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  • L'invité

    Klô Pelgag

    Invitée : Klô Pelgag.

    Elle est devenue en quelques années l'une des chanteuses québécoises les plus populaires, avec des albums à l'univers fantastique et onirique qui en font une chanteuse unique et incontournable.

    Présentation : Patrick Simonin.


    Transcription

    Bonjour Klô PELGAG.

    Bonjour.

    C’est avec TV5 Monde qu’on a le plaisir de vous accueillir pour un nouvel album, vous, « L’étoile thoracique ». C’est le titre donc de ce nouveau disque avec toujours votre univers incroyable. Alors, il y avait des montres dans le premier album, mais cette fois-ci, il y a des animaux venus d’ailleurs.

    Venus d’ailleurs, pas nécessairement, mais oui, il est question d’animaux parce qu’il y a un titre qui porte ce nom, donc, oui (...)

    Bonjour Klô PELGAG.

    Bonjour.

    C’est avec TV5 Monde qu’on a le plaisir de vous accueillir pour un nouvel album, vous, « L’étoile thoracique ». C’est le titre donc de ce nouveau disque avec toujours votre univers incroyable. Alors, il y avait des montres dans le premier album, mais cette fois-ci, il y a des animaux venus d’ailleurs.

    Venus d’ailleurs, pas nécessairement, mais oui, il est question d’animaux parce qu’il y a un titre qui porte ce nom, donc, oui.

    Alors, ça veut dire quoi « Samedi soir à la violence » par exemple ?

    Eh bien, pour moi, « Samedi soir à la violence », c’est comme le lieu de la réflexion, mais la chanson en tant que telle, « Samedi soir à la violence », ça parle d’Alzheimer, de cette maladie, puis la chanson, elle parle de qu’est-ce qui nous… comme la réflexion en fait, comme qu’est-ce qui arrive quand ça nous arrive dans la vie ? Ce n’est pas très clair ce que je dis.

    C’est clair, c’est clair.

    Beaucoup trop d’hésitations. Mais bref, c’est la réflexion, puis le regard sur ce qu’on vit, puis faire les deuils que l’on vit au travers de cette maladie, puis l’endroit où on se retrouve, puis où on fait le point par rapport à ce qui se passe.

    Voilà, Klô PELGAG, donc ça s’appelle « Samedi soir à la violence ».

    Oui.

    Regardez le nouveau clip.

    « Je sillonnerai les fjords de Norvège

    Tu ne vas pas rater ça

    Je te rappellerai les mots que tu préfères

    Ils te manquent tellement déjà »

    Alors, vous êtes incroyable. Vous marchez sur le plafond Klô. Mais, vous avez vraiment des qualités.

    Oui, je suis très sportive, donc, on voit ça un petit peu dans ce clip-là, cet aspect de moi qu’on n’avait pas encore développé ou démontré. Mais, on s’est vraiment amusé à faire ce clip-là, puis de se sentir libre dans la création d’un élément qui est vraiment différent d’un album qui est le vidéo-clip, ce qui devient un truc à part entière ensuite.

    Un vrai petit film.

    Mais oui. C’est quelque chose qui est intéressant dans le vidéo-clip. C’est qu’après, tu abandonnes ta chanson à un réalisateur qui voit quelque chose dans sa tête, qui perçoit une chose, la parole en fait à quelqu’un qui a entendu la chanson, puis qui démontre sa vision de cette chanson-là qui ne m’appartient finalement plus à ce moment, mais qui est une belle collaboration artistique entre 2 médiums d’art.

    Vous êtes incroyable Klô. Avant l’émission, vous m’avez dit : « ah, je suis une reptilienne ».

    Ah oui.

    Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

    Mais, ce n’est pas vrai, c’est une blague.

    Je ne suis pas étonné quand je vous vois marcher au plafond.

    Oui, mais c’est une blague le truc de reptile. Je suis désolée.

    C’est vrai ou ce n’est pas vrai.

    En fait, oui, je pense qu’en tant qu’individu, on a différentes facettes de soi-même. Puis, il y a des choses qu’on essaie de montrer dans certains contextes et d’autres qu’on garde plus pour soi comme les émotions plus négatives ou l’introspection. Ce n’est pas quelque chose qu’on veut vraiment démontrer en société, mais quand on fait de la musique, moi, je pense que je dévoile un peu plus toutes les facettes, voire comme… de ma personnalité, puis des choses qui ne sont pas nécessairement acceptées en société. Mais l’art, ça sert un peu à faire passer tout ce qu’il y a à se défaire de ça et puis à se faire du bien en fait.

    Oui, je vous cite des textes, Klô, parce que vos textes sont incroyables, la poésie, le sexe des étoiles, ton corps planté sous la neige, devine le sexe des étoiles, et ta bouche tassée de vin, je veux me perdre avec toi. Il y a de l’amour quand même.

    Mais oui, mais cette chanson-là, c’est une chanson d’amour, mais c’est d’une relation un peu, où les 2 personnes se vampirisent un peu. Ils ne sont pas bien, puis ils sont liés par un rapport plus charnel, donc ils ont la difficulté à se défaire. C’est comme des situations qui arrivent souvent dans la vie quand même, qui a joué beaucoup autour de moi. Puis, oui, ça parle de ce qui est plus difficile dans l’amour.

    Oui, regardez encore un petit peu Klô là dans son clip. Regardez !

    « Je t’emmènerai t’asseoir sur la plage

    Tu ne vas pas rater ça

    Je te ferai goûter ces fameux coquillages

    Ils te manquent tellement déjà »

    Non, mais moi, je vous parlais des animaux Klô, parce que vous dites par exemple dans une chanson, « les animaux te vénèrent, tu es le roi de leur cage ».

    Oui.

    Quand même. Vous voulez dire par là quoi ? Qu’on est tous des animaux, mais en fait c’est vrai.

    Mais oui. Et puis que le pouvoir qu’on a sur les gens en fait, la manipulation et tout ça.

    Oui, et le pouvoir de regarder en l’air aussi, parce que beaucoup de vos chansons parlent du ciel, des étoiles. « Les avions dans le ciel font l’amour en voyage », dites-vous dans une autre chanson.

    Oui. Eh bien, je pense que le ciel, c’est quand même ce qui nous ramène le plus à la petitesse de soi-même. C’est quand… je ne sais pas, comme dans la vie, on souffre, puis, ou on fait souffrir les gens ou… Vous savez, où on a une position de, comme quelqu’un par exemple qui a une position de pouvoir absolu. Ce qu’il fait quand il regarde le ciel, pour ne pas se dire qu’il n’y a rien qui m’appartient dans le fond. La terre ne nous appartient pas, la nature ne nous appartient pas. On bâtit des choses. En fait, bref, ça permet de se remettre en perspectives.

    Oui. Une autre chanson, vous parlez parfois de la mort aussi. Vous dites au musée Grévin, c’est un musée de Cire. Vous dites : « c’est un très bel endroit pour mourir ». Enfin, quand même ! C’est une curieuse idée on va dire Klô.

    Oui, mais en fait, c’est une chanson qui parle beaucoup sur la désillusion au musée Grévin, comment est-ce qu’on est rendu à mettre des gens, des personnalités connues dans une pièce, mais que ce n’est pas vraiment eux, ils sont comme en cire et puis ils regardent comme ça. Il y a comme quelque chose de tellement effrayant.

    Attention, vous risquez d’avoir bientôt votre effigie au musée Grévin, ça peut arriver.

    Je n’y crois pas. Mais, c’est gentil, je sais que c’est assez bien intentionné, mais oui. Il y a quelque chose que je trouve un peu triste dans les rapports froids entre ces statues, puis ces gens-là qui ne se sont peut-être jamais rencontrés en plus, qui ne se sont jamais serré la main et puis embrassés.

    Ce qui est incroyable en écoutant ce disque, on va découvrir ce que sont les ferrofluides-fleurs. On va découvrir ce que c’est la sainte étoile thoracique. On découvre plein de choses, un peu bizarres d’ailleurs.

    Mais oui, bizarre, je ne pense pas qu’il y a assez… vraiment des choses très bizarres. C’est juste qu’elles sont amenées d’une façon comme par laquelle on n’est pas vraiment accoutumé ou on n’est pas vraiment habitué de recevoir ces choses-là de cette façon-là, mais ce sont tous des sujets très réels, puis des émotions très réelles, mais moi, je vois un peu mes chansons comme aussi des tableaux. Je vois ça un peu plus comme parfois des tableaux, des poèmes aussi qu’un texte de chanson très didactique, mais ce qui laisse place à l’imagination, qu’est-ce qui fait qu’il y a des gens qui s’y retrouvent et d’autres pas.

    Alors, pour se quitter, il paraît que vous savez parler avec l’accent français Klô.

    Non. Personne n’a dit ça, ce n’est pas vrai. Non, je ne sais pas vraiment.

    Vous n’avez pas envie.

    Non. Mais, c’est parce qu’il faut que ça vienne naturellement. Sinon, je ne voudrais mettre personne mal à l’aise parce que quand les Français imitent par exemple l’accent québécois, des fois, on est un petit peu mal à l’aise. Et puis là on n’ose pas vraiment. Donc, je ne veux faire vivre ça aux autres stars. Avec tout mon respect et mon amour, je n’imiterai pas votre accent, mais…

    C’est gentil. C’est très gentil.

    C’est par amour.

    Merci Klô PELGAG qui est donc de retour avec « L’étoile thoracique », nouvel album événement. Merci d’être venue nous voir Klô.

    Merci.

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    00:08:20
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