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  • L'invité

    L'INVITE TV5MONDE-21/01/17

    Invitées : les soeurs Boulay.

    Stéphanie et Mélanie Boulay forment un duo d'auteures-compositrices-interprètes québécoises et ont obtenu le Félix de l'album folk de l'année pour "4488 de l'amour".

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Elles sont les révélations de la musique francophone au Québec, les sœurs BOULAY. C'est une joie de les accueillir à l'occasion d’une grande tournée européenne qui est lancée avec le succès au Québec. Bonjour, Mélanie, bonjour Stéphanie.

    Bonjour.

    C'est une merveilleuse histoire, vous êtes vraiment deux sœurs.

    De vraies sœurs, pas comme des religieuses, même vraiment comme des frangines.

    C’est vrai ?

    Oui.

    Et alors (...)

    Elles sont les révélations de la musique francophone au Québec, les sœurs BOULAY. C'est une joie de les accueillir à l'occasion d’une grande tournée européenne qui est lancée avec le succès au Québec. Bonjour, Mélanie, bonjour Stéphanie.

    Bonjour.

    C'est une merveilleuse histoire, vous êtes vraiment deux sœurs.

    De vraies sœurs, pas comme des religieuses, même vraiment comme des frangines.

    C’est vrai ?

    Oui.

    Et alors, toutes les deux, vous avez eu envie un jour de faire un duo, de chanter ensemble.

    On n'a pas eu toujours envie de faire ça, en fait quand on était jeunes on était plutôt comme chien et chat, donc on ne s'entendait pas. Et puis, c’est moi étonnamment qui suis la plus jeune, mais qui a commencé à chanter avant ma sœur. Ma sœur pratiquait mes exercices de chant en cachette. Puis après, elle a commencé à chanter et puis c'est vraiment plus tard, plus à la fin de l’adolescence qu’on a voulu chanter ensemble.

    Oui et ça donne par exemple la nouvelle chanson, c'est "Mamie, mamie", les sœurs Boulay.

    ♫ Les sœurs Boulay - "Mamie, mamie" ♪

    C’est très touchant, c’est tellement une belle chanson.

    Merci, c’est drôle parce qu'hier on l'a joué en Suisse, les gens riaient parce que c'est comme une tristesse un peu qui frôle un peu le ridicule, dans le fond c'est un peu une critique auto dérisoire de notre génération, finalement. Mais oui, moi je trouve ça triste effectivement.

    C'est triste, mais oui, il y a certaines phrases qui font réagir les gens. J'imagine que ça les déstabilise, autant de vérité je dirais parce que c’est vraiment notre réalité qui est pitchée de manière un peu crue.

    Oui et c'est beau comme tout ce que vous chantez. Il y a de l'émotion et

    finalement vous chantez vos amours, vos sentiments, vous partagez les choses de la vie d'aujourd’hui. L’inspiration, ça vient comme ça.

    On parle beaucoup de ce qu'on vit, on parle beaucoup de notre génération de jeunes femmes dans la mi-vingtaine, on parle d'e nos amitiés, de nos amours.

    Oui, des amours qui vous plaquent parfois.

    Avec une vie, comme on a, avec la tournée, vivre dans ses valises qui est souvent loin de la maison, ça fait que c'est difficile d’entretenir des relations durables finalement.

    Vous avez, je le disais, toujours chanté Stéphanie, toutes petites, vous aviez envie de chanter avec votre sœur.

    Non, moi j'ai vraiment commencé à 14 ans pile. J’ai commencé avant, mais je le faisais en cachette, je croyais que je n’avais pas de talent finalement parce que ma sœur avait été vraiment découverte à partir de l’âge de 7 ans, on faisait des concerts devant des salles de 100 personnes et moi j'étais dans l’ombre, je ne savais pas vraiment où je m'en allais, je pensais que je n’avais pas de prédisposition pour le chant jusqu’à ce que je fasse "non, je m'en fous, j'y vais". Et puis je suis sortie du placard et à partir de ce moment-là on a commencé à chanter ensemble. On a eu du va et vient, on est partie chacune de notre côté, on est revenue.

    On a chanté avec la chorale de notre village, chorale de moyenne d’âge 60 ans et plus, on était les deux seules enfants dans la chorale. Puis, il y a eu plein d’expériences où on était ensemble et d’autres où on était séparée.

    Oui, vous vous tenez par les chignons du cou ou pas ? C'est une expression québécoise. Ça veut dire quoi d’ailleurs par les chignons du cou ?

    C'est une expression qui est comme une image, la maman chat qui agrippe son chaton par le cou et puis c'est en fait un appel à laisser aller son cœur et à suivre un peu ses convictions. Mais oui, sinon se crêper le chignon c'est une autre expression, ça veut dire se chamailler et ça on le fait aussi.

    Ça, c'était l’un des premiers clips. Regardez, donc Les sœurs Boulay.

    ♫ Les sœurs Boulay - Par le chignon du cou ♪

    Et les chanter, la voix cassée. Vous vous revoyez là, c’était il y a quelques années déjà.

    On a changé, ça fait quand même 4 ans, mine de rien. L'eau a coulé sous les ponts depuis un peu pour nous, disons.

    C'est notre premier clip, en plus on n’avait pas d’expérience avec la caméra et tout ça donc c'était particulier.

    Et c’est beau parce qu’au fond sur scène, vous vous réalisez. Alors il y a des percussions, vous chantez avec vos guitares et puis vous jouez des percussions en même temps, c’est très étonnant.

    Au début on jouait à deux, pas par volonté, mais par nécessité, et puis finalement on a décidé qu'on avait envie de devenir un band à deux. Donc, on a commencé à jouer de toutes sortes d'instruments. Au début c'était vraiment un défi, on n’était pas bonnes du tout, et puis on a beaucoup pratiqué et finalement on réussit à deux à donner l'effet d'un groupe au complet.

    Oui, un free group parce qu'évidemment vous mélangez vos voix, vous chantez à la fois l’une et l’autre et puis vous mélangez vos voix et ça crée quelque chose d’unique finalement ce duo.

    Oui, et je pense que le fait qu'on vienne de la même famille aussi, on a des cordes vocales assez similaires donc quand on chante les gens souvent, ils ne savent pas qui chante quelle voix, et puis même nous quand on réécoute les enregistrements, on confond nos propres voix à un point tel qu'elles se mélangent.

    "Cul-de-sac", on voit ça beaucoup marqué au Québec. Il y a des "Cul-de-sac" partout.

    Oui, surtout en région.

    Ça vous a inspiré une formidable chanson Les sœurs Boulay.

    ♫ Les sœurs Boulay - Cul-de-sac ♪

    Voilà, moi j'ai trouvé ça, c’était il y a quelques années déjà, le premier album, je ne sais pas si on le voit. Toutes petites là, trop mignonnes Les sœurs Boulay. Vous étiez où là au Québec à ce moment-là ?

    En Gaspésie. C'est notre lieu de naissance. C’est notre papa qui prenait des très belles photos, mais qui ne savait pas qu’il avait un talent particulier en photographie.

    On a trouvé ça dernièrement quand on est allés passer Noël chez notre père, et puis on a décidé que ça allait être ça la pochette de notre premier disque. C'est une belle introduction à nous.

    Alors, c’est beau parce que vous chantez devant les publics, je veux dire il y a une tournée européenne. Après Paris, on vous a vues, on va vous revoir. Et alors comment réagit le public français là parce qu’il y a beaucoup d'expressions québécoises dans vos chansons comme ça ? On s'amuse beaucoup.

    Je pense que les gens réagissent de mieux en mieux. Au début on sentait qu'il y avait une espèce d'incompréhension, mais là on a développé une façon de parler aux gens pour qu’ils comprennent finalement. Et puis, on explique beaucoup les expressions de base.

    Vous leur dites quoi par exemple aux petits Français, vos cousins ?

    Par exemple, on a une chanson qui dit "Je ne serai jamais ta blonde", parce qu’au Québec, être la blonde de quelqu'un ça veut dire être la copine de quelqu’un, mais les gens pensent que c’est des cheveux blonds, mais ça n’a rien à voir avec la couleur des cheveux. Donc, avant la (inaudible) on leur explique finalement qu’une blonde c’est une copine.

    Et je pense qu’on fait beaucoup d'humour aussi.

    Oui, vous vous charriez beaucoup parce que c’est vrai qu’il y en a une qui est née avant l'autre, et l’autre n’est pas vraiment finie, c’est ça ? Ça, vous l’avez dit.

    Oui, on se taquine beaucoup, on joue avec le fait qu'on est sœurs justement, puis les gens pensent qu'on n'a aucune complicité, mais au fond on est aussi très, très opposées, on est capable de se chicaner, et puis on est capable de se dire la vérité, on est très franches.

    Merci beaucoup les sœurs Boulay.

    Merci pour l'accueil, vraiment.

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    00:08:09
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