Ouvrir Menu
TV5MONDE+
Profitez de votre espace

Pas encore inscrit ?

Créez vos alertes selon vos préférences, partagez voc contenus favoris, et accédez à vos recommandations personnalisées

  • Ce programme n'est malheureusement pas disponible pour votre zone géographique.
    Découvrez d'autres programmes disponibles dans les recommandations ci-dessous.
  • L'invité

    Coeur de Pirate

    Invitée : Coeur de Pirate, autrice-compositrice-interprète québécoise.

    Coeur de Pirate fait l'ouverture de la 32e édition des Francos de Montréal. L'occasion pour elle de convier sur scène les chanteuses québécoises qui ont marqué sa génération.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francos de Montréal.

    Transcription

    Cœur de pirate - "Mon jardin n'est pas fermé". On a vérifié. Il est ouvert, je pense. Il est ouvert, je continue à faire de la musique. Je suis là. Le titre "En cas de tempête, ce jardin sera fermé" : d'abord, il n'y a pas de tempête.

    Non, c'est une tempête métaphorique.

    Puis, Cœur de pirate est toujours là. Et le plaisir d'être sur scène, avec des invités comme on va le voir ici aux Francos. 

    Oui, c'est un concert un peu particulier, que j'ai donné à Pl (...)

    Cœur de pirate - "Mon jardin n'est pas fermé". On a vérifié. Il est ouvert, je pense. Il est ouvert, je continue à faire de la musique. Je suis là. Le titre "En cas de tempête, ce jardin sera fermé" : d'abord, il n'y a pas de tempête.

    Non, c'est une tempête métaphorique.

    Puis, Cœur de pirate est toujours là. Et le plaisir d'être sur scène, avec des invités comme on va le voir ici aux Francos. 

    Oui, c'est un concert un peu particulier, que j'ai donné à Pleyel déjà, à Paris. Pour le coup, vu qu'on est à Montréal, j'ai mes amis qui viennent faire des petits numéros avec moi. Safia Nolin.

     Loud, aussi, qui commence à être très connu en France aussi. Et puis, Alexandra Stréliski qui joue du piano, qui va venir me rejoindre à la fin pour faire une reprise d'une chanson très connue, que je ne nommerai pas.

     Et "Ne m'appelle pas", par exemple. Je dis ça, ce n'est pas pour vous. Ne m'appelle pas, non, non. C'est pour les gens qui te suivent, Patrick ? Exactement. "N e m'appelle pas".  Nouvelle chanson.

    C'est une nouvelle chanson. Oui. C'était inattendu. Je ne pensais pas sortir une chanson. Et finalement, du haut de chez moi, je me suis dit "pourquoi pas". J'ai écrit une chanson qui est basée sur un thème un peu débile : Pourquoi les filles qui sont super se retrouvent toujours à sortir avec des mecs qui dorment sur des matelas ?" Et je pense qu'il y a beaucoup de filles qui sont dans cet…  C'est du vécu ? C'est du vécu, voilà. C'est parti d'une blague, comme ça. Évidemment, ce ne sont pas tous les mecs qui font ça, ce n'est pas ça. C'est plus une question de dire : "Il faut toujours trouver quelqu'un qui est à la hauteur de ce qu'on est, de ce qu'on représente." Et c'est ce que je souhaite à tout le monde.

    Si on regardait le clip ? On va voir un peu comme du Lady Gaga qui passe dedant.

    En fait, ce sont toutes mes références culturelles, que j'ai aimées t oute ma vie, qui sont dans ce clip… American Beauty. Sailor Moon, il y a beaucoup de choses sur rapport à ce que moi je connaissais quand j'ai grandi, que des gens vont pouvoir connaître aussi, peut-être des gens vont découvrir, donc je leur souhaite.

    On regarde un peu. Ne m'appelle pas, ne m'écris pas Tu sais très bien que je vis mieux sans toi Et au passage, j'efface ton nom De nos souvenirs car tu es de trop

    On a vu, il y a Lady Gaga, American Beauty. Sailor Moon, c'est un dessin animé japonais qui a bercé ton enfance un peu ? Qui a bercé l'enfance de pas mal de gens, qui ont grandi dans les années 90, un peu comme les Chevaliers du Zodiaque ou Dragon Ball. Moi, c'était Sailor Moon. J'ai grandi avec ça. Et ça m'a formée un peu.

     Qui était un personnage qui n'avait pas vraiment d'identité ou qui ne cherchait pas à avoir une identité affirmée.

    C'est une fille qui découvre qu'elle est la réincarnation d'une princesse de la Lune. Du coup, elle doit combattre les méchants. Elle se transforme en Sailor Moon, alors que c'est une écolière vraiment plutôt nulle à l'école, en plus, j'ai envie de te dire. Ça fait un peu rêver les petites filles de se dire : "Même si ça ne marche pas trop dans ma vie normale, je peux combattre les méchants peut-être la nuit." Je pense sincèrement que j'aimerais… Je ne sais pas, je pense que je pourrais être heureux tout le temps, il faut être profondément pas curieux et ne pas se poser de questions. Je pense que la tristesse, ça te fait avancer, ça te fait grandir. J'avoue que ce n'est peut-être plus la mode maintenant d'écouter de la chanson triste, mais je pense que c'est quand même vital pour la progression, et pour la musique en général. Évidemment, c'est un album qui était très important pour moi. Je pense que ça a été important pour pas mal de gens aussi qui écoutent ma musique. C'est un album peut-être incompris. Cet album-là ? Il est est génial, j'adore. Merci. "Somnambule", j'adore. Il y a "Prémonition", un clip incroyable. Merci. 

    Oui, je pense que j'ai tout donné pour ça. J'ai mis cette partie-là de ma vie de côté, ça m'a fait beaucoup de bien. Là, je peux passer à autre chose.

    C'est un peu une volonté aussi de fermer la porte et d'en ouvrir une autre.

    C'est de la psychothérapie de faire de la musique. J'ai de la chance, je peux parler de mes problèmes en chansons. J'en parle à tout le monde, c'est pas mal. Je vais reprendre mes notes parce qu'il y a un problème de Béatrice, c'est la dysmorphophobie. J'ai vu ça. Oui. C'est vrai.

    C'est la perception qui est un problème qui n'affecte pas que moi, je pense que ça affecte tout le monde. C'est vraiment un truc sérieux. C'est un truc quand même sérieux parce que maintenant, on a les réseaux sociaux. Du coup, la perception de soi qu'on voit à travers les réseaux, à travers l'internet, change la perception qu'on a de nous-même.

    C'est quoi, une obsession sur quelque chose de son corps ?  Non, c'est juste qu'on se voit différemment, on voit la perception… On se voit d'une certaine façon. Et moi, ça m'affecte beaucoup parce qu'il y a des photos qui sont publiées de moi tous les jours. Je suis taguée dans plein de trucs, c'est très correct, ça ne me dérange pas. Mais s'il y a des moments où j'ai plus d'anxiété, évidemment la dysmorphophobie va revenir. Ce n'est pas super. Une thérapie, mais c'est un plaisir aussi.

    Oui, forcément. Si ça me rendait triste d'écrire des chansons, je ne le ferais pas. Non, ça me fait quand même beaucoup de bien. Et j'aime beaucoup partager avec les gens. La scène, c'est super. J'adore faire des concerts, tout ça va bien.

    Le public est là.  Il est là, j'espère. J'ai lu des trucs : traversée du désert, difficultés et tout ça. Moi, je n'ai rien senti de tout ça. Il n'y a pas eu ça. Je n'ai pas parlé de ça. 

    J'ai vu ça, mais ce n'est vrai. J'ai juste dit "j'ai fait beaucoup de concerts", et c'est très… Ce qu'on ne dit pas quand on fait des concerts, c'est que c'est quand même très prenant sur le corps. Si t'es malade, tu ne vas pas au bureau, en gros c'est ça. Mais quand tu fais un concert, tu ne peux pas être malade  parce que sinon, il y a des gens qui ne viennent pas… Qui ne peuvent pas venir te voir. Et repporter les concerts, c'est compliqué. C'est une énorme pression que je me mettais sur moi. Je le fais d'ailleurs encore. Avec raison. C'est sûr qu'au final, j'ai fait des concerts avec des pneumonies, des trucs comme ça. C'est sûr que c'était un peu compliqué. Ça soigne, un peu, des fois ?

    Ça soigne un peu aussi… Quand on a une pneumonie, on monte sur scène, ça va mieux.

    Oui, complètement. C'est sûr qu'il y a des antibiotiques. Il faut prendre des antibiotiques. Mais oui, évidemment, l'amour de la foule, tout ça, ça vient aider aussi un petit peu. C'est vrai que… Cette semaine, j'étais malade et je me suis dit : "Merde, il faut que je fasse tout pour me soigner." "Et demain, j'ai mon concert, je l'ai fait quand même." C'est vraiment que des trucs comme ça. Une pression supplémentaire qu'on se met en tant qu'artiste, et c'est tout.

    Cœur de pirate, avant un grand concert, un grand moment. Être aux Francos, c'est quand même toujours quelque chose de super, non ? 

    C'est incroyable. Moi, je vais être un paquet de nerfs demain, comme on dit au Québec. Un paquet de nerfs ! Je vais être très stressée, mais c'est un bon stress. Et après, ça te permet d'être très performant, on va dire.

    Maintenant, avec le piano, avec le public, il y a une interaction, il y a quelque chose de fort qui se passe, il y a une énergie sur scène.

    Oui, j'essaie de commander le plus possible la scène, mais ça demande beaucoup de charisme. Au début, de ma carrière, je n'en avais pas tant parce que j'avais 18 ans ; et à 18 ans, on ne se connaît pas trop. Plus ça va, plus j'apprends à me connaître, et plus je développe une aisance sur scène. Ça fait quand même très peur, mais c'est une bonne peur et ça permet justement de faire des trucs assez fous et de monter sur scène. Merci, Cœur de pirate.

    Pas de problème, ça fait plaisir. En cas de tempête, le concert a lieu quand même. Parce qu'il est à l'intérieur, j'ai tout compris.  Il est à la salle Wilfrid Pelletier.

    Oui, grande salle. Donc, on est à l'abri.  À l'abri.  Mais pas à l'abri des émotions.

    Ah non, il va pleurer à l'intérieur… de nos corps. Un déluge, voilà. Je dis n'importe quoi, j'ai de la fièvre. C'était super. Je suis vraiment malade. Merci, Cœur de pirate. Merci beaucoup.

    Voir plusmoins
    00:08:29
    Tous publics
    Tous publics