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  • L'invité

    Jamel Debbouze

    Invité : Jamel Debbouze, humoriste français.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le Marrakech du rire.

    Transcription

    Bah oui.

    Oui super.

    On y va ?

    Jamel ! On est tellement contents. Marrakech du rire. 7 ans de bonheur.

    Oui.

    C’est vrai ?

    Oui. Oui, oui vraiment. Alors évidemment avec plus ou moins de contraintes, mais on ne les sent pas. Au final quand on voit le résultat, on ne le sent pas.

    Oui.

    C’est comme être une femme enceinte, évidemment 9 mois ça peut paraître le bout du monde quand on porte cet (...)

    Bah oui.

    Oui super.

    On y va ?

    Jamel ! On est tellement contents. Marrakech du rire. 7 ans de bonheur.

    Oui.

    C’est vrai ?

    Oui. Oui, oui vraiment. Alors évidemment avec plus ou moins de contraintes, mais on ne les sent pas. Au final quand on voit le résultat, on ne le sent pas.

    Oui.

    C’est comme être une femme enceinte, évidemment 9 mois ça peut paraître le bout du monde quand on porte cet enfant. C’est dur, c’est fatigant, c’est laborieux, c’est tout ce que vous voulez, mais quand il arrive, c’est incroyable.

    Oui, le premier festival d’humour francophone du monde.

    Ah oui ?

    Oui.

    Sérieux ?

    Mais oui.

    Bien, écoutez si c’est vous qui le dites. Si c’est TV5 qui le dit, je prends avec plaisir.

    (rires)

    C’est 80 000 festivaliers, c’est exceptionnel ! Il y a 7 ans on n’aurait jamais cru ça non ?

    Non. Non, mais on pensait n’en faire qu’une seule, on pensait n’en faire qu’une seule édition et puis s’arrêter. Et puis, on a été submergés par… oui, par l’engouement d’abord des spectateurs et puis des artistes. Aujourd’hui, ce sont eux qui nous sollicitent pour faire partie de ce spectacle, moi je suis le plus heureux du monde, la vérité.

    Oui. Puis derrière, il y a le Maroc.

    Oui.

    Il y a les Marocains.

    Oui.

    Il y a un truc spécial ici ?

    Mais c’est pour eux et c’est pour ce pays qu’on a décidé de faire ce festival au départ. Ce n’était pas anodin de choisir Marrakech. Moi, c’était une manière de rendre un peu ce qu’il m’a donné. C’est le Maroc et les Marocains qui m’ont porté au tout début, c’est vrai, avant même la France. Pardon pour mon pays de naissance, mais c’est vrai que les associations marocaines, les Marocains, m’ont porté à bout de bras et m’ont permis de faire ce métier.

    Oui.

    Et je n’ai pas oublié, donc à mon tour, c’était une manière de rendre un peu ce qu’on m’a filé.

    Oui. On voit sur l’affiche qui dit « Préparez-vous à rire très fort ».

    Oui. (rires)

    Et alors on voit un Marocain qui explose, qui explose de rire.

    C’est ça, c’est mon oncle.

    Ah Oui ?

    Oui. (rires)

    C’est vrai ? (rires)

    Ah oui !

    Mais il y a un beau rire.

    Oui.

    Il y a un rire incroyable.

    Mais ça rit vrai, ça rit vrai et ça rit sans réfléchir, ça vient du ventre, ça vient du cœur, ça vient du cerveau, ça rit quoi. Ça rit et évidemment, on est un pays en voie de développement avec tout ce que ça implique et ça rit quand même. On a des contraintes et des problèmes, mais ça rit quand même.

    Oui.

    Il y a la sécheresse, il y a les soucis qu’on connaît et ça rit très très fort quand même. Ça, c’est une leçon, c’est une leçon, c’est une leçon de vie quoi.

    Oui, oui. Et ça rit malgré le monde. Je veux dire il y a une dizaine de nationalités qui se sont succédé ici depuis 7 ans. Le monde entier se retrouve là. Malgré les problèmes du monde, tout le monde rit ensemble ici.

    C’était la chose qu’on a tenté de viser tout de suite, c’est effectivement tordre le cou aux clichés, à ces choses qu’on entend à longueur de journée dans nos journaux continus, tu sais.

    Oui.

    Ces choses qui ne font que nous diviser, que nous séparer. Et à travers ce festival, on dit, non non c’est faux, on n’est pas pareil, mais on est pareil. On n’a pas la même culture, mais on peut rire des mêmes choses. On a le même cœur.

    Oui

    On a la même couleur de sang.

    Oui, les Juifs, les Arabes, tout le monde est là, sur scène. (rires)

    ça n’a jamais été un sujet pour nous.

    C’est dingue.

    Oui c’est vrai.

    En fait c’est presque dingue dans le monde d’aujourd’hui. On se dit c’est… afficher ça, et de se dire vous voyez ! ça marche !

    Mais ce qui est dingue, c’est le contraire.

    Oui. (rires)

    Pour moi. Ce qui est dingue, c’est de trouver dingue ça en fait, tu vois ce que je veux dire, cette évidence ?

    Oui.

    Mon plus grand plaisir c’est de voir ce couple de Nantais qui vient de Saint Nazaire assis à côté de ce couple de Taza ou de Meknès et qui rit pour la même chose. C’est une image à 20 h 50 sur une chaîne comme M6, c’est un sublime message quand BFM nous raconte le contraire.

    Et il y a l’Afrique. Cette année c’est important, un grand gala !

    Fais un plan sur mon [inaudible].

    (rires) Oui. C’est ça l’Afrique.

    Je ne me suis pas habillé pour rien, tu vois. S’il te plaît frère, qu’est-ce que tu penses de ma tenue ?

    (rires) Elle est magnifique.

    ça vient de Côte d’Ivoire ça.

    Ah oui.

    Abidjan.

    Ah oui. C’est Gohou et Cravate qui t’ont…

    (rires) Oui. Gohou et Digbeu qui m’ont conseillé.

    Ah Oui ? (rires)

    Bien, oui. Oui, j’ai découvert un univers. J’étais à Abidjan il n’y a pas si longtemps, j’ai fait une tournée avec mon spectacle, j’étais à Dakar, je me suis retrouvé aussi au Gabon. Et là, j’ai ouvert une espèce de boîte de Pandore. Là je me suis rendu compte qu’il y avait une telle force, une telle énergie, un tel cœur ! C’était une évidence pour moi que de me retrouver avec ces artistes. Ahmed SYLLA présente son film « L’Ascension », l’année dernière c’était « La Vache ».

    Oui.

    Non je suis très content.

    Avec Alice BELAÏDI qui était là il n’y a pas longtemps, qui se baignait.

    Oui Alice BELAÏDI qui était là, elle est où ?

    Non non, je ne sais pas (rires)

    Ah c’est dommage.

    Si tu veux, je rappelle Alice Belaidi.

    (rires)

    Ah DJ Abdel !

    (rires) Alors lui c’est un habitué.

    Ça va poto ?

    Lui c’est un habitué. (rires)

    Oui c’est mon frère, ça fait 20 ans qu’on travaille ensemble.

    Ah oui bah voilà. La nouveauté c’est qu’effectivement, on ouvre à des pièces de théâtre et à l’Afrique.

    Oui. Mais ce qui est extraordinaire, c’est…

    Une des raison de plus pour que TV5 Monde nous diffuse.

    Mais oui, mais bien sûr. Mais bien sûr.

    Et grâce à vous…

    Ah oui ?

    … On touche pas loin de 70 millions de téléspectateurs, je crois.

    Oui.

    Merci infiniment.

    Mais c’est nous. C’est nous qui te remercions Jamel. Ta maman t’a dit un truc, tu le dis dans l’édito, elle t’a dit : « Continue à faire rire, mon fils. »

    (rires) Elle a dit ça ?

    Oui. Bah oui bien sûr.

    Qu’est-ce qu’elle veut dire la maman de Jamel ?

    Bien, je crois que c’est un médicament formidable le rire. La vérité, c’est quelque chose qui nous rassemble tous. On aime ça, on aime bien manger, on aime bien dormir, on aime aimer et on aime rire. Et elle sait combien ça peut être virtué, combien ça lui a sauvé la vie à elle !

    Oui. Ça lui a sauvé la vie le rire ?

    Ah Oui, vraiment bien sûr ! Dédramatiser, c’est quelque chose qui sauve la vie. Elle a… Je ne vais pas vous faire, mais c’est… Cosette à côté de ma mère, c’est Crésus.

    Oui. C’est ça.

    (Rires) c’est vrai, non, mais elle a vécu la misère, elle a été faible, personne ne lui a rendu service. Et c’est vrai que de rire avec ses frères et ses sœurs, ça lui a permis de transcender tout le reste et c’est une leçon de vie.

    Oui. Et toi, le rire Jamel.

    Pareil.

    Ça t’a sauvé aussi.

    Bien sûr évidemment.

    Oui. C’est vrai ?

    Mais oui, bien oui parce que tu habites à Trappes, tu te sens exclu. Tu n’es pas très grand, tu n’es pas très beau, tu as un bras dans la poche. Oui, dans la tête, ce n’est pas facile. Et dans le rire, immédiatement ça devient plus simple.

    Oui.

    Ça devient plus simple et c’est ça dédramatiser. Et puis, un des grands maîtres, ça a été Chaplin, tu sais.

    C’est vrai.

    Il est là et il nous a fait rire avec un clochard, en prenant la défense des plus faibles, en se foutant d’eux et en les sublimant à la fois, tu vois ?

    Oui.

    Oui, le rire pour moi c’est un véritable médicament.

    Oui. Mais quand tu vois Trump, tu vois le racisme dans le monde, tu dis finalement que Marrakech rit. C’est finalement une forme de défi que le Maroc envoie au monde, un grand éclat de rire.

    Oui.

    Se dire voilà.

    Oui bien sûr. Oui, il mériterait de rire un peu plus Trump, ce qui ferait considérablement du bien à ses cheveux déjà dans un premier temps.

    (rires)

    Parce qu’à mon avis…. Tu as vu ses cheveux ? Il doit avoir un seul cheveu, mais long, long.

    (rires)

    Il entoure comme ça un cheveu de 100 mètres. C’est ce qui doit l’énerver considérablement. Cet homme doit être vraiment énervé. Et je pense que rire, c’est une des solutions. Alors évidemment, ce n’est pas la seule tu vois ?

    Oui.

    C’est une des solutions pour, d’abord aller vers les autres, se détendre et puis trouver la vie plus abordable. Elle n’est pas facile la vie si on commence à… Si on se l’alourdit en gardant les sourcils froncés, on n’y arrivera pas. Évidemment, il faut transcender tout ça et puis désamorcer en riant et en se foutant de nous-mêmes. Je pense que tant qu’il y a du rire, il y a de l’espoir.

    Merci Jamel. On est tellement heureux d’être là.

    Moi aussi.

    Et de rire !

    Ah ! il faut continuer ! (rires) il faut continuer.

    Merci.

    Merci à toi.

    Merci. Merci.

    Quand tu veux. Tu me vois là ?

    OK.

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    00:08:28
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