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  • L'invité

    Les Louanges, Anatole

    Entretien avec un invité au coeur de l'actualité politique, économique, culturelle...

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Mind blown ! Non mais sérieux, j'étais triste, je n'étais pas bien, mais en vrai les gars, c'est le (chamane de Blainville).

    J'ai la joie d'accueillir Les Louanges. Yeah ! Le voilà, il est là et il est sur la Place des Arts de Montréal, avec la scène derrière, pour les Francos. Oui. Et le bonheur de jouer comme ça, devant le public.

    Oui, vraiment c'est cool. Mais là (à date là), on va jouer demain et on joue tout à l'heure, quasiment dans une trentaine de minutes. Mai (...)

    Mind blown ! Non mais sérieux, j'étais triste, je n'étais pas bien, mais en vrai les gars, c'est le (chamane de Blainville).

    J'ai la joie d'accueillir Les Louanges. Yeah ! Le voilà, il est là et il est sur la Place des Arts de Montréal, avec la scène derrière, pour les Francos. Oui. Et le bonheur de jouer comme ça, devant le public.

    Oui, vraiment c'est cool. Mais là (à date là), on va jouer demain et on joue tout à l'heure, quasiment dans une trentaine de minutes. Mais c'est plus un showcase comme des pros là et tout. Mais sinon cette semaine, je suis allé chanter une chanson avec Ariane Moffatt à son concert. J'ai joué pendant trois minutes devant 20,000 personnes. Oui. Enfin, je ne sais pas s'il y avait autant de gens là, mais il y avait beaucoup de gens.

    On les a tous comptés… Oui c'est ça. …ils étaient là oui. Moi je me dis la nuit, c'est aussi une panthère, c'est une panthère la nuit en fait, c'est ça ? Oui. Eh bien encore là aujourd'hui, je ne sais pas pourquoi, en fait je l'ai volée tout d'abord cette phrase-là, d'un auteur qui s'appelle Sylvain Trudel, c'est un auteur québécois. Puis j'ai trouvé ça dans un de ses recueils de nouvelles. Il y avait un personnage, qui avait écrit un livre qui s'appelait La petite fille qui croyait que la nuit était un panthère, puis je trouvais ça génial, parce que je trouve ça cool comme figure poétique de faire de la…c'est quoi le mot, ce n'est pas de l'anthropomorphisme ? C'est quand on donne des attributs humains à un animal ou vice versa. Sauf que là, c'était un next level, parce que là c'était carrément la nuit, qui avait les attributs d'un animal. Donc, ça ouvrait plein de portes, ça montrait un peu de la même manière que moi, je viens de la banlieue - au Québec la banlieue, ce n'est pas la banlieue chez vous non plus -, ce n'est pas mal, c'est vraiment un quartier résidentiel très très très tranquille. Donc, un peu, c'est ton échappatoire; même si la vie n'est pas si mal, mais c'est un peu monotone. Et puis, c'est dans la création ou les substances - ou peu importe -… Ah oui, carrément. …mais il faut des fois créer son propre fun, puis des fois c'est ça, c'est aller chercher - je trouve que ça fait un peu cucul là, de dire l'imaginaire là ou peu importe -, mais c'est un peu ça. J'étais capable de "m'amuser" la littérature, même si j'y allais avec des "voyous" au terrain de baseball la nuit. On va sous-titrer pour ceux qui ne parlent pas le québécois couramment. Ah ! ce n'est pas si mal que ça. Ah mais quand même ! Forcez-vous à la maison !

    Eh bien La nuit - comme on le disait - est une panthère, c'est Les Louanges. "Une panthère dans la chambre Devant la caméra, tu danses, Qu'est-ce que je ferai pas pour avoir la chance De gagner mon passeport entre tes jambes"…

    Oui, alors on vient de voir des images de ce clip là, c'est…il faut avoir de l'imagination. Oui oui oui. Ce n'est pas ma réalité, mais je trouvais que tant qu'à faire une chanson sensuelle ou une chanson d'amour, mais pourquoi ne pas aller chercher un côté subversif, aller chercher une version de cette sempiternelle histoire, qui est un peu inédite. Comment faire des (inaudible) qui est super, qui s'écoute bien, qui est assez agréable mais finalement, quand tu réécoutes les paroles, (tu te dis) : "Ah ok non, il y a un petit côté un peu bizarre".

    Merci beaucoup Les Louanges, vous l'avez découvert, c'est formidable.

    Bonjour Anatole. Bonjour. On croyait au monde parallèle, on croyait que tout ça était vrai, cette société secrète mystérieuse, qui était dans votre univers, dans vos disques et vous venez de révéler que eh bien non. Oui, ce n'est que des mensonges. Ah oui, c'est vrai ? Oui oui. Eh bien au tout début de cette aventure-là, je sentais le besoin d'inclure un peu de fantaisie et de fiction, pour donner du poids à la proposition. Puis c'est devenu rapidement très lourd et j'ai préféré liquider tout ça. Oui. La proposition, c'était de s'appeler Anatole. Oui, mais de… D'inventer, eh bien voilà, parce que normalement, c'est Alexandre Martel. Oui oui, voilà. D'inventer un monde, on a commencé il y a peut-être cinq ou six ans et puis je trouvais qu'au Québec, la scène musicale manquait beaucoup de fantaisie et de spectacle avec un grand S. Je trouvais que la plupart des propositions tournaient autour du gars d'à côté qui gratte sa guitare et puis que la scène offrait un potentiel beaucoup plus grand, qui ne demandait qu'à être exploité. Ça veut dire casser les codes. Oui, voilà. Oui casser les codes, puis montrer les codes, mettre les codes en évidence, pour que les gens puissent toujours avoir conscience qu'ils sont dans un spectacle, que tout est construit, même si on chante une ballade qui raconte la vie quotidienne. Tout le monde est faux sur scène, il n'y a pas d'authenticité pour moi. Et donc du coup, ça valait le coup de faire un testament.

    Oui, voilà. Testament, carrément. Oui oui, la mise à mort. Oui, la mise à mort. Oui oui. Puis c'est testament aussi au sens de témoignage. C'est comme le dernier album, ça se veut le témoignage d'une vie sur la route et sur scène. Oui, eh bien justement, ça s'appelle Testament. Regardez, Anatole va vous surprendre. "Je t'attendrai au seuil du désir,

    Ce que ton visage veut dire

    Il devrait dire : "Il ne reste…"

    Oui, c'est gonflé ça quand même Anatole. Mettre en scène sa propre mort, dans un clip comme ça, testament. Oui. Non mais c'est quoi ? Il faut être fou pour faire ça !

    Peut-être oui. Mais c'est comme une mise à mort symbolique, c'est toujours pour mieux renaître, ces choses-là. C'était le but ? Oui, c'était le but, c'est de pouvoir se libérer d'une série d'attentes qu'on avait créée chez le public, je me sentais de plus en plus prisonnier de ce que les gens attendaient de nous. Et puis je préférais tuer ça tout de suite, plutôt que de mourir pour de vrai. On emploie des mots, on dit : "C'est glam ? C'est quoi ?"

    Oui. C'est-à-dire le glam rock, c'est David Bowie, T.Rex… Oui. …c'est ça, en fait, l'héritage ?

    Oui tout à fait, c'est de miser un peu plus sur la grandiloquence que sur l'intimité. Puis je trouvais qu'ici sur scène, au Québec, il y a beaucoup de gens qui refusaient ça et puis c'est souvent même - là ça change de plus en plus - mais pendant un bout de temps, c'était même mal vu de tendre vers ça ou même de prétendre à ça. Au Québec, il y a un problème avec la prétention - j'ai l'impression -, les gens ont souvent tendance à penser que les artistes qui veulent faire autre chose que d'illustrer le quotidien sont d'une prétention qui n'a pas sa place. Mais en fait, c'est juste - au contraire - c'est juste de montrer la réalité sous un autre angle. Et donc de s'habiller différemment. Oui, montrer l'étendue des possibles. "(inaudible)"

    Voulez-vous un aveu sur ma vie privée ? Oui, oui, oui. J'ai dormi avec une veilleuse jusqu'à mes 19 ans, j'étais terrifié par le noir. C'est vrai ? Oui, c'est vrai, oui oui, mais c'est réglé maintenant. On a éteint la veilleuse. Oui, j'ai trouvé une lumière ailleurs. Merci Anatole. Merci.

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    00:08:06
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