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  • L'invité

    Monique Giroux, Tire le coyotte, Dumas

    Invités : Monique Giroux, animatrice québécoise de radio ; Tire le coyotte, auteur-compositeur-interprète québécois ; Dumas, auteur-compositeur-interprète québécois.

    La célèbre animatrice québécoise Monique Giroux, qui a fait connaître une génération entière d'artistes, est présente aux Francos pour présenter deux chanteurs phares de la scène actuelle : Dumas et Tire le coyotte. L'occasion de redire combien la chanson reste un élément essentiel de l'identité du Québec. 

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francos de Montréal.

    Transcription

    "Chants libres", c'est un beau titre pour une émission de radio. J'ai l'impression que ça te dit quelque chose, Patrick Simonin, "Chants libres".  Monique Giroux, la Voix de la chanson francophone au Québec, depuis tant d'années, qui défend cette chanson, ses chanteurs, ses artistes.

    Ça a commencé par une passion à l'âge de quatre, cinq ans, où je me suis mise à collectionner les disques plutôt que de collectionner les poupées et les Barbies. Et puis, j'en ai fait un métier. 55 ans (...)

    "Chants libres", c'est un beau titre pour une émission de radio. J'ai l'impression que ça te dit quelque chose, Patrick Simonin, "Chants libres".  Monique Giroux, la Voix de la chanson francophone au Québec, depuis tant d'années, qui défend cette chanson, ses chanteurs, ses artistes.

    Ça a commencé par une passion à l'âge de quatre, cinq ans, où je me suis mise à collectionner les disques plutôt que de collectionner les poupées et les Barbies. Et puis, j'en ai fait un métier. 55 ans, après 30 ans de radio, je suis là encore à aimer ça tout autant, et je me sens comme une passeuse, comme une entremetteurs on va dire, entre le public et les artistes, à servir la chanson, à servir les artistes, et à servir la radio. Le service public, ce n'est pas rien. Radio-Canada, comme Radio France chez vous, comme TV5, comme les services publics, on a le devoir, on a le mandat d'aller au-delà des formats, de tout ce qui est formaté, et d'aller plus loin, d'oser ; d'où le fameux titre de l'émission : "Chants libres". Derrière nous, il y a des artistes qui se préparent. On est aux Francos de Montréal. Et voilà deux artistes. Formidables. Monique, c'est ton choix.

    On va les présentés.  Absolument.

    Dumas. Dumas, qui m'a été présenté il y a de nombreuses années par Robert Charlebois, figure toi. Carrément.

    J'avais invité Robert à inviter quelqu'un, qui il voulait. Ça aurait pu être son boulanger. C'est un ami de son fils, voisin de son village dans les Laurentides. Je ne te connaissais pas à l'époque.

    Ça fait 20 ans.  C'est formidable. Je suis d'autant plus heureuse qu'il soit là aujourd'hui, avec la carrière qu'il a, et le succès qu'il a.

    Très heureux d'être là, très honoré d'être là. Ce que vous avez dit, c'est tellement important. Monique est là depuis… combien d'années ?

    30 ans.

    Et elle tient le drapeau de la chanson, de la différence, et de la liberté en chanson. C'est tout à ton honneur. On le voit ce soir avec les artistes, il y a des gens qui sont là depuis longtemps, il y a des gens de la relève, et c'est un cadeau pour les artistes. C'est super important pour nous.

    On entend bien la musique.

    Il y a des sons complètement différents aujourd'hui. C'est Jacobus qu'on entend, un espèce de hip-hop qui nous vient d'Acadie. Il y a Eli Rose, Safia Nolin, Pomme, Tire le coyote.

    Ce jeune homme, là.  Benoit qui a une voix tellement formidable. Benoit a un timbre de voix unique. Franchement, je suis très heureuse que tout ce monde- là soit réuni ensemble sur la même scène. C'est super, vraiment. Merci de l'invitation. Avec plaisir. On ne peut pas, Patrick… Les Francos, c'est une espèce de grande célébration en plein cœur du centre-ville, que la ville soit littéralement paralysée, parce que c'est ça. Les spectateurs de La Rochelle savent que les Francos, qui sont à l'origine de nos Francos, ça se concentre sur un petit lieu, dans un grand parking. Mais là, on est vraiment dans le cœur du centre-ville de Montréal, et tout est paralysé pour huit, neuf jours de fête à la chanson francophone, québécoise, française, suisse, belge. C'est vraiment formidable, c'est une vraie fête pour nous tous.

    Par exemple, on peut parler de Tire le coyote. Qu'est-ce qu'on peut dire, de son univers, de ce qu'il fait. Tire le coyote, il n'existerait pas, il faudrait l'inventer. C'est une formule connue. Mais il a surgi comme ça, à un moment où… C'est ça, la beauté de l'affaire, aussi.

    On ne l'attendait pas. De la chanson, il y en a beaucoup. Il s'en fait beaucoup. Mais la chanson originale avec une voix originale. Qu'est-ce qui fait la beauté et la grandeur du talent ? C'est le mariage en chanson spécialement, de la plume, de l'instrument, de la voix. Tout ça réuni. Non, mais c'est vrai. Il y a parfois l'un qui fonctionne sans l'autre, mais dans son cas, comme dans le cas de quelques autres… Mais dans son cas, il a une signature, Benoit, vraiment très particulier. Je propose d'écouter un extrait d'une chanson de Tire le coyotte. C'est bien. L'hiver qui dégèle Tes cheveux qui touchent le soleil d'avril

    "Calfeutrer les failles", on vient d'entendre, Tire le coyote. C'est ça, "Calfeutrer une faille", ça veut dire quoi ?

    "Calfeutrer les failles", ce sont les failles de l'âme. C'est une manière… Cette chanson-là parle de vivre le moment présent, de s'attarder à ce qu'il se passe autour de nous, d'oublier l'instant d'un moment tous les problèmes. Leonard Cohen disait : "There is a crack in everything."

    "Calfeutrer les failles", calfeutrer c'est isoler, c'est boucher les failles pour que l'air n'entre pas l'hiver. On est très soucieux de ça, ici.

    Je ne sais pas si vous nous entendez tous très bien, mais on a la musique là, on vit vraiment avec ça. On est dans l'ambiance des Francos… Quand on sera très vieux, on sera très sourd. Il y a à côté de toi, Monique, Dumas. C'est un artiste que les Québécois adorent, littéralement. Absolument.

    Les filles, surtout. Les garçons aussi, les garçons aussi. Dumas, pareil, est arrivé sur scène avec déjà une personnalité très forte. C'est une bête de scène. Il a une manière de jouer sur sa guitare, de jouer de la scène, d'aller chercher le public. Quelque chose de très rock, mais de très poétique à la fois. Monique, très gentil, merci.

    C'est important pour moi, c'est une fierté. C'est un peu l'âme des Francofolies aussi de faire danser les gens en français. Il y a quelque chose là-dedans qui, pour moi, est important. Mon show, c'est quelque chose que je trouvais important : faire danser les gens de Montréal, les Montréalais, les gens en visite, en français.

    C'est quand même particulier. Pour moi, ça a toujours été important, un espèce de contact avec le public qui m'a été inspiré beaucoup lors des Francofolies, la première fois que j'ai vu Matthieu Chedid en spectacle. Parce qu'il avait cette espèce d'interaction-là. Il n'y a pas de quatrième mur lorsque Matthieu est un spectacle. Je me rappelle, c'était peut-être en 2002. Ça m'a marqué : "Il y a quelque chose d'intéressant, d'avoir cette espèce de réaction." Finalement, le public fait partie du spectacle, et on leur influence comment le spectacle…

    Que chantent Dumas ? Par exemple : "À l'Est d'Éden".

    C'est ça ? Mon dernier disque, j'ai eu un super bel accueil. Je me trouve très privilégié… (inaudible) bel accueil. C'est ça qui est formidable. Quand il commence à 20 ans, 20 ans plus tard, ils n'en ont que 40. Exactement. J'ai envie d'écouter "À l'Est d'Éden", Dumas. Avec plaisir. [À l'Est d'Éden" - Dumas ]

    C'est tellement bon la chanson francophone, Dumas. On va conclure avec Monique, de dire "Waouh". Quelle incroyable scène que la scène québécoise.

    Notre chanson s'exprime à notre place. Cc'est vrai qu'on est sept millions, huit avec les francophones hors Québec.

    À tout casser : huit millions de francophones au Canada, sur un territoire de 6 000 kilomètres de long, au dessus des États-Unis, je dois te dire, mon gars. Il faut travailler fort pour survivre. Ça va survivre grâce à eux, grâce à Tire le coyote, grâce à Dumas. Vraiment bons choix. C'est beau. Et derrière, on avait d'exclusivité ou presque les artistes qui s'entraînaient : Eli Rose, tout le monde qui est là. 

    Jacobus, Safia, Pomme. Ce sont les Francos de Montréal.  Luc De Larochellière.  TV5 Monde est tellement fier d'en être partenaire. Merci de venir toujours nous voir, d'être fidèle, Patrick.  Merci beaucoup. On vous attend sur scène. Il y a du monde.  Allez ! On y va ! Au boulot, j'allais dire. Merci à tous. Merci, Patrick. 

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