idée, ils voulaient un symbole. Un Award, c'était un point d'interrogation, ils voulaient quelque chose d'immédiat et le symbole de l'infini, ma fille la plus jeune dit que ça ressemble à ça, semblait être un bon choix. Quand ils ont montré les photos et toute cette idée, on a continué, c'était super.

    C'est un plaisir renouvelé à chaque fois parce que ça fait 50 ans que cette musique de gamins coule dans vos veines, en quelque sorte, Roger.

    On a de la chance d'être dans la musique tout d'abord parce que la musique c'est une forme artistique très belle. Je pense qu'en 69, quand j'ai rejoint Deep Purple, les groupes duraient 3, 4 ans s'il y avait quelques hits, mais on ne réfléchissait pas au-delà dans cette période. De réfléchir et de se dire que ça va depuis quasiment 50 ans, c'est quasiment un miracle. On a beaucoup de chance, c'est comme ça qu'on le voit. On est heureux, on a eu le jackpot.

    C'est vrai. Vous vous rappelez évidemment de la première fois où vous êtes arrivés pour intégrer Deep Purple ? Il y avait déjà Ritchie Blackmore et vous arrivez, il y avait déjà Ian Paice, vous vous joignez à ce groupe incroyable.

    En fait mon audition, c'était Ian Gillan, on était compositeurs dans un groupe avant Deep Purple. Ils sont venus nous écouter jouer et ils ont proposé un job à Ian Gillan. 3 jours après, Ian m'appelle et me dit : "Tu sais ce groupe que je suis en train de rejoindre - dont je n'avais jamais entendu parler, en Angleterre Deep Puprle n'était pas célèbre du tout - ce groupe cherche des morceaux. On a des morceaux. Tu veux rencontrer le gars qui est aux claviers, on va placer nos morceaux ?", j'ai dit "D'accord. " J'y suis allé avec une guitare acoustique, on a joué tous nos petits morceaux. Je les ai joués à John et John a dit : "Il n'y a rien de bien pour Deep Purple, mais on enregistre un morceau ce soir. Est-ce que tu aimerais jouer avec nous ?", je dis : "Oui, bien sûr. " C'était mon audition et la chanson s'appelait Alléluia. La première fois que j'ai rencontré Ritchie Blackmore et Ian Paice, c'était ce jour-là et ça a changé ma vie. Un jour, pas un jour, un instant peut changer votre vie.

    C'est évidemment un morceau super classique, je crois que c'était la grand mère de Ritchie Blackmore qui aimait ce morceau qui va donner l'idée du nom du groupe de Deep Purple.

    C'est un morceau, je ne me souviens pas de qui l'a composé, mais c'est un morceau des années 40 et c'est une très jolie chanson. Je n'étais pas là à l'époque, moi je suis le petit dernier du groupe. Je les ai rejoints 1 an plus tard mais je connais l'histoire. Il y avait une liste dans la salle des répétitions avec des noms qui étaient assez dingues d'ailleurs. Le nom Deep Purple avait beaucoup à raconter, mais c'était très mystérieux aussi. Ça a collé et je trouve que c'est un très nom. Il y a une sorte de magie.

    Une musique qui est restée, on va l'entendre, c'est un riff guitare devenu légendaire. C'est vous, qui avez eu l'idée, Roger Glover, de Smoke on the water ?

    C'était à peu près un jour après l'incendie, je me suis réveillé dans une chambre d'hôtel, j'ai prononcé ces mots à haute voix dans une chambre vide. J'ai dû les rêver.

    C'était à Montreux, il y avait eu un incendie autour des installations de Frank Zappa.

    En fait, on cherchait à enregistrer un album, pas dans un studio, dans une salle de bal, un endroit, sur scène parce que les studios c'est très mort comme son. On voulait un son très vivant. A l'époque, les présentations en scène étaient dingues, très énergiques, très fortes. On est arrivés avec le studio mobile des Rolling Stones, on l'avait loué pour 3 semaine. Le feu s'est déclenché pendant la représentation de Frank Zappa. Ça s'est produit avant qu'on ne rentre notre équipement. Et Claude Nobs nous a fait entrer dans une petite salle, qui s'appelait Le pavillon, et on a enregistré nos premiers morceaux avant que la police ne nous arrête parce qu'on jouait trop fort. Donc, il fallait trouver un autre endroit, il nous a fallu 5 jours pour trouver un autre endroit pour enregistrer. Le grand hôtel était fermé pour la saison, il faisait froid, c'était l'hiver. Il a fallu mettre des chauffages industriels, des projecteurs rouges, des matelas. C'est là où on a enregistré l'album. Mais ce n'est qu'à tout à fait la fin de l'album, qu'on s'est rendu compte qu'il fallait un morceau de plus. On s'est dit "Le truc, le jam qu'on a fait ailleurs ?". Une prise brute, "Allez, on le fait, on le met dedans. On va l'appeler Smoke on the water. " C'était juste un morceau additionnel et on n'a jamais pensé que ça serait vraiment quelque chose qui nous accompagnerait pendant toute notre carrière. C'était juste un petit morceau en plus.

    Machine Head.

    (musique)

    Merci, Roger.

    C'était un plaisir, merci beaucoup de m'avoir accueilli.

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    00:08:24
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