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  • L'invité

    L'INVITE TV5MONDE 2016/2017

    Invités : Gustave Kervern, Camille Cottin.

    L'acteur français révélé par "Groland" et l'actrice française de la série "Dix pour cent", sont à l'affiche de la comédie "Cigarettes et chocolat chaud", réalisée par Sophie Reine.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    "Cigarettes et chocolat chaud",

    le premier film de Sophie REINE, avec donc Gustave KERVERN,

    Camille COTTIN, Héloïse et Fanie, qui sont là.

    C'est une grande partie de la famille PATARD, hein Gustave ?

    Et ces deux petites filles-là vont vous en faire voir de toutes les couleurs, hein ?

    Ben oui, mais enfin, à la fois, non, parce qu'en fait ce sont mes filles,

    on leur pardonne tout,

    c'est une famille. J (...)

    "Cigarettes et chocolat chaud",

    le premier film de Sophie REINE, avec donc Gustave KERVERN,

    Camille COTTIN, Héloïse et Fanie, qui sont là.

    C'est une grande partie de la famille PATARD, hein Gustave ?

    Et ces deux petites filles-là vont vous en faire voir de toutes les couleurs, hein ?

    Ben oui, mais enfin, à la fois, non, parce qu'en fait ce sont mes filles,

    on leur pardonne tout,

    c'est une famille. Je suis veuf,

    donc j'ai élevé mes filles de la meilleure façon que je pense,

    mais à la fois je suis tout seul, j'ai deux boulots, je fais ce que je peux.

    Je donne beaucoup d'amour, mais à la fois beaucoup de liberté,

    donc c'est une famille quelque part idéale,

    mais on ne sait pas si c'est idéal pour l'avenir des enfants.

    Oui. Ça va être votre souci vous hein.

    Vous êtes l'inspectrice, l'enquêtrice sociale

    qui va aller un petit peu voir comment ça se passe

    dans cette famille pas comme les autres hein ?

    Oui. Et effectivement, le premier rendez-vous n'est pas très concluant,

    ou au contraire, extrêmement concluant,

    il faut absolument que Denis PATARD fasse un stage de parentalité,

    monsieur Denis PATARD, parce que ses petites filles elles sont adorables,

    mais elles me paraissent manquer de structure et de cadre.

    C'est pas que parce qu'elles mangent des pâtes zizis

    et qu'elles élèvent des lucioles, il y a plein d'autres raisons.

    Il lui arrive de les oublier devant la porte de l'école, hein ?

    Oh oui.

    Ce qui fait que le personnage de Fanie a un super pote au commissariat.

    Il s'appelle Patrick.

    Et j'ai Michel aussi.

    Oui, parce que vous alors Héloïse et Fanie,

    vous êtes les petites filles de ce monsieur PATARD.

    Effectivement.

    Eh ben oui, mais il vous élève drôlement quand même hein ?

    Il vous fait faire de drôles de trucs ?

    Non, absolument pas, il nous donne des bonbons si on se lave les dents.

    Ben c'est un mode de vie différent, c'est vachement décalé,

    et c'est vrai qu'il y avait besoin clairement de poser des règles,

    d'empêcher Denis PATARD de laisser sa fille aller au commissariat ou de traiter…

    enfin, d'apprendre à canaliser l'énergie de ses filles.

    Qu'est-ce tu dis ? Il est super sympa Patrick.

    Bah oui, mais à la fois, il y a besoin de ça, et à la fois, il faut garder leur originalité.

    C'est juste que c'est pas une famille catho-hétéro qui fait la couverture d'Ikea.

    Blond, mince, et suédois.

    Mais ça a son charme aussi.

    Gustave, on peut le dire, vous êtes un drôle de papa.

    Ben non, mais c'est tout le problème de l'éducation.

    Vous savez, on essaie… enfin dans nos vies personnelles,

    Camille et moi on a deux enfants, moi un peu plus grands que les siens,

    mais c'est dur d'élever des enfants, c'est ce qu'il y a de plus difficile,

    on essaie de leur donner le maximum d'amour, de leur donner un cadre,

    mais c'est difficile d'élever des enfants, et voilà.

    Donc c'est tout le problème du film, mais on a exposé le cadre du film,

    un veuf avec ses enfants, une assistante sociale, on pourrait se croire dans un film…

    Ken LOACH.

    Alors que c'est pas triste du tout.

    Non c'est pas triste du tout,

    mais c'est surtout beaucoup plus profond et beaucoup plus intéressant que ça,

    et tout ça vient l'univers de la réalisatrice Sophie REINE qui a…

    enfin, qui imprime dans ce film une version tout à fait étonnante, je trouve,

    et tout à fait juste des rapports justement de filles avec leur papa,

    et de ce cadre que doit leur donner une éducation.

    Ça va au-delà du simple pitch qu'on a donné,

    pour donner une espèce de magie à ce film.

    C'est ça la magie hein Camille COTTIN ?

    Ce film est touchant, ce film est poétique, il est attachant.

    Il y a évidemment ces petites filles qui sont là, qui sont merveilleuses.

    Il y a tout dans ce film.

    Oui, il est vraiment très très riche et puis très universel.

    Et c'est parce qu'il est aussi personnel qu'il en devient aussi universel.

    Pour moi, la magie du film est là.

    C'est de dire il y a pas de vérité finalement

    dans l'amour qu'on peut donner à des enfants.

    Non. Et puis comment on réagit par rapport à la différence,

    quand un enfant est différent.

    Alors là, c'est un cas extrême avec la maladie,

    avec le syndrome de Tourette dont est atteint l'une des petites filles,

    mais cette question se pose dans des cas moins extrêmes,

    et quelle position on adopte en tant que parent,

    comme on accompagne son enfant

    sans à tout prix essayer de le faire rentrer dans une case,

    mais au contraire, en l'épanouissant et puis…

    moi, oui, parce que mon personnage il représente le cadre,

    la structure, la rigueur. Il est plein de…

    L'enquêtrice sociale.

    Mais elle va être séduite aussi, elle va se poser des…

    et ça va la remettre un peu en question elle-même, parce que voilà.

    Exactement. Elle arrive, elle a des certitudes et puis finalement…

    au final, elle remet beaucoup de choses en question,

    donc ça la déstabilise dans son travail et puis… pas que.

    Au-delà de tout ça, on vit dans un monde où il y a de plus en plus de cadres,

    de plus en plus de lois, on légifère sur le moindre truc qui se passe,

    et on n'a pas envie de ça,

    enfin, l'être humain n'a pas envie d'être aussi cadré, a envie de liberté.

    Et c'est tout le problème de cette liberté face au cadre,

    et moi j'ai envie de défendre évidemment la liberté.

    Et ce film-là a justement cette…

    il y a toute cette vocation, celle de défendre la liberté,

    et "Un autre monde est possible" c'était peut-être un autre titre du film.

    Et on revendique haut et fort tous les quatre,

    cette volonté de dire que les cadres c'est bien, les lois c'est bien,

    mais je crois que l'être humain a besoin de plus que ça

    pour pouvoir vivre une vie épanouie.

    (Hein, Héloïse et Fanie, on aimerait avoir un papa comme ça ?

    Ben en fait, Denis je pense, il fait ce qu'il peut,

    mais en même temps il est un peu dépassé par tous les événements,

    justement, la maladie.

    Il fait vraiment ce qu'il peut, mais en même temps, au regard de la loi,

    il est un parent défaillant.

    Et c'est pour ça qu'elle est là Camille.

    Séverine Grellot. Non franchement…

    Toi, t'es comme ça toi, la loi c'est…

    On vient de dire qu'on était tous les quatre à fond,

    et puis là, tout d'un coup, je vous casse le truc.

    Non c'est faux. Non franchement, Denis, il est super sympa.

    Ben oui, mais on a l'impression c'est vous qui dirigez la maison,

    toutes les deux là, c'est pas lui hein.

    Il y a un peu de ça aussi, parce que Janine, elle protège sa sœur,

    parce que le père est un peu toujours dans le deuil,

    et pas forcément là pour se rendre compte des choses réelles.

    Et Janine endosse un rôle qu'elle ne devrait pas,

    qui est la protection de sa sœur, et parfois même de son père. Mais…

    Non, me protéger, ça c'est ton devoir.

    Oui, enfin, le père pourrait peut-être assumer ce devoir, t'en penses quoi ?

    Oui ! C'est aussi un peu ton devoir à toi.

    Moi, je me rappelle quand j'avais eu mes enfants,

    j'ai acheté le fameux livre de Florence PERNOUD, "J'élève mon enfant".

    On essaye tous de leur donner des trucs.

    Non mais c'est fou quoi.

    Et on part dans des espèces de schémas,

    et en fait évidemment, tout foire, parce que les enfants maintenant sont…

    Regardez-les, c'est carrément 100 fois plus éveillés que nous-mêmes à notre époque.

    C'est un appel à la liberté Camille COTTIN, ce film ?

    Non, mais il y a un truc aussi qui est pas du tout plombé,

    qui est amené avec tellement de pudeur, de poésie,

    qu'on le voit pas venir, et je pense que c'est ce qui provoque une émotion très forte, mais il y a quand même le deuil et qu'est ce qu'on fait pour des enfants et ça fait peur de faire face à la mort dans une éducation, elles sont petites… Et donc on le comprend ce papa et on ne sait pas tellement comment on ferait nous, ou comment… on n'a pas su comment faire.

    (homme 1) Merci beaucoup. Camille Cottin, Gustave Kervern, et puis Héloïse et Fanie. C'est un très beau film, "Cigarettes et chocolat chaud" de Sophie Reine, qui a donc été présenté ici au Festival du film francophone d'Angoulême. Merci à tous les quatre.

    (Camille Cottin) Merci.

    (Gustave Kervern) Merci.

    (Héloïse) Merci.

    (Fanie) Merci.

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