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  • L'invité

    Sandrine Bonnaire, Antoine Duléry

    Invités : Sandrine Bonnaire, Antoine Duléry.

    L'actrice française préside le jury de l'Oeil d'or qui récompense les meilleurs documentaires du Festival de Cannes ; l'acteur français est à l'affiche de "Camping 3".

    Présentation : Patrick Simonin ; depuis le 70e Festival de Cannes.


    Transcription

    Sandrine bonjour.

    Bonjour.

    C'est l’Œil d'Or.

    Ben oui !

    Présidente du jury de l’Œil d'Or.

    Hé, c'est pas beau ça ?

    Mais non, c'est très beau, au contraire.

    Mais en fait, c'est le prix du documentaire.

    Oui.

    Ça veut dire qu'ici, le documentaire, c'est du cinéma ?

    Sous une autre forme, mais c'est du cinéma.

    Ce que je trouve bien,

    c'est (...)

    Sandrine bonjour.

    Bonjour.

    C'est l’Œil d'Or.

    Ben oui !

    Présidente du jury de l’Œil d'Or.

    Hé, c'est pas beau ça ?

    Mais non, c'est très beau, au contraire.

    Mais en fait, c'est le prix du documentaire.

    Oui.

    Ça veut dire qu'ici, le documentaire, c'est du cinéma ?

    Sous une autre forme, mais c'est du cinéma.

    Ce que je trouve bien,

    c'est que cette sélection maintenant fait partie de Cannes,

    même si pour l'instant, elle est encore un tout petit peu à côté,

    dans le sens où la remise du prix ne sera pas

    à la soirée de clôture, mais la veille.

    Mais en tout cas, ce qui est sûr,

    c'est que c'est un prix qui prend de l'ampleur.

    Voilà, c'est la troisième édition,

    et c'était important que le documentaire soit à Cannes.

    Oui. Pourquoi ça vous touche tant, vous Sandrine ?

    Vous avez vous-même fait du documentaire.

    Ben ce qui me touche c'est que…

    je trouve que le documentaire est utile dans tous les sens du terme,

    il peut… on parlait de ça avec les membres du jury,

    on se disait est-ce que le documentaire peut changer les choses ?

    Changer le monde ?

    Bon, changer le monde, faut pas rêver complètement non plus,

    mais je pense qu'il peut contribuer en tous cas

    à ouvrir les esprits,

    à chahuter certaines choses, ou politiquement, ou socialement.

    Voilà, je pense que c'est important.

    Et les documentaires, on les regarde d'abord,

    avant tout, pour leurs sujets.

    Bien sûr la forme est importante,

    mais moi quand je vais voir un documentaire,

    c'est que je me dis "voilà ça traite de ça, j'ai absolument envie de…"

    Je trouve que le documentaire cultive, on se sent moins bêtes,

    on apprend des choses systématiquement.

    Oui. Un documentaire sur Jacques HIGELIN,

    ça s'appelait "Ce que le temps a donné à l'homme".

    C'est étonnant d'ailleurs comme titre.

    Ben c'est très juste. "Ce que le temps a donné à l'homme",

    et ce temps-là, il nous l'a donné aussi

    puisque Jacques est quelqu'un qui… déjà existe depuis longtemps.

    C'est pas quelqu'un de radin dans son temps,

    et puis même cette chanson "L'emploi du temps",

    voilà, signifie très bien ce qu'il est.

    J'emploie le temps qui m'est compté,

    à fausser les dents des rouages.

    C'était passionnant à faire ce film

    parce que j'ai appris plein de choses sur Jacques HIGELIN.

    Donc c'est passionnant de faire du documentaire, et d'en voir,

    parce que tout ce que j'ai appris sur lui,

    et bien j'ai essayé de le transmettre dans le film.

    On apprend des autres, c'est ça ?

    On apprend des autres,

    et puis on est un peu comme une forme de messager, je dirais.

    On est un messager, mais pas en en tant que moraliste, hein.

    C'est un peu comme le pigeon voyageur si vous voulez.

    Jacques HIGELIN m'a transmis plein de messages à mettre dans le film,

    il s'est confié à moi, comme Marianne FAITHFULL,

    là que je viens de terminer le film aussi sur Marianne.

    Eh bien j'ai mis ça en forme,

    j'espère, au mieux, en tout cas, de ce que je pouvais faire,

    et je le transmets moi à nouveau au public,

    donc je suis comme un pigeon voyageur, vous voyez.

    Je suis comme un témoin d'un bout de vie avec eux.

    Merci beaucoup Sandrine.

    De rien.

    Merci beaucoup.

    Présidente de l’Œil d'Or, ici à Cannes.

    Merci.

    De la chorale des hémisphères.

    Il est pas en train de livrer j'espère.

    Si, il livre ?

    Oh lala, pourquoi il livre maintenant ?

    Mais appellez-moi le maire de Cannes.

    Avancez ! C'est pas possible.

    Mes vraies premières excitations, c'est les premiers Cannes.

    Tu sais, quand tu dors dans un appartement d'une amie de ta mère,

    t'as 2 balles, tout ça.

    Et que c'est la démerde pour se faire inviter.

    C'est ça l'excitation, c'est qu'on invités là.

    Alors c'est vrai que la toute première fois,

    on monte les marches, et on est photographiés,

    alors que personne te connaît vraiment, c'est super.

    Et d'un coup tu te dis

    "putain, je monte avec tel metteur en scène dont j'adore les films !"

    Evidemment, des gens internationaux que tu ne vois qu'ici.

    Et ça c'est vachement… là tu fais "oh la vache !"

    Tu vois, la dernière fois j'étais là haut,

    et brusquement, il y avait un type qui était assis là-haut, en haut des marches,

    qui visiblement tapait sur son téléphone,

    et j'ai dit ma femme "regarde".

    Et il était là, assis comme n'importe qui, c'était Woody Allen.

    Et d'un coup tu fais "oh putain, c'est Woody Allen quand même".

    Moi j'ai toujours gardé cette âme d'enfant,

    ce qui fait qu'à chaque fois

    que je vois des gens comme ça, que j'aime, ben voilà.

    C'est ça qu'est super ici.

    Moi, j'ai la chance d'être très ami avec Jean-Paul Belmondo qui est une star.

    Ben voilà, Jean-Paul faut voir comment il est avec son public,

    il est à l'image de ce qu'il a renvoyé,

    il est aussi sympathique dans la vie qu'à l'écran,

    et il y a toujours un moment où il signe des autographes.

    Je ne l'ai jamais vu envoyer chier quelqu'un.

    Et moi, j'ai grandi avec ces gens-là.

    J'ai eu un exemple extraordinaire de gens qui sont respectueux du public.

    Evidemment qu'on est comme ça, il manquerait plus qu'on morde.

    Gatineau c'est pas une femme pour toi.

    Toi t'es un guerrier, t'es un chasseur.

    La mer, ça me rappelle une réplique extraordinaire

    d'Audiard dans "Mélodie en sous-sol",

    quand GABIN lui dit

    "on va faire un casse, tu vas rentrer dans une grande suite".

    Et là, on entend la voix off de GABIN,

    donc on voit plus GABIN, mais on voit DELON,

    et on voit la voix de Gabin qui fait alors :

    "tu rentres dans le truc, surtout donne un bon pourliche".

    Alors il donne un bon pourliche avec ses lunettes pour faire le mec classe,

    "et surtout t'extasie pas sur la mer, elle a toujours été là".

    Je trouve ça génial.

    La critique n'aime pas les comédies souvent, Antoine.

    Non, mais i y a quand même… il ya quand même…

    Maintenant, je trouve que ça change un peu.

    Mais c’est vrai que souvent ça a été vraiment le côté honteux, l

    es critiques un peu intellos ont toujours craché sur la comédie.

    Mais tu sais, ça remonte depuis très, très loin.

    Moi, je cite dans mon one-man show,

    je rends hommage à tous ces acteurs dont nous parlons,

    à un moment donné je fais GALABRU qui fait :

    "moi j'ai fait toujours des ringards, j'ai fait des ringards".

    Et là je fais intervenir NOIRET qui fait :

    "Non, je ne suis pas d'accord.

    Comme disait GUITRY, à ceux qui font sourire, on ne dit pas merci.

    Laisse la gloire à ceux qui font pleurer,

    on n'honore jamais que les gens qui sont tristes,

    on se souvient toujours si mal, de ceux qui vous ont fait du bien.

    Mais tu verras ce que c'est qu'une salle qui rit, ça part d'en haut, etc.

    Et tu verras mon fils, peut-être que si tu as de la chance,

    peut-être qu'un jour tu seras populaire.

    Et tu verras, ça c'est encore plus beau que l'amour. "

    Ça date de 1937.

    C'est de Sacha Guitry, et c'est DEBURAU.

    C'est exactement… tu peux évidemment considérer

    ce qu'une certaine presse pense effectivement de la comédie

    à travers ça "on se souvient toujours si mal de ceux qui vous ont fait du bien".

    C'est magnifique.

    Mais le public, lui, s'en souvient, et c'est le principal.

    Merci Antoine.

    Allez, on va se jeter à l'eau. Allez viens, viens, viens.

    Par là par là par là.

    Antoine, il y a le tapis rouge qui t'attend.

    C'est bien caché près de ses lieux, je vous verrais Madame.

    Enfermez votre cœur dans le fond de votre âme,

    vous n'aurez point pour moi de langage secret.

    J'entendrai des regards que vous croirez muets.

    Sa perte sera l'infaillible salaire d'un geste ou d'un soupir,

    échappé pour lui plaire.

    Hein ? Salut à toi, compagnons.

    Alors, est-ce que c'était bien ce matin, au Colisée ?

    As-tu vu Brutus ?

    Bon les gars, là on peut pas faire plus.

    Non, on peut pas.

    On peut pas faire pire.

    Non. Le seul truc ce serait vraiment de monter comme ça les marches.

    Ou alors, tu sais, il y a un truc qui serait encore mieux,

    tu sais, c'est de les monter comme ça, les marches.

    Regarde.

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