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  • L'invité

    Laetitia Zonzambé, Blondino

    Invités : Laetitia Zonzambé, Blondino.

    Deux découvertes pour la Fête de la musique depuis les Francofolies de Montréal : la chanteuse centrafricaine Laetitia Zonzambé et le duo français Blondino.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francofolies de Montréal.


    Transcription

    ♫ Laetitia ZONZAMBÉ - Sanza ♪

    Les Francofolies de Montréal, il faut savoir se mouiller Laetitia ZONZAMBÉ.

    Complètement, il faut savoir nager. Ce n’est pas profond, mais il faut savoir nager là-dedans.

    Et surtout savoir faire des concerts, ce qui est extraordinaire, c’est cette ambiance de festival.

    Complètement, on aime ça, c’est le Montréal vivant de l'été, c’est le Montréal qu'on aime, l’hiver est parti, derrière. Donc, on va en profiter, (...)

    ♫ Laetitia ZONZAMBÉ - Sanza ♪

    Les Francofolies de Montréal, il faut savoir se mouiller Laetitia ZONZAMBÉ.

    Complètement, il faut savoir nager. Ce n’est pas profond, mais il faut savoir nager là-dedans.

    Et surtout savoir faire des concerts, ce qui est extraordinaire, c’est cette ambiance de festival.

    Complètement, on aime ça, c’est le Montréal vivant de l'été, c’est le Montréal qu'on aime, l’hiver est parti, derrière. Donc, on va en profiter, et puis vraiment transmettre notre joie de vivre.

    On vient d'entendre un extrait du nouveau clip. Elle dit quoi cette chanson ?

    Alors, "Sanza" déjà, c'est ce qui symbolise ma démarche artistique. Le Sanza, c'est différentes pièces de pagne, différents motifs. Et puis comme on sait, c'est le pagne africain en fait. Alors, le Sanza est un rassemblement de différentes couleurs de pagne, différents symboles et ça, justement, c'est justement un assemblage qu’on arrive à faire avec une certaine harmonie. Il faut avoir le sens de l’équilibre des couleurs, etc. , des motifs. Et moi, je me suis un peu inspirée de ça pour ma musique. Je me dis que dans la création, il y a beaucoup d'influences, il y a beaucoup de choses qu'on aime, il y a beaucoup de choses qui nous inspire, des choses qui viennent de ce qu’on a hérité parce que je viens de la République centrafricaine, donc j'ai mon héritage musical, culturel et des choses qu'on a emprunté et puis qu’on a créées aussi en venant ici, à Montréal, au Canada. J'ai appris autres choses, j’ai rencontré d'autres artistes, j’ai travaillé avec beaucoup de musiciens et ça m’a permis de développer au niveau de la création la musique que je voulais, avoir mon identité, mon authenticité.

    Tout en gardant, Laetitia, en gardant la langue, en gardant les langues.

    Oui, en gardant la langue, en gardant les langues parce que les langues sont importantes, c’est ce qui nous représente. Vous voyez, quand il n'y aura plus rien, même si vous n’avez plus de Canada, vous n'avez plus de territoire, vous avez la culture, elle sera présente même après la destruction de la Terre, c’est ce qui reste en fait. C’est ce qui est transmis aux générations, la langue, les us, les coutumes. Donc, c'est ça, on essaie de garder ça dans notre art, on essaie de garder ça dans la créativité. Donc Sanza, c'est ça.

    Il est loin, à Bangui, le temps où vous étiez à l'Alliance française.

    Oui, mais il fait partie de moi en fait, il fait partie de ma construction artistique, c'est une époque où je commençais, j’ai fait mes débuts à l'Alliance française de Bangui, c’était un espace culturel, d'échanges. Oui, on y apprenait le français, mais en même temps, il y avait des spectacles et puis il y avait des formations. Donc, oui, moi je suis très contente d’avoir commencé là, et puis c’était un très bel espace de création. Et puis ça m'a permis de me construire en tant qu'artiste.

    Oui, et puis de chanter quoi ? La paix ? L'amour ? C'est un message évidemment, quand on est…

    Mais il y a toujours, il y a toujours des messages. Il y a l’aspect qui est joyeux et l’aspect qui est moins joyeux. Donc, c'est vrai que j’ai des chansons qui sont plus ancrées sur de l'actualité. L'actualité chez moi, c'est vrai qu’on vit des moments difficiles, mais en même temps j'ai aussi un message d’espoir, un message pour transmettre la joie de vivre parce qu'on a le souffle de vie et puis on a le devoir de transmettre la joie de vivre. Le monde est sombre, mais il ne faut pas rester dans la noirceur. Donc, moi j’ai une grosse pensée pour la population centrafricaine, c'est vrai qu'elle n’aspire qu’à une seule chose, c’est pouvoir circuler et travailler librement chez elle.

    Merci Laetitia ZONZAMBÉ. Retenez bien ce nom. Un des événements des Francofolies de Montréal. Merci Laetitia.

    Merci.

    Bonjour Blondino.

    Bonjour.

    Un décor parisien, ici, à Montréal.

    Oui, c'est sympa.

    Sympa, on est devant une boulangerie.

    Tout à fait, j’espère qu’il y a du bon pain.

    Il y a un décor, il y a une ambiance… Racontez-moi un peu Blondino, cette aventure, de se retrouver aux Francofolies, en première partie de Safia NOLIN, grande star ici, au Québec.

    Oui, tout à fait. Donc, en fait on lui a demandé de choisir une première partie française, et elle avait écouté mon disque et elle m’a tout simplement proposé de venir ouvrir pour elle, ici, au Théâtre Maisonneuve, qui est en plus un superbe théâtre, donc je suis très heureuse d'être ici.

    Ce n’est jamais sans la nuit vous.

    Jamais sans la nuit, c'est vrai. J’aime la nuit, je pense que c’est une fascination de l’artiste aussi pour la nuit. Un peu pour sa magie, ses mystères et personnellement aussi, j'aime… Pour moi, c’est un moment de calme, de silence en fait, qui me permet de rêver, d’écouter de la musique, de regarder des films et de créer en fait, finalement.

    Dans une ambiance atmosphérique, il faut savoir rêver.

    ♫ Blondino - Bleu ♪

    Un joyau percé depuis lequel la lumière pleure. Ça vous dit quelque chose ça ?

    Eh bien, c'est une belle image.

    Oui, c’est ce qu'ont écrit les Inrocks à propos de votre disque.

    D’accord, je ne m’en souvenais même plus, mais c’était une très belle chronique des Inrocks.

    Oui, c’est touchant finalement de provoquer de l’émotion chez ceux qui écoutent cette musique, très spéciale, c’est une pop électronique, c'est atmosphérique je disais, quelque part.

    Oui, eh bien moi je pense que c'est un voyage intérieur dans lequel j’essaie de faire entrer l'auditeur en fait. De l’emmener en tout cas dans ces expériences de vie, dans ces chansons qui parlent finalement de mon rapport au monde, de mon rapport à la musique. J'ai envie de partager ça et j’ai envie que celui qui va m'écouter ressente en fait des vibrations très fortes.

    Vous les ressentez ces vibrations, quand vous composez. Alors, on peut citer évidemment Jean-Christophe ORTEGA qui crée avec vous.

    Oui, tout à fait. Eh bien moi, à chaque fois que je crée une chanson, je l’aime vraiment, je l'écoute même. J'écoute finalement mes chansons. Alors, c'est peut-être… J’ai toujours peur que ça fasse un peu égotriplé, mais j’écoute vraiment mes chansons, comme j'écouterais les chansons de quelqu’un d’autre.

    Et après, il y a la rencontre avec le public. Comme par exemple ici, aux Francofolies, sur scène.

    Oui, c’est une première. Mais j'ai l’impression que le public est assez ouvert ici, et généreux. En tout cas, j’espère qu’il le sera et qu’il va apprécier mes chansons et ce que j'ai à proposer sur scène, ici, à Montréal.

    J'ai l’impression que ça fait une semaine que vous êtes là. Vous êtes venue en immersion, sentir les choses, comme ça.

    Je me suis dit bon, c’est la première fois, du coup j’en profite un petit peu. Je me suis beaucoup baladée seule, j’aime beaucoup marcher, donc j'ai marché dans la ville. On s'y sent vraiment bien.

    On leur dit quoi là, à tous les Québécois, vous qui les connaissez bien maintenant.

    Non, je ne dirais pas que je les connais bien, mais je leur dis merci d'être si accueillants en fait.

    Vous sentez ça ?

    Ah oui, vraiment. Moi je me balade, j'ai mon plan, c'est vraiment à l’ancienne. Donc j’avais mon petit plan et puis parfois on voit que je cherche sur mon plan, donc… "Ah, tu vas où ? Tu es là, tu vas là…", vraiment c'est super. On se sent bien.

    Blondino, adoptée par le Québec.

    En tout cas moi, j’adopte les Québécois.

    Merci.

    Merci à vous, merci.

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    00:08:27
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