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  • L'invité

    Stone

    Invitée : Stone.

    La chanteuse, qui fut l'une des stars des années 1970 grâce à son duo avec Éric Charden, raconte ses souvenirs dans un livre qui est aussi le récit de toute une génération.

    Présentation : Patrick Simonin

    Transcription

    Complètement stone, l’autobiographie de STONE. Elle fait partie de nos vies, évidemment ce duo avec STONE et CHARDEN, et puis toutes ces chansons complètement inoubliables comme L’avventura, STONE. Ce sont des chansons qui marquent encore, qui restent dans l’imaginaire, dans l’inconscient collectif.

    C’est vrai. Oui, eh bien j’en suis ravie parce que quand même, depuis le temps. Ça va faire quoi ? Plus de 40 ans.

    Oui. Cette chanson-là en particulier, ça a été des milli (...)

    Complètement stone, l’autobiographie de STONE. Elle fait partie de nos vies, évidemment ce duo avec STONE et CHARDEN, et puis toutes ces chansons complètement inoubliables comme L’avventura, STONE. Ce sont des chansons qui marquent encore, qui restent dans l’imaginaire, dans l’inconscient collectif.

    C’est vrai. Oui, eh bien j’en suis ravie parce que quand même, depuis le temps. Ça va faire quoi ? Plus de 40 ans.

    Oui. Cette chanson-là en particulier, ça a été des millions d’exemplaires, tout le monde se l’arrachait.

    C’est vrai, c’est vrai. Oui, oui. Et on n’avait pas imaginé ça à la base.

    On va revenir évidemment sur cette histoire-là. Je voudrais qu’on écoute un petit peu L’avventura. C’est le son de STONE et CHARDEN.

    « L´avventura

    C´est la vie que je mène avec toi ».

    Ça nous rappelle évidemment tant de souvenirs STONE.

    C’est sur, c’est sur.

    Évidemment Eric CHARDEN. Et puis c’est des souvenirs de votre rencontre avec CHARDEN.

    Tout à fait. La rencontre elle était faite déjà bien avant l’Avventura. On était déjà marié depuis quelques années, on n’était pas des jeunes arrivants comme ça, on avait déjà une petite carrière en solo, disons.

    Vous le rencontrez lors d’une élection de Miss Beatnik.

    Oui, c’est là qu’on s’est connu. Oui, absolument. C’était cette période des années 60, 70, il y avait des soirées comme ça, il fallait organiser des élections. Et puis je me suis retrouvée dans cette élection de Miss Beatnik, où il y avait évidemment des journalistes invités, des chanteurs, des acteurs, etc. Eric faisait partie de cette soirée et c’est comme ça qu’on s’est connu. Lui étant auteur-compositeur c’est tout ce que j’attendais, en plus d’être un mari.

    Sauf que lorsque cette soirée a eu lieu vous le recherchiez partout, il était dans les toilettes complètement soul.

    Eh bien là, il a eu quelques difficultés oui, parce qu’il était dans une période un peu difficile pour lui, et il n’était pas tout à fait d’accord pour venir à cette soirée. On l’avait un peu… on lui avait forcé la main. Alors évidemment pour un peu oublier, il s’était un peu réfugié dans l’alcool quoi.

    À coup de foudre, qui va nous marquer tous, parce que vous allez incarner ce couple qui fait rêver la France entière pendant toutes ces années. Alors évidemment on ne va pas… Eric CHARDEN il avait commencé à écrire des chansons, vous aussi. Vous, vous venez finalement d’un milieu populaire.

    Tout à fait.

    Avec des parents qui déménagent sans arrêt.

    Oui.

    On va le dire, avec un père dont vous avez pratiquement nié même que c’était votre père.

    Ah eh bien c’était mon père, mais il s’est conduit d’une façon tellement, disons, abjecte avec et son fils et ma maman, qu’à un moment donné ce n’était plus possible de… voilà, de continuer à se fréquenter.

    Oui. Votre maman qui était une femme très belle.

    C’est une magnifique femme, une très belle et une très talentueuse en plus, oui.

    Et on va voir la photo de cette dame, voilà, votre maman.

    Superbe, n’est-ce pas ? Et surtout une voix magnifique et puis une carrière qui était partie pour… voilà ! Et puis, malheureusement la vie fait qu’après il y a d’autres priorités. Il y a la guerre déjà qui est une chose épouvantable. Et après il y a le mari, il y a les enfants, et puis voilà, les carrières tombent à l’eau.

    Oui. Vous, vous accrochez les stars, les photos des stars dans votre chambre. Des stars que vous rencontrerez des années plus tard.

    Par la suite, par la suite, oui.

    Et parce que vous rêvez de tout ça… Un jour, c’est votre père, il rentre, il arrache tout.

    Ah, là ça a été un peu… Je pensais, ça a dû être vraiment le… ma détermination à couper les ponts. Parce qu’on a… bien sûr, ça paraît ridicule maintenant. Mais moi je tenais tellement à ces posters, à ces photos dédicacées très souvent, pour moi c’était ma vie. Et je les avais mis dans ma chambre, etc. , c’était énorme pour moi. Et de me retrouver, bien sûr j’étais fautive parce que je m’étais fait virer de mon lycée. Alors il fallait une punition.

    Vous n’étiez pas très, très bonne à l’école on va dire.

    Il fallait une punition exemplaire, et là mon père il a vraiment tapé là où il ne fallait pas. Enfin, il fallait pour lui parce qu’au moins c’était rédhibitoire.

    Oui. Mais chanter, chanter pour vous Annie, c’est ça votre prénom.

    Mon prénom, oui.

    Vous étiez en rêve de ça.

    Ah eh bien toujours, eh bien oui, petite déjà. Parce que moi je passais du temps, mes vacances chez mes grands-parents et mon grand-père qui était toujours partant pour aller boire des coups dans les bistros du coin, il m’emmenait. Et puis alors, bon, évidemment, une petite fille qui n’a que 5, 6 ans, on lui demande de chanter, moi je ne me faisais pas prier.

    Oui. Alors évidemment il y a une autre chanson qui dit que dans cette époque-là il y avait du soleil sur la France. Ça va être vraiment la première chanson qui va marquer les esprits. Écrite par, notamment, Eric CHARDEN, et que vous chantez avec lui. Comment vient l’idée du duo finalement ?

    L’idée du duo vient d’abord d’une première chanson qui s’appelait « Le seul bébé qui ne pleure pas », que j’avais enregistrée en solo. Pourquoi ? On ne saura jamais réellement l’idée qui a permis qu’on chante à 2. Cette chanson se prêtait à un duo, puisque c’était « Le seul bébé qui ne pleure pas », c’est celui qu’on est en train de faire. Et Eric avait fait la musique comme toujours, et RIVAT et THOMAS avaient fait le texte, et on nous a suggéré qu’Eric fasse une petite voix derrière. Et donc sur la pochette il y avait STONE, avec la participation d’Eric CHARDEN. Et puis c’est vrai que cette chanson a été très remarquée, avait beaucoup passé en radio. On a eu des très bons retours, on en a beaucoup vendu et alors, on nous a dit là, il faudrait que vous fassiez un duo à part entière. Et c’est là que l’Avventura est sortie, tout est parti.

    Et alors il y avait du soleil sur la France. On vous voit à cheval sur cette pochette de disque.

    Oui, oui.

    Écoutez, « Soleil sur la France ».

    « Et le reste n’a pas d’importance

    Quoi que l’on fasse

    Le fermier d’en face »

    Paroles qui racontent la vie, la France provinciale.

    Oui.

    Le soleil.

    Oui. En banlieue on l’a beaucoup reproché parce qu’évidemment, il s’est produit… Enfin, à l’occasion, quand il y avait des reportages sur la misère, sur les… Je ne sais pas, les endroits très, très glauques, et on mettait derrière « Il y a du soleil sur la France, et le reste n’a pas d’importance ».

    C’est ça oui. Alors vous êtes une jeune fille toute mignonne avec un petit chien, voilà ! Mais c’est le triomphe qui arrive pour vous. STONE et CHARDEN, vous devenez star, l’Olympia en vedette, vous achetez un appartement de 300 m²…

    On ne l’achetait pas, on le louait, on le louait.

    Ah, vous le louiez. Oui. Enfin, vous jouiez au Ping Pong dans votre bel appartement.

    Ah eh bien oui, il y avait de la place, il y avait de la place.

    Allez ! En gros on va dire « vous pétez un peu les plombs ! »

    Non, parce que par rapport à l’époque, par rapport à ce qu’on gagnait, parce que bien sûr l’argent… rapportait à ce moment-là. On était dans la norme, comme tous nos copains chanteurs pareils.

    Oui. Et il faut produire.

    Oui.

    Et c’est ça. Et alors, vous allez avoir un enfant, il va avoir des ennuis de santé.

    Oui, enfin tout petit. Après ça s’est arrangé.

    Vous êtes obligé d’être sur scène alors qu’il est malade.

    Eh bien oui, mais en même temps, quand on signe un contrat et que plusieurs personnes dépendent de vous, vous ne pouvez pas dire « non, non, moi je ne viens pas, au revoir ». C’est impossible. Et puis l’enfant, bon eh bien, Baptiste il a été hospitalisé, je ne pouvais pas… je n’étais pas de grande utilité. Il a été très bien soigné, très bien pris en charge et puis quand il a été guéri, évidemment là c’était… On a poussé un « ouf ».

    Mais on avait l’impression aussi que votre vie et votre métier, évidemment c’est un sacrifice. Vous mariez pratiquement avec CHARDEN pratiquement pour pouvoir faire une tournée.

    Ah eh bien c’était comme ça à l’époque. Vous ne vous rendez pas compte que 21 ans il fallait avoir pour être majeur. C’est quand même fou, moi je n’en avais que 18, il fallait 3 ans, ça paraissait très, très loin. Et puis mon père était très sévère, on en parlait avant, c’était… à l’époque les papas, c’était le côté on ne peut pas aller comme ça déambuler avec des jeunes gens, sans être mariés. Ce n’est pas possible. Et comme j’étais déjà avec Eric, on était « fiancés », il n’était pas question qu’on parte tous les 2 sur les routes sans être mariés, donc il fallait passer par la mairie.

    Alors il y a le chapitre qui s’appelle, jamais avant le mariage.

    Oui, c’est ça oui.

    Vous pouvez nous donner des précisions peut-être.

    Eh bien justement, on était dans une époque… Même si ça paraissait, comment dire, « olé olé et tout », pas du tout, on était encore un peu sous la coupe de la génération d’avant, où les hommes avaient… Enfin, pas tous, mais certains, avaient des principes qu’on appelle ça, et Eric dans sa tête c’était celle que je vais épouser, on ne fait pas l’amour avant le mariage, c’est comme ça.

    Oui, la grande avventura de votre vie. Merci beaucoup STONE d’avoir été notre invitée.

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    00:08:21
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