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  • L'invité

    Swann Arlaud, Hubert Charuel, Myd

    Invités : Swann Arlaud, Hubert Charuel, Myd, pour le film « Petit Paysan ».

    Le film « Petit Paysan » a triomphé au 10e Festival du film francophone d'Angoulême, en remportant trois Valois : Valois de diamant du meilleur film pour Hubert Charuel, Valois du meilleur acteur pour Swann Arlaud et Valois de la meilleure musique pour Myd.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le Festival du film francophone d'Angoulême.

    Transcription

    Et ils ont amené leurs Valois. Valois du meilleur film, Valois du meilleur acteur, Valois de la meilleure musique. C'est un triomphe pour le 10e Festival du Film Francophone d'Angoulême pour le film "Petit Paysan". L'équipe est avec nous. Vous avez des Valois incroyables. Tenez regardez, montrez-moi tout ça. C'est quand même des récompenses qui font rêver plus d'un. Voilà. Trois Valois. Et voilà, il faut quand même respecter l'ordre. C'est Hubert Charuel le réalisateur, Swann Arlaud l'acteur. Et (...)

    Et ils ont amené leurs Valois. Valois du meilleur film, Valois du meilleur acteur, Valois de la meilleure musique. C'est un triomphe pour le 10e Festival du Film Francophone d'Angoulême pour le film "Petit Paysan". L'équipe est avec nous. Vous avez des Valois incroyables. Tenez regardez, montrez-moi tout ça. C'est quand même des récompenses qui font rêver plus d'un. Voilà. Trois Valois. Et voilà, il faut quand même respecter l'ordre. C'est Hubert Charuel le réalisateur, Swann Arlaud l'acteur. Et puis la musique est signée Myd qui est avec nous. On va dire d'abord Hubert, c'est quoi ce film ? C'est un phénomène qui est en train de naître.  Ah non, on va rester calmes. Non non, c'est-à-dire j'ai un film qui est né déjà, ça, c'est cool, et qui sort la semaine prochaine. Donc voilà, ça fait très plaisir d'être à Angoulême. Voilà, et de recevoir tous ces prix, c'est… voilà, moi je suis très honoré et très ému. Ouais. C'est un film qui raconte la réalité du monde paysan à travers le pourtour. On va en parler de ce petit paysan justement et qui raconte un attachement viscéral.  Ben oui complètement. Bah moi en fait je suis fils d'éleveur laitier et voilà, donc je connais très bien ce milieu et j'avais envie de… On dit souvent "les premiers films, c'est des choses très personnelles". Moi j'ai grandi dans une ferme, j'ai eu envie de parler de ce que je connaissais, donc c'est-à-dire l'univers de la ferme. Et aussi, moi évidemment que ça parle du métier de mes parents, du métier que j'aurais dû faire si je n'avais pas décidé de faire du cinéma. Et voilà, et c'était une manière un peu pour moi, de rendre hommage à ce métier, enfin à mes parents et donc du coup aussi à ce métier.  Oui. Le scénario, on ne va pas tout raconter, mais Swann Arlaud, vous incarnez cet homme qui a décidé seul et contre tous de se battre jusqu'au bout pour ce qui lui tient le plus à cœur finalement : ses bêtes, son exploitation.  Oui. Bah c'est ça, c'est ça. C'est l'histoire d'un homme qui a une histoire d'amour avec ses vaches et qui d'un coup, face à une chose un peu juste, qui est le principe de précaution : s'il y a un animal malade, c'est tout le troupeau qui est abattu. Vu de l'intérieur, c'est une chose très injuste. C'est des maladies qu'on connaît peu, très peu ou pas du tout. Donc on ne sait pas comment elle se propage, mais voilà. En tout cas, il y a cette décision radicale. Et donc lui fera tout, il fera tout pour éviter ça. Et tout ce chemin, toute cette bataille qu'il va faire, c'est aussi ce qui va lui permettre lui en fait de survivre à tout ça. "Je suis premier. Oui en qualité, mais en production, t'es sixième. Je sais lire quand même. C'est verdure là, elle a déconné. Elle fait 800 000 cellules. Alors, elle est pleine ? Ouais. Ouh là, c'était quoi ça ? C'est la boulangère. Et maman qui veut me caser avec elle. Bonjour Pierre ! Tu sais, moi je m'en fous du look. Du look ? Non et puis que tu sois paysan aussi, ça ne me dérange pas. Mais pourquoi ça te dérangerait ?"    Il est incroyable dans le personnage.  Bah oui. Vous qui avez été agriculteur. Oui. Hein, c'est-à-dire qu'il a tout appris. Il a les gestes précis. Alors oui. Bah Swann, il s'est donné (inaudible). Il a porté le rôle de Pierre, enfin, bien plus haut que ce que moi je pouvais l'imaginer. Et évidemment que… enfin, c'était une question hyper importante, c'est-à-dire que voilà, moi j'ai grandi dans ce milieu-là. Si je ne croyais pas aux gestes du personnage, je ne pouvais pas raconter cette histoire. Et ce qui est assez marrant, c'est le temps où on a commencé à faire quelques projections avec aussi des éleveurs, enfin des gens du métier, voilà, qui voient le film et à chaque fois, ils n'en reviennent pas. Ils se disent : "mais tu l'as trouvé où ?" Enfin, voilà : "mais il sort d'où ?" Et voilà : "est-ce que c'est vraiment son métier et en fait il fait acteur en parallèle ?", enfin voilà. Mais donc évidemment qu'il y a… voilà. Swann il s'est a donné, et comme je lui disais moi sur le tournage, c'est-à-dire que Swann il est allé en stage, il est revenu aussi reprendre en main le troupeau de vaches dans la ferme de mes parents. Ce que je fais en fait, en une journée, il a arrêté de devenir Swann Arlaud, qui trayait des vaches dans la salle de traite de mes parents, mais il est devenu Pierre, qui était en osmose avec son troupeau de vaches. Oui, c'est magnifique. Alors à côté, la musique du film. C'est incroyable, Myd, d'arriver à faire une musique, inventer une musique sur un monde naturel finalement, simple, et là, Valois de la meilleure musique ici à Angoulême.  Le vrai enjeu en fait de la musique, c'était de réussir à faire… c'est toujours de faire une musique qui colle au film et qui n'en fait ni trop, et particulièrement sur ce film qui était un film… Les qualités du film, c'est qu'il est juste, il est sans prétention et il fallait faire quelque chose de subtil, de doux et qui ne prenne surtout pas le pas sur le film. C'est-à-dire qu'une des demandes d'Hubert, ça a surtout été de ne pas… On ne voulait pas trop d'émotions, on ne voulait pas surjouer. Il fallait que ce soit très très juste et très fin. Et je pense que le fait qu'on ait travaillé ensemble et que moi c'est la première bande originale que je fais. En fait, ça a contribué à ça. Moi je suis arrivé avec quelques outils et un peu l'innocence de découvrir les images et d'essayer de faire cette musique et de faire une musique qui colle le plus possible. Et en fait, bah ça… Oui. … ça a fonctionné. C'est ça ce qui est incroyable. Bah oui. On ne veut pas surjouer. Oui. C'est-à-dire qu'il n'y a rien qui est surjoué dans ce film.  Mais oui, on a essayé. Et c'est vrai que c'était quelque chose qui était compliqué, mais d'ailleurs justement, à tous les niveaux, que ce soit au niveau du jeu ou au niveau de la musique. C'est-à-dire que voilà, nous dans le film, on fait des variations, enfin voilà. C'est un drame, mais on bascule aussi dans le thriller on va dire psychologique avec des pointes d'humour, avec parfois un peu de fantastique, essayer de trouver la justesse sans trop en faire dans un genre ou dans un autre, évidemment que ça, ça a été très compliqué à tous les niveaux. Donc c'est ce qui… voilà, moi je suis hyper heureux et on a beaucoup travaillé. Swann il a travaillé de fou et Quentin aussi pour arriver à ce point là. Oui. Et donc forcément, voilà, on est très contents comme ça soit fini avec des prix. Je pense que la force d'Hubert, ça a été dans la subtilité. C'est ça, c'est que, autant dans le jeu que la musique, on a travaillé à la note près, où en fait chaque note devenait en fait… Il fallait qu'on soit très très très précis pour avoir le ton. Et il savait exactement quel ton il voulait donner au film.  Oui. C'est incroyable, parce que je me tourne vers Swann, ce personnage, on doit s'attacher à lui forcément pour l'interpréter comme ça quelque part. Oui, on doit s'attacher à lui. Enfin, moi personnellement, je ne me suis pas posé la question d'être attaché au personnage. Ce qu'il y avait d'important en fait pour Hubert, c'est que c'était un personnage a priori qui allait être sombre, puisque ça arrive très vite dans le film, qui allait être donc assez fermé, qui allait essayer de se protéger des autres qui devenaient tous des dangers potentiels. Et Hubert m'a dit tout de suite : "il faut qu'on arrive à être en empathie avec lui. Il faut qu'on arrive à l'aimer, parce qu'il va faire des choses qui vont peut-être nous amener à ne pas l'aimer. Donc il faut arriver tout de suite à avoir de l'empathie avec ce personnage". À l'unanimité, meilleur acteur. C'est un tournant non ? C'est un choc ? C'est quoi Swann ?  Bah je ne sais pas très bien. Oui, le tournant il est d'avoir un rôle de cette ampleur-là dans un film d'abord si bien écrit, puisqu'on fait toujours un pari, on fait tous des paris. On va travailler ensemble, on fait un pari. Et bah là, on a l'impression qu'on a remporté la mise quoi. Mais voilà, déjà, le fait qu'Hubert me donne ce rôle-là, ça, c'était déjà le tournant en fait.  Merci beaucoup Myd. Merci beaucoup Hubert. Merci beaucoup Swann. C'est "Petit Paysan", on peut le dire, le triomphe du Festival du Film Francophone d'Angoulême, en partenariat avec TV5 Monde. Qui sort le 30 août. Merci à tous les trois.  Merci. Merci. Merci à vous. Merci.

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    00:08:20
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