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  • L'invité

    Iam

    Invités : Iam, groupe de rap français.

    Le groupe star du rap français fête les 20 ans de son album mythique, "L'École du micro d'argent", sur la scène des Francofolies.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francofolies de Montréal.

    Transcription

    ► "IAM - L’école du micro d’argent"

    Super contents de jouer ici à Montréal ? Ça fait quoi de de se retrouver IAM à Montréal ?

    Toujours content de venir jouer à Montréal, même à Québec. On joue souvent aussi dans la ville de Québec. Donc, c’est un grand plaisir pour nous. Ça faisait longtemps, on jouait souvent au Métropolis, à faire la scène gratuite et tout c’est cool.

    Ça fait quoi de célébrer les 20 ans du "Micro d’argent", Shurik'n ?

    Ça (...)

    ► "IAM - L’école du micro d’argent"

    Super contents de jouer ici à Montréal ? Ça fait quoi de de se retrouver IAM à Montréal ?

    Toujours content de venir jouer à Montréal, même à Québec. On joue souvent aussi dans la ville de Québec. Donc, c’est un grand plaisir pour nous. Ça faisait longtemps, on jouait souvent au Métropolis, à faire la scène gratuite et tout c’est cool.

    Ça fait quoi de célébrer les 20 ans du "Micro d’argent", Shurik'n ?

    Ça nous fait drôle parce que, forcément, quand on fait un album, même si on met tout ce qu’on a dedans, on est loin de s’attendre à ce qu’il ait le parcours que celui-là a eu. Même nous, on ne sait pas comment l’expliquer. Il a été accueilli différemment. Il a été porté à travers les années, à travers les générations même, ce qui est plutôt flatteur pour nous. Mais, on n’explique pas cet engouement, et surtout la continuité. Puis, Montréal, voilà, on a un public. Maintenant, sur la route, on se rend compte aussi qu’on a un public qui très fidèle, très loyal, et que même aujourd’hui, les générations d’aujourd’hui arrivent, on le voit, en concert, arrivent à chanter les morceaux entiers alors qu’ils n’étaient pas nés quand le morceau est sorti. Donc, il y a ce côté transmission aussi qui nous fait super plaisir.

    ♫"IAM - Petit Frère"♪

    Ça rappelle de sacrés souvenirs, Akhenaton ?

    Oui, tous les albums, en fait. On a des attachements et des souvenirs personnels sur chacun de nos albums. Celui-là particulièrement parce qu’on avait pris le risque de le faire complètement enregistrer à New York. On s’est immergé dans cette ville et on a vécu la création d’un album dans une ville qui compte beaucoup pour nous, qui compte beaucoup pour le hip-hop, qui compte beaucoup pour le rap, et cet album-là est vraiment made in New York.

    Et une chanson qui disait : "Nés sous la même étoile". C’est-à-dire que certains naissent dans les choux, d’autres naissent dans la ***. Ça continue ça, Shurik'n ?

    Oui, on parle de disparités. Malheureusement, à ce niveau-là, le combat risque de continuer un bon moment.

    Ça continue et ça s’aggrave même.

    C’est ça aussi le message d’IAM, c’est aussi un message social ?

    Un des messages. Alors, après, tu parlais tout à l’heure de "Micro d’argent". C’est peut-être un des revers, pas de la médaille, mais c’est quand on vient nous dire que malheureusement, nos paroles sont, 20 ans après, encore complètement d’actualité. Ça, c’est quelque chose qu’on déplore plutôt ça.

    Oui, mais il y avait aussi cette dynamique dans les chansons qui disaient qu’il faut se battre. Il y avait ça aussi.

    Oui, ça y est toujours dans nos discours. Sur un morceau, encore il y a quelque mois, qui s’appelle "Grands rêves, grandes boîtes", et c’est un morceau qui traite du fait de dire que quand on rêve à quelque chose, il faut se donner les moyens de le faire. Par contre, même s’il n’y a pas un fatalisme, il y a quand même l’observation de la société telle qu’elle est, quand on part avec des souliers en bois quand on a des runnings à 300 euros pires. Ce sont des règles de la physique ça.

    Mais, finalement, avec le rap, la chanson disait : "j’insistais, le groupe IAM a existé, je roule pour moi, fils. Alors go, tant pis pour la médisance". C’est-à-dire il faut y aller, il faut foncer.

    Il faut avoir des convictions, il faut s’y tenir.

    ♫ IAM - La Saga ♪

    Je pense qu’avec le temps, on est devenu beaucoup plus positif sur beaucoup de choses et sur la manière de voir et d’entrevoir la vie, surtout depuis que, culturellement, nos chaînes d’informations ont basculé vers le dramatique et la vente de la peur pour tout et n’importe quoi. On s’est placé plutôt sous un angle où on a envie de se projeter dans des choses constructives et positives, et pas nécessairement écouter tous les messages qui disent, ça ne va pas. Donc, il faut faire attention à ressasser les choses. Les choses finissent par réellement se passer au final.

    Oui, il y a 20 ans, vous chantiez "Demain, c’est loin".

    Oui. C’est toujours pareil, nous, on vit au quotidien. Les gens nous parlent de ce qu’on pense pour notre carrière, pour le futur. Il n’y a pas ce genre de pensées là. Les pensées de carrière, c’était peut-être quand on avait 20 ans. Maintenant, on est dans le fait de faire les choses et de faire les choses bien au moment où on les fait.

    ♫ IAM - Demain c’est loin ♪

    Qu’est-ce qu’on a à dire sur le Micro d’argent, 20 ans après ?

    Il ne pourra pas parler.

    Voilà, c’est ça. Non, mais, au fond, c’est ça l’histoire d’IAM. C’est une bande de copains.

    L’histoire d’IAM, c’est de vivre de bons moments et d’avoir la chance de faire quand même un métier qui est magnifique. Cette discussion qu’on a là, ce sont des discussions qu’on a avec nos amis ou avec nos enfants, à leur dire que le principal, c’est de se lever et d’être content de faire ce qu’on fait. Nous, on a cette chance-là de se lever tous les jours et de faire de la musique. On n’est pas au chantier, on n’est pas au bagne.

    Certains d’entre vous connaissent des métiers beaucoup moins délicats que celui qu’on fait. Donc, on apprécie tous les jours.

    Mais, le rap, ça sert à ça aussi ? Ça a une fonction dans la société ?

    Ça a une fonction soit de transporter. Il y a certaines paroles qui sont plus poétiques, qui sont de dénoncer, soit de divertir, parce que le rap divertissant, ça doit exister aussi.

    Au-delà du divertissement, au-delà du rap, la culture hip-hop, c’est un vecteur d’éducation populaire. C’est un vecteur de lien social. Actuellement, c’est quasiment la seule culture vivante ou au moins, une des cultures fondamentales de la fin du 20e, début du 21e siècle.

    20 ans après, vous avez toujours le même plaisir, d’abord à être ensemble, et à jouer comme là, ça va être le cas ici aux Franco.

    Vous avez démarré quelque chose là. Il est foutu pour la journée, je vous le dis.

    On le disait dès fois, on est en tournée, on a presque plus d’instants de vie ensemble qu’avec nos propres familles. Donc, il vaut mieux que ça se passe bien. Nous, on a dédramatisé en rigolant et en rigolant de tout. On a même dès fois des points de vue humoristiques sur ce qu’on fait ou sur ce qu’on a fait, ou des concerts, quand on a fait des conneries, quand on s’est pété la gueule. Je me suis étouffé sur scène avec la machine à fumer en disant deux mesures… Quand il y a un qui est tombé de scène. Voilà. C’est des choses qui restent dans nos mémoires, qui restent gravées en nous, comme des grands moments aussi qu’on a pu connaître, de grands moments d’émotion.

    C’est comme le concert aux pieds des pyramides parce que le concert aux pieds des pyramides, il a quelque chose de particulier, c’est que c’est vraiment une connerie qu’on se racontait quand on avait 17-18 ans, on disait : oui, nous, on rentrera un jour, on nous rapatriera aux pyramides, mais sans y croire un seul instant. On s’est trouvé à faire un concert là-bas, c’était magique, vraiment des moments magiques. On était autant spectateur que ce qu’on était. On était spectateur de notre propre concert, moi, j’en ai gardé des souvenirs extraordinaires.

    Merci à tous, c’est IAM, le grand événement de la clôture de ces "Francofolies" de Montréal, tellement contents de faire la fête ensemble.

    ♫ IAM - Je danse le mia ♪

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    00:08:26
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