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  • L'invité

    L'INVITE TV5MONDE-08/01/17

    Invité : Antoine

    Le chanteur voyageur nous ramène un album ensoleillé de Polynésie et une série de DVD pour nous faire encore rêver du paradis terrestre en ce début d'année.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Bonjour Antoine.

    Bonjour, Patrick, ça va ?

    Quelle chance de vous avoir ici à Paris. Vous êtes toujours en voyage, on ne vous voit pas.

    Toujours un voyage. Cette année, je viens d’Australie, de Nouvelle-Zélande, une très belle traversée de Nouvelle-Zélande jusqu’en Polynésie et j’ai retrouvé la Polynésie qui est quand même une des régions du monde qui me plaît le plus.

    Oui.

    La Polynésie, je m’y suis installé il y a peut-être 15 (...)

    Bonjour Antoine.

    Bonjour, Patrick, ça va ?

    Quelle chance de vous avoir ici à Paris. Vous êtes toujours en voyage, on ne vous voit pas.

    Toujours un voyage. Cette année, je viens d’Australie, de Nouvelle-Zélande, une très belle traversée de Nouvelle-Zélande jusqu’en Polynésie et j’ai retrouvé la Polynésie qui est quand même une des régions du monde qui me plaît le plus.

    Oui.

    La Polynésie, je m’y suis installé il y a peut-être 15 ans maintenant à peu près, mais de là, on peut rayonner. D’abord, tous les coins de l’Océan Pacifique, le Japon, Australie, Nouvelle-Zélande j’en parlais, la Patagonie, pourquoi pas l’Alaska aussi ? Un peu plus froid quand même, mais dans nos films, on adore voyager. Il y à 25 ans à peu près, on avait présenté un coffret.

    Oui.

    Beaucoup de gens se rappellent…

    Là il y en a un autre coffret, regardez, le voilà, il arrive.

    À l’époque, c’était un coffret de 3 cassettes, c’était il y a 25 ans.

    Oui.

    Et c’était la Polynésie, les Caraïbes et l’océan Indien. Alors, 25 ans après, eh bien, on a rassemblé tous nos films récents, 4 films récents sur Tahiti, Bora-Bora, les îles… mais aussi les îles lointaines de la Polynésie.

    Nous, ce qu’on aime, Antoine, c’est quand vous nous faites rêver. Alors, on regarde des images, vous allez nous les commenter, là.

    Voilà, quelques images de ces 3 destinations. On va commencer peut-être par les Caraïbes. On va nous retrouver dans… voilà ! Dans les Petites Antilles, c’est une belle croisière qu’on a faite depuis la Grenade jusqu’à Saint-Martin, en passant par la Guadeloupe, la Martinique, etc. Voilà des endroits… Toujours à la recherche de la beauté. On cherche toujours ce qui est le plus paisible, les fleurs, les plantes, les oiseaux, les endroits inoubliables. Voilà ! Là nous sommes en Polynésie. Là, nous sommes en Polynésie, les couleurs, les gens, les rencontres, les endroits de rêve. Ici, c’est Bora-Bora. Mais une préférence pour ces îles lointaines, les Tuamotu, les Gambier. Voilà l’archipel des Gambier et puis, une troisième région, qui est dans ce coffret également, c’est les îles de l’océan Indien. Alors tout ça, c’est… TV5 Monde est vue partout là-bas, et là, c’est la Réunion, les Seychelles et l’île Maurice, voilà ! Donc, 3 destinations qui ont été rassemblées en… Il y a 4 films dans ce coffret, voilà !

    On a vraiment envie de partir là tout de suite. Vous êtes vraiment un rayon soleil, Antoine. Vous êtes…

    Eh bien j’adore, j’adore le soleil, j’adore le soleil. Je ne suis pas tenté par les pays froids, de naviguer vers l’Antarctique, ça doit être très beau, mais je préfère largement le soleil.

    Oui. Vous préférez vivre toute l’année en chemisette comme ça.

    Oui, oui c’est ça.

    Ça, c’est votre truc.

    Que le soleil, et des fois même sans chemisette.

    Voilà.

    Voilà.

    Ça, c’est un livre merveilleux chez Gallimard. C’est « Les Escales en Polynésie » d’Antoine.

    Voilà.

    Les escales, ça veut dire que c’est un archipel.

    Voilà.

    Il y a des îles partout, c’est…

    C’est grand comme l’Europe, à peu près. L’étendue, c’est grand comme l’Europe, mais la superficie réelle des terres, c’est grand comme un petit département français et c’est très différent. Il y a une différence immense entre les Australes, les Tuamotu, les Gambier et les Marquises. C’est des climats très différents, les Tuamotu sont très plates, les Marquises sont très verticales, très imposantes et impressionnantes. C’est vraiment très varié, donc moi, je ne me lasse pas.

    Oui.

    Je ne me lasse pas. Ma compagne et moi, Francette qui a fait la plupart des photos de ce livre, on ne s’en lasse pas. On a aussi enrôlé dans ce livre beaucoup de photographes et puis des gens, même qui ne sont plus sur cette terre, mais comme MELVILLE, comme James Norman HALL.

    Oui.

    Des écrivains.

    Jacques BREL qui vient, alors on voit évidemment aux Marquises…

    Voilà, comme GAUGUIN et c’est un petit peu la Polynésie avec toute sa beauté, mais aussi tout ce qu’elle a impliqué chez les hommes qui l’ont visitée. Il y a également des traditions, il y a également des chanteurs, des musiciens, des peintres. C’est la Polynésie dans tout ce qu’elle a de beau.

    Au-delà de la beauté, qu’est-ce qui fascine ? Qu’est-ce qui fait qu’on a envie toujours d’y retourner ? C’est ça qui est dingue.

    C’est difficile à dire. Je connais des gens de tout âge, de toute condition sociale et de toute nation, qui sont tombés amoureux de la Polynésie. C’est très difficile à dire, c’est vrai que c’est une beauté immense. On se sent loin de tout, loin des tracas qui, hélas, affligent un peu notre monde. On se sent là-bas un petit peu en sécurité, un peu protégé, quoi.

    Oui.

    Alors, c’est une des raisons pour laquelle… Et spécialement dans les Tuamotu, les atolls des Tuamotu, les lagons des Tuamotu, c’est une espèce de chose très curieuse, où on rentre par une passe étroite et à l’intérieur on est parfaitement en sécurité. L’eau est plate. L’océan peut être très agité, mais à l’intérieur vous voyez le bleu comme ça et dans le bleu-là, on est… On se sent comme, je ne sais pas, un peu dans le sein, comme dans le sein maternel, quoi, voilà.

    C’est vrai, mais c’est le paradis, finalement. Vous dites j’ai trouvé l’endroit, j’ai découvert l’endroit, où j’avais envie de vivre finalement.

    C’est clair. C’est clair que c’est le lieu qui me plaît le plus, quoi, bon.

    Pourquoi ? Pour fuir finalement ? Parce que le monde ne ressemble pas à ça. Là, effectivement, ça fait rêver tout le monde.

    Eh bien, le monde, il devrait ressembler à ça, il devrait ressembler à ça. Moi, je suis un idéaliste, je rêve qu’on abaisse toutes les frontières, qu’on ouvre toutes les frontières et que tous les gens puissent…

    Qu’on supprime les canons, vous le disiez déjà dans une chanson de vos débuts.

    Que les gens n’ont aucune raison de lutter, d’empêcher les autres de migrer ou quoi que ce soit. Je pense que c’est… Bon, je suis un idéaliste, mais je m’obtiens à mon idéal.

    Oui. Oui, mais alors l’idéal, c’est quoi ? Faire changer ce monde ? Le fuir, c’est quoi ?

    Ni le faire changer, ni le fuir, ni lui tourner le dos, ni vouloir le changer, ni lui tourner le dos. Être ce qu’on est. Moi, je suis ce que je suis. J’ai ma petite influence par les livres et les films que je fais. J’essaye de montrer la beauté et je sous-entends toujours « voyez, comme c’est beau »…

    Oui.

    « Voyez, comme c’est magique. Ça ne vaut pas la peine qu’on fasse un effort pour protéger ça ? » Voilà. C’est la seule fonction qu’on ait dans le monde. Moi, j’apporte du rêve, j’apporte du rêve, ça me permet de vivre. Ça me permet de vivre, ça me donne les moyens de voyager. C’est ma vitesse de libération, mais c’est un peu ma fonction sociale. J’espère apporter des moments de bonheur, des moments, même si c’est juste de l’évasion, et puis je rencontre des gens au bout du monde, dans des pays les plus lointains, comme ça. On est allé récemment tourner en Thaïlande et surtout en Birmanie et tout d’un coup je… Ou à Madagascar, vous allez à Madagascar bientôt, je crois, pour…

    oui, le Sommet de la Francophonie bientôt.

    Le Sommet de la Francophonie. Madagascar, mon île natale. Il m’est arrivé souvent, dans des coins les plus insensés de voir des gens qui me regardent « Ah ! On est venu là, parce qu’on a vu votre film », alors.

    C’est dire, finalement, la terre est belle, il faut la protéger…

    Voilà.

    C’est ça au fond ?

    C’est tout ce que j’essaye de dire, parce que je ne voudrais pas dénoncer, aller, essayer de voir l’oiseau le plus mazouté pour montrer ça. J’aurais l’impression d’être un voyeur et de tirer profit. Moi je tire profit des films, puisque c’est comme ça je gagne ma vie, donc il n’est pas question que je montre la misère.

    Oui. Mais, en même temps, cette terre-là, vous la voyez se détériorer, vous voyez l’effet du réchauffement climatique, Antoine, vous voyez tout ça ?

    Bon, je cite toujours un exemple précis, c’est les glaciers qui sont le témoin le plus précis. Il y a un parc américain que j’ai filmé à la frontière Canada-Amérique, qui avait 130 glaciers, quand il a été nommé « Parc des Glaciers », c’était il y a 150 ans. Aujourd’hui, il en a 31. 31 glaciers, c’est-à-dire, il y a 100 glaciers qui ont disparu, quoi, et la plupart maintenant sont devenus tout petits…

    Oui, et puis il y a des îles qui vont être ensevelies…

    Voilà…

    Des îles qui vont disparaître.

    C’est moins évident, parce que si vous regardez les îles qu’on fréquente, on ne peut pas dire ça ait monté de quelques centimètres, ce n’est pas ça qui est évident, mais les glaciers, ça ne pardonne pas quoi, c’est la fonte des glaces qui est le premier signe indiscutable.

    Oui. Là, une année va bientôt s’achever Antoine. Vous diriez quoi finalement ? Il faut regarder ce monde-là, il faut avoir un peu du ciel bleu dans la tête, toujours. Comme vous ?

    Il faut toujours…

    Il faut faire un choix de vie ?

    Toujours être positif. Une journaliste du Monde qui est venue me faire un portrait en Polynésie, à Fakarava, un des atolls qu’on apprécie beaucoup, a écrit « Antoine, un gamin de 72 ans ». Eh bien, je suis un gamin de 72 ans et il faut garder le cœur d’un gamin.

    Magnifique Antoine, gardez ce sourire, comme toujours. Et voici donc, le coffret Antoine, le coffret anniversaire et puis voilà donc « Les Escales en Polynésie ». Antoine, c’est un bonheur, vous êtes en escale, vous repartez.

    Toujours un bonheur, oui je pars en tournée là-bas comme je vous l’ai dit.

    Oui.

    6 semaines de tournées en France et puis ensuite, on a des grands projets, sans doute dans les Grandes Antilles, peut-être Cuba. Cuba qui change beaucoup en ce moment. Saint-Domingue, Jamaïque que je ne connais pas encore, voilà…

    Allez…

    On a beaucoup de projets.

    Bon vent avec le Banana Split.

    Merci beaucoup, à vous aussi.

    Merci Antoine.

    À bientôt, au revoir.

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