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  • L'invité

    Kad Merad, Rachid Hami

    Invités : Kad Merad, Rachid Hami.

    Kad Merad, l'un des comédiens préférés des Français, est à l´affiche du nouveau film de Rachid Hami « La Mélodie ». Un film drôle et touchant où un professeur transforme la vie d´enfants des quartiers en leur apprenant la musique.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Ça s'appelle "La Mélodie", c'est un film formidable réalisé par Rachid HAMI qui est avec nous, et à ses côtés l'un des grands comédiens du film, c'est Kad MERAD. Bonjour à tous les deux. Kad, j'allais presque dire c'est un film coup de cœur, vraiment.

    Tant mieux, parce que c'était un coup de cœur pour moi aussi à la lecture du scénario, et puis surtout un coup de cœur pour ce réalisateur, Rachid HAMI, qui a 30 ans. Toujours 30 ans ou pas ?

    Pas encore, je m'enfonce là, (...)

    Ça s'appelle "La Mélodie", c'est un film formidable réalisé par Rachid HAMI qui est avec nous, et à ses côtés l'un des grands comédiens du film, c'est Kad MERAD. Bonjour à tous les deux. Kad, j'allais presque dire c'est un film coup de cœur, vraiment.

    Tant mieux, parce que c'était un coup de cœur pour moi aussi à la lecture du scénario, et puis surtout un coup de cœur pour ce réalisateur, Rachid HAMI, qui a 30 ans. Toujours 30 ans ou pas ?

    Pas encore, je m'enfonce là, je suis à 32, ça y est j'ai passé le cap.

    En fait, quand on a tourné, il avait 30 ans, et comme c'était pratiquement l'année dernière, voilà. Oui, c'est un coup de cœur, un vrai coup de cœur, bien sûr, pour l'histoire, pour les enfants, pour l'ensemble des comédiens.

    C'est des gosses incroyables qui vont apprendre, finalement la vie, à travers un instrument de musique, à travers la musique.

    Je pense que la musique est un vecteur d'expression pour eux, et les gamins que j'avais croisé dans le programme des mousses. Et quand j'ai rencontré ces enfants-là pour mon film, ils m'ont juste bouleversé. Une fois qu'ils avaient le violon entre les mains, j'avais mille et une possibilité de raconter ce film, et c'est comme ça qu'on a débuté l'aventure avec Kad, c'est-à-dire à un moment donné, c'est une rencontre entre un être humain, un instrument, et un film.

    Allez, c'est la mélodie de Rachid HAMI, regardez.

    Tu t'assois.

    Monsieur Simon DAOUD, votre professeur de violon.

    Bonjour, est-ce que vous connaissez de la musique classique ?

    Wolfgang Amadeus Beethoven, il a fait le truc là…

    Céline Dion.

    Mais t'es imbécile.

    Comment vous avez atterri ici ?

    Comment ça ?

    Moi, avant tout je veux m'assurer que vous resterez bien avec les enfants jusqu'au concert.

    On peut pas se permettre de changer de prof.

    Allez on se remet en place, de manière un peu plus pacifique s'il vous plait.

    Non mais ils sont incapables de se concentrer pendant de 30 secondes.

    Stop, s'il vous plait.

    S'ils n'ont pas envie d'apprendre, on ne va pas les forcer.

    Qu'est-ce que tu fais là ?

    Je suis juste venu voir le violon.

    Pourquoi ? Ça t'intéresse le violon ?

    Oui.

    Ça vous dérange pas un élève de plus ?

    Voilà, un élève de plus. Ça va être incroyable ce petit gosse là, Arnold, qui va lui aussi se mettre au violon avec la classe. C'est ça l'histoire finalement, c'est "est-ce que ça va être possible de faire un concert avec tous ces enfants ?"

    Oui, de manière simple, c'est exactement comment des enfants vont rencontrer un instrument et ne vont pas devenir des grands joueurs, il ne faut pas rêver. Ce n'est pas en une année scolaire qu'ils vont devenir des grands violonistes, mais en revanche, ils vont atteindre ou pas, vous le verrez à la fin du film, le but ultime, c'est d'aller jouer dans une salle de concert, la Philharmonie en l'occurrence, et d'aller interpréter dans un grand concert classique, devant les parents d'élèves, devant du public. Voilà le chemin. Et ce petit là qui va arriver, va être un peu plus doué que les autres, c'est un peu le prodige au milieu de tous ces enfants.

    Oui, vous êtes Simon DAOUD. C'est évidemment quelqu'un qui joue du violon lui-même, qui se retrouve dans cette école, qui est quelqu'un d'introverti, un peu timide, qui va finalement apprendre aussi beaucoup de choses.

    C'est-à-dire qu'il est parachuté un peu dans cet univers qui paraît comme ça, un peu agressif pour lui, puisque c'est vrai que c'est un personnage qui est très effacé, très diminué par la vie, qui est un bon violoniste, qui donne des cours, mais qui n'est pas un grand concertiste, mais qui a priori est content de sa condition de musicien, mais il ne travaille pas beaucoup. Et puis quand il rencontre ces enfants, au départ, il y a un choc, tout d'un coup, il rencontre des enfants très turbulents, vraiment turbulents quand même. Au départ il faut que chacun trouve sa place, lui va réussir à les emmener vers la musique classique, vers le violon, et vous allez voir que ces enfants vont eux aussi se transformer, comme ces enfants vont le transformer lui aussi, en fait. C'est un échange entre les deux, ce n'est pas un type qui apprend à des enfants à jouer, ce sont des enfants qui apprennent à un type à devenir humain.

    On va revoir encore des images de ce film, Rachid HAMI. Finalement, c'est un film plein d'espoir, plein d'enthousiasme.

    C'est un film que je voulais humaniste, c'est très important pour moi de faire un film humaniste qui soit capable d'ouvrir des horizons à ces enfants-là, et je voulais aussi apporter un peu d'horizontalité dans ce cinéma-là, parce que souvent on a un professeur qui apprend quelque chose aux élèves, mais cette fois-ci comme le dit si bien Kad, c'est aussi eux qui lui apprennent la vie. C'est de ces enfants-là qu'émane la vie dans le film, et c'est dans cet échange-là que tout ce petit groupe en sort grandi.

    Oui. Regardez encore quelques instants la bande annonce.

    Il faut tout donner et rendre vos parents fiers de vous.

    1, 2, 3, 4. Oui.

    Ça s'est bien passé ton concert ?

    Tu sais, en ce moment, je travaille avec des gamins, je suis beaucoup plus heureux avec eux. Je sais que vous en êtes capables. Je compte sur vous, d'accord ?

    C'est ça qui est extraordinaire, ça nous touche.

    Oui, et puis… je voulais dire quelque chose mais en regardant, j'ai oublié ce que je voulais dire. Il y a plein de dimensions dans ce film, c'est très important de voir ces enfants qui au départ… Ce qui prouve une chose, c'est que quelle que soit la condition des enfants, quel que soit leur milieu social, si on les intéresse à quelque chose une bonne fois pour toute, ils vont s'accrocher, et là ils s'accrochent à la musique, au violon. Et on va en faire quelqu'un de ces enfants, c'est peut-être la première fois de leur vie qu'on va les regarder, qu'on va les applaudir, et qu'on va les juger autrement, vous voyez ce que je veux dire. Donc il y a de l'espoir notamment, mais il y a une distribution magnifique, il y a des acteurs comme Samir GUESMI…

    Ils sont tous formidables.

    Voilà, et puis les enfants, mais Samir GUESMI qui joue l'éducateur, qui va aussi se mettre au violon, il est fabuleux, il est juste, il est parfait.

    C'est un grand acteur très mauvais violoniste, on peut le dire quand même.

    Et alors, je vais vous poser une question, c'est quoi l'instrument le plus important pour un violoniste ?

    A votre avis ? C'est lui.

    C'est le corps.

    C'est son corps.

    J'allais presque dire que c'est son cœur aussi.

    Oui c'est tout parce que le violon c'est quand même… Effectivement je me suis mis très tard à apprendre le violon, je pense que c'est trop tard par exemple, vous voyez. Le violon, il faut le prendre très tôt parce qu’il y a toute une grammaire corporelle presque à apprendre, ce n'est pas juste prendre un instrument et jouer dessus. Un piano, on peut poser des mains et sortir un son, une guitare aussi, un violon, c'est impossible sans une gymnastique, c'était un travail magnifique. C'est vrai que le corps du violoniste épouse le violon, c'est hallucinant quand même. C'est hallucinant cet instrument, c'est magnifique, mais on peut faire des choses avec le violon. Et les enfants, qui ont quand même appris le violon en même temps que moi, se retrouvent comme moi, à la fin… moi j'ai un peu triché parce que je suis censé être prof, mais les enfants se retrouvent à jouer du violon à la fin, et la plupart ont gardé leur violon. Et je pense qu'ils continuent dans leur chambre à faire ces petites notes de musique, c'est ça qui était beau à voir aussi.

    Il paraît que le petit qui jouait Arnold, on lui a dit " qu'est ce que tu veux faire plus tard ? est-ce que tu veux être violoniste ?", il a répondu "non, je voudrais être comédien".

    Je pense qu'il peut être comédien, mais il peut aussi devenir un bon violoniste, parce que comme dans l'histoire du film, c'était lui le plus doué d'entre tous. Franchement, il était incroyable. Il avait une espèce de petit trémolo comme ça qui est très difficile à avoir… de vibrato pardon. Il est très sensible cet enfant.

    Merci à tous les deux. Tous ces enfants réussiront-ils à jouer, pourquoi pas, à la Philharmonie, la salle la plus prestigieuse de Paris ?

    Vous le saurez à la fin du film, mais pas avant. En même temps, dans la bande annonce, on se doute que… Mais ce n'est pas un happy end, l'important c'est tout le parcours.

    Ce que tu dis est intéressant parce que moi je voudrais rajouter juste ça : c'est qu'aujourd'hui, les voir à la Philharmonie, pour plein de gens ce serait un happy end, alors qu'en réalité ça ne devrait pas l'être. Ce qui devrait être un happy end, on devrait se réjouir que c'est le parcours qu'ils font à l'intérieur.

    Ce n'est pas un film sur la finalité.

    Ce n'est pas Rocky quoi. Il n'y a pas une victoire à la fin, la victoire est pendant tout le film, en fait.

    Merci beaucoup, merci Kad MERAD, merci Rachid HAMI. Il faut aller voir "La Mélodie", ne manquez pas ce film. Merci à tous les deux.

    Merci bien.

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