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  • L'invité

    Ibrahim Maalouf

    Invité : Ibrahim Maalouf, musicien franco-libanais.

    Le célèbre trompettiste recrée le répertoire de Dalida dans un nouvel album "Dalida by Ibrahim Maalouf", avec la participation de -M-, Alain Souchon, Mika, Rokia Traoré, Arno...

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Ibrahim MAALOUF ! Quel bonheur de vous accueillir Ibrahim ! Avec un album qui porte en lui la lumière d'une star. D'une star éternelle, qui ne nous a jamais quittés. C'est un visage, c'est celui de DALIDA ! C'est Ibrahim MAALOUF qui interprète DALIDA, avec une flopée de stars. Mais quel projet !

    Mais je suis ravi ! Merci de m'inviter !

    Quel projet ! Quelle envie de faire revivre ce répertoire de DALIDA !

    J'ai écouté DALIDA beaucoup dans mon enfance. Ma m (...)

    Ibrahim MAALOUF ! Quel bonheur de vous accueillir Ibrahim ! Avec un album qui porte en lui la lumière d'une star. D'une star éternelle, qui ne nous a jamais quittés. C'est un visage, c'est celui de DALIDA ! C'est Ibrahim MAALOUF qui interprète DALIDA, avec une flopée de stars. Mais quel projet !

    Mais je suis ravi ! Merci de m'inviter !

    Quel projet ! Quelle envie de faire revivre ce répertoire de DALIDA !

    J'ai écouté DALIDA beaucoup dans mon enfance. Ma mère écoutait DALIDA tout le temps. Voilà, ça s'est fait…C'est le label historique de DALIDA. Donc Barclays, qui m'a d'abord proposé ce projet, que j'ai en premier refusé, parce que j'avais peur de faire un hommage, un énième X hommage. Comme ça se fait beaucoup en ce moment. Je me suis dit : "Ce n'est pas trop mon… Voilà, ce n'est pas trop mon délire d'aller vers ça". Puis finalement, je suis revenu vers le label en leur disant : "Écoutez, si vraiment vous me donnez les cartes pour faire vraiment un album comme j'ai envie de le faire, que ça devienne "mon" album, alors, à ce moment-là, je suis d'accord pour le faire". Et ils ont accepté toutes les conditions que j'avais fixées. C'est-à-dire, de choisir moi les chansons, qu'on ne m'en impose pas. Choisir moi les chanteurs et les chanteuses. Et que pareil, on ne m'impose personne, ou qu'on ne m'interdise rien. Et que l'arrangement, je puisse le faire comme j'en ai envie. Donc, j'ai fait un arrangement avec Big BAND etc. , ils m'ont donné les moyens de le faire. Donc j'étais… vraiment c'est une très, très belle expérience. C'est une très belle aventure, très belle rencontre. Et une expérience vraiment inoubliable, pour moi.

    Alors, il y a Thomas DUTRONC, Rokia TRAORÉ, Monica BELLUCCI. On l'entendra tout à l'heure. C'est MIKA, M, un casting d'enfer. Je vous propose d'ailleurs, de vous retrouver tout de suite, dans un décor d'ambiance pour "J'attendrai", avec Mélody GARDOT.

    "J'attendrai le jour et la nuit, j'attendrai toujours ton retour. J'attendrai, car l'oiseau qui s'enfuit vient chercher l'oubli, dans son nid. Le temps passe et court, en battant tristement, dans mon…"

    Voilà, c'est presque l'ambiance brésilienne, hein. (inaudible)

    Mais c'est…c'est l'ambiance brésilienne, oui. Mais c'est toute la magie de DALIDA. C'est-à-dire que pour moi, elle a, dans cette identité artistique musicale et humaine, elle a cet éclectisme culturel, qui fait qu'aujourd'hui, quand on a envie de lui rendre hommage, on a envie de le faire au Liban, à Baalbek, avec une chanteuse américaine, crooneuse de jazz, en chantant de la musique presque brésilienne, sur des sonorités un peu orientales. Voilà, c'est ça, en fait pour moi, DALIDA, c'est cette artiste qui a su parler un peu à tout le monde, à toutes les cultures ; et je parlais il n'y a pas pas très longtemps avec son frère, Orlando, qui me disait que c'était étonnant, parce qu'elle était considérée comme italienne en Italie, considérée comme égyptienne en Égypte, libanaise au Liban, française en France, etc. , et personne ne s'imagine qu'en fait, elle était autre chose que ce qu'elle est dans leur pays, dans le pays en question.

    Oui. Et extraordinaire éclectisme, regardez cet album, cette pochette superbe. Elle est rayonnante !

    Elle est rayonnante. J'ai choisi cette photo. Et encore une fois, c'est Orlando qui nous a donné l'autorisation de l'utiliser, parce que justement, c'est Yolanda, quoi, c'est "qui elle était" en vrai. Et c'est ce que j'ai essayé de faire avec cet album. C'est-à dire, enlever toutes les paillettes que ses chansons. Enfin, vous vous rappelez, quoi. Toutes ces chansons de DALIDA, toujours avec beaucoup d'orchestre, des paillettes. C'est le feu d'artifice à chaque fois. J'avais envie d'enlever tout ça, et d'essayer de savoir qui était vraiment DALIDA, les choix des chansons qu'elle fait, qu'elle faisait. Pourquoi elle avait choisi cette chanson ? Parce que les paroles parlent de sa vie, parlent d'elle, d'une certaine manière, avec de telle délicatesse, telle force, etc. , de reprendre vraiment l'essentiel. Et c'est la photo qu'on a…que j'ai choisie pour la pochette. Pour moi, c'est elle. C'est ça, DALIDA.

    Oui. Elle avait fait un duo avec Alain DELON, ça s'appelait "Paroles, paroles". Et ce qui est incroyable, c'est que là, ben vous inversez. C'est-à- dire que le rôle d'Alain DELON, et ben, c'est Monica BELUCCI. Et puis, celui de DALIDA, c'est M. C'est un incroyable inversement, hein ?

    Parce que c'est… En fait, ce n'est pas si incroyable que ça, dans le sens où c'est…si on écoute les paroles, si on écoute le sens de cette chanson, à quelle époque elle a été faite, sous quel…quel était l'état d'esprit de l'époque, etc. , Si on veut le refaire aujourd'hui, ce serait complètement anachronique de trouver un acteur un peu macho, et une une chanteuse un peu délicate etc. , et de le faire de cette manière, ce n'est plus du tout d'époque, on serait complètement à l'opposé de la vérité d'aujourd'hui. Donc, il fallait adapter, et cette douceur qu'a DALIDA, dans "Paroles, paroles", elle qui dit à cet homme : "Mais tu me racontes n'importe quoi etc. ", il fallait ça.

    C'est extrêmement sensuel, hein.

    Alors c'était sensuel d'un côté, puis c'était…il y avait un rapport homme/femme qui était finalement pas simple, et assez étonnant. Et il fallait essayer de reproduire ça aujourd'hui. Or, aujourd'hui, l'homme accepte sa tendresse et sa part de douceur, et les femmes ont pris le dessus, sur certaines choses, ne se laissent plus faire, et tant mieux, et c'est cette femme-là que représente Monica BELLUCCI. Celle qui s'est affranchie, et qui a une certaine autorité aussi, sur l'homme, donc…

    Regardez, un très court extrait de "Taratata", de notre ami NAGUI. Regardez !

    "Paroles, paroles, paroles" "Écoute-moi", "Paroles, paroles, paroles", "Je t'en prie", "Paroles, paroles paroles", "Je te jure", "Paroles, paroles paroles, paroles, paroles, et encore des paroles"…

    C'est fantastique ! Quel moment ! Quel merveilleux moment !

    Oui, vraiment ! Ça me fait plaisir de voir ces images !

    Oui. Quelle extraordinaire IZÏA ! Parce qu'alors là, vous lui faites reprendre un "Laissez-moi danser", qui est un des tubes discos de DALIDA. Elle n'était pas très chaude pour le faire, hein ?

    En fait si, elle avait envie qu'on essaye, elle est venue au studio chez moi, pour qu'on travaille. Le seul truc, c'est que je pense que la proposition que je lui ai faite…en fait, passer de la disco à autre chose, c'est délicat. Parce qu'il ne faut pas non plus banaliser la chanson, il ne faut pas lui enlever ce côté…enfin, je ne sais pas, c'était une mission qui était très difficile, sur "Laissez-moi danser".

    Écoutez ça, écoutez la voix d'IZÏA.

    "…et ça ne va pas, je tourne le disque, je vais, je viens, j'ai appris à vivre, comme si j'étais libre et en équilibre, moi"…

    C'est vraiment votre écriture, j'allais dire, votre regard sur une immense artiste populaire. C'est extraordinaire, comme expérience, de faire ça !

    Oui. Merci de le présenter comme ça ! C'est vraiment mon regard ! Je ne crois pas que cet album va forcément parler à tout le monde. Beaucoup de gens vont dire : "Mais (c'est) DALIDA, ce n'est pas ça ! Non, mais DALIDA, c'est la fête ! C'est le karaoké, c'est les mariages. Moi, j'ai envie de… J'avais envie de revenir à quelque chose de plus vrai. Je donne un exemple : vous avez parlé tout à l'heure de la chanson "Salma, Ya Salama". Tout le monde chante ça. Dans les mariages, on danse dessus : "Salma Ya Salama" etc. En plus, c'est une vieille chanson arabe, de Sayed DARWICH. Et pourtant, si on écoute les paroles, les paroles racontent cette histoire de celui qui est exilé, qui part, qui quitte là où il a vécu, là où il a grandi, pour aller ailleurs, en pensant que ça sera mieux. Et une fois qu'il arrive dans cette oasis, il se rend compte. En fait, non, ce n'est pas ce qu'il en pensait. Ce n'est pas l'oasis qu'il croyait, et il va devoir repartir pour chercher encore. Et ce drame de l'exil, ce drame de l'exode, c'est ça dont parle la chanson "Salma Ya Salama". Et les gens dansent dessus dans les mariages, sans savoir de quoi ça parle. Et voilà, donc c'est…tout cet album, c'est la vérité. C'est une certaine notion de la vérité, quant à la vie de DALIDA. Ce qu'elle a voulu chanter, ce qu'elle a voulu raconter dans ses chansons.

    Merci Ibrahim MAALOUF, disque formidable, voilà. Vous allez l'écouter, et l'écouter encore, et encore : DALIDA, by Ibrahim MAALOUF. On était très heureux de vous recevoir.

    Merci beaucoup !

    À bientôt, Ibrahim.

    À bientôt.

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    00:08:18
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