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  • L'invité

    Charlotte Abramow

    Invitée : Charlotte Abramow, photographe et réalisatrice belge

    Elle a mis en images la célèbre chanson de Georges Brassens "Les Passantes" et l'a transformée en hymne à toutes les femmes.

    Présentation : Patrick Simonin

    Transcription

    Bonjour Charlotte ABRAMOW.

    Bonjour.

    Révélation de la photographie en Belgique. On est ravi de vous accueillir sur TV5 Monde. On va parler de votre travail, de ces photos étonnantes que vous faites, et surtout, votre sujet, ce sont les femmes.

    Oui, c'est vrai. Eh bien, j'en suis une déjà. C'est vrai que ça m'a toujours inspiré. Je ressens vraiment une proximité avec les femmes. Ça m'a toujours inspiré de vouloir les représenter et voilà, je le fais aujour (...)

    Bonjour Charlotte ABRAMOW.

    Bonjour.

    Révélation de la photographie en Belgique. On est ravi de vous accueillir sur TV5 Monde. On va parler de votre travail, de ces photos étonnantes que vous faites, et surtout, votre sujet, ce sont les femmes.

    Oui, c'est vrai. Eh bien, j'en suis une déjà. C'est vrai que ça m'a toujours inspiré. Je ressens vraiment une proximité avec les femmes. Ça m'a toujours inspiré de vouloir les représenter et voilà, je le fais aujourd'hui avec ce fameux clip.

    On va parler de ce clip, j'allais presque dire, féministe.

    Oui, eh bien, oui, oui. On peut le dire. Ce n'est pas un mot qui me fait peur. C'est assumer et c'est surtout un regard bienveillant sur la femme et une vraie volonté de montrer qu'il ne doit pas y avoir de barrière pour la femme, montrer que c'est important qu'elles soient toutes représentées et qu'elles aient toute la parole, et surtout qu'on arrête de porter des jugements de valeur sur elle.

    C'est une chanson de Georges BRASSENS qui l'inspire. Regardez.

    ♫ Georges BRASSENS - Les passantes ♪

    On voit le maximum d'images de cette chanson, de ce clip. On va continuer de regarder ces images étonnantes. Charlotte, vous nous racontez quoi à travers ces portraits de femmes ?

    Eh bien, beaucoup, beaucoup de choses. C'était la volonté du clip. C'était d'emmener dans un maximum de tableaux photographiques possible en 4 minutes et quelques. J'avais vraiment cette envie de faire comme une ode à la femme, à sa liberté, à sa diversité, et du coup, d'essayer de représenter le maximum possible de femmes dans ce clip, de tous genres, de toutes sortes, de toute allure, de toute couleur, et de tous métiers. J'avais envie qu'on ne soit pas que dans un truc contemplatif où les femmes sont juste là pour être regardées, mais qu'elles soient dans l'action, qu'elles soient dans le sport, dans des métiers parfois qui sont dits "d'homme" entre guillemets comme le métier de pompier. Je voulais vraiment montrer que c'est ce genre de représentation… Qu'il serait chouette de plus voir pour vraiment que ça devienne presque banal en fait et qu'on ne se pose plus la question : "Une femme devrait faire ceci ou ne devrait pas faire ça". C'était un peu ça l'idée.

    Regardez encore le clip avec BRASSENS.

    ♫ Georges BRASSENS - Les passantes ♪

    On a vraiment envie de vous applaudir. C'est pour ça qu'on a regardé vraiment cette chanson jusqu'au bout. Je voulais vraiment que tout le monde la voie.

    Merci, ça me touche. Ça me fait plaisir.

    C'est étonnant. C'est incroyable ce que vous avez fait sur cette chanson de BRASSENS sur un poème d'Antoine POL.

    Eh bien, c'est vrai que je suis très touchée de cette espèce de passation et du fait que, au final, c'est un texte qui a été écrit, il me semble, en 1911 et après ça a été mis en musique par Georges BRASSENS. Maintenant, c'est moi, une jeune femme, qui met des images dessus. Donc, je suis vraiment très touchée de cette espèce de lien intergénérationnel qui se fait. Je pense que c'est super aussi pour les spectateurs. Ça permet au film d'être vu par toutes tranches d'âges.

    Qu'est-ce qu'il faudrait retenir de ce clip et de ce message qu'il y a derrière, de la jeune femme que vous êtes ?

    Je dirais que mon message, c'est vraiment une invitation à ouvrir son esprit, à essayer de déceler chez soi, qui qu'on soit, les mécanismes de pensée qui peuvent être parfois ancrés en nous. On peut parfois avoir des pensées, sans s'en rendre compte, qui ne vont peut-être pas forcément dans le sens de la liberté de la femme, et vraiment inviter à voir tout type de femmes, et se dire qu'en fait les corps sont beaux, de quelques formes qu'ils aient, c'est beau. Une femme pompier, ça ne devrait pas poser de problème non plus. Ce genre de chose, en tout cas, vraiment, s'ouvrir l'esprit, c'était mon invitation et ma proposition. C'était vraiment bienveillant.

    Il y a cette extraordinaire chanson qui s'appelle "Je veux tes yeux", Angèle, avec qui, évidement, vous travaillez sur le deuxième clip. On va voir des images. C'est encore, aussi, finalement, une ode à la femme quelque part.

    C'est vrai. C'est vrai, je… C'était quelque chose de chouette parce qu'avec Angèle, on a vraiment une complicité. On est toutes les deux Belges, on travaille de manière indépendante, on est dans la même classe d'âge, donc il y a une vraie complicité qui s'est créée. Ce clip se cale sur la chanson et la chanson parle justement de drague virtuelle, du monde d'aujourd'hui, du fait qu'on s'envoie des messages, qu'on reste dans l'attente. Il y a les fameux sons du message qui arrivent et tout. Et voilà, j'ai vraiment voulu imaginer ce clip comme si on était dans la tête d'Angèle, et du coup, la mettre vraiment seule au milieu de rien, qui marquait un peu sa solitude face à cette attente interminable. Après, on part vraiment dans un truc complètement délirant où les yeux et les bouches se rencontrent avec ce côté un peu hypnotisant de la chanson et répétitif, comme si on partait dans la projection de ses fantasmes et de ses délires.

    Écoutez quelques secondes.

    ♫ Angèle Van LAEKEN- Je veux tes yeux ♪

    On voulait vraiment saluer la jeune artiste que vous êtes, une grande liberté finalement et d'inventer un langage visuel à travers la photo et l'image.

    C'est vrai que j'ai commencé la photo quand j'étais assez jeune, quand j'avais 13, 14 ans, mais ce n'est qu'avec les années que j'ai compris que la photo avait un vrai moyen d'expression, que c'était vraiment un média qui permettait de communiquer des choses. J'aime beaucoup m'amuser à faire des images qui soient très esthétiques parce qu'elles permettent un point d'accroche aux spectateurs. Du coup, on peut dévoiler des messages à travers ces points d'accroches très esthétiques.

    On a l'impression qu'il y a un monde devant vous, d'invention, de langage.

    Eh bien, merci, ça me touche beaucoup. C'est ma manière de m'exprimer. Je suis super contente de pouvoir mettre toutes mes idées là-dedans et qu'il y ait des gens qui soient là pour m'écouter.

    Regardez quelques-unes de ces images, c'est beau.

    Merci, c'est gentil.

    C'est le regard, c'est plus que le regard.

    C'est "Je veux tes yeux", ils sont bien là.

    Merci Charlotte ABRAMOW. On est vraiment ravi de vous accueillir, "Les passantes", BRASSENS, avec Charlotte ABRAMOW pour la réalisation. Eh bien, vous pourrez voir ce clip sur TV5 Monde, notre hommage aux femmes. Merci d'avoir été avec nous.

    Merci beaucoup. Merci infiniment.

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    00:08:04
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