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  • L'invité

    Ana Girardot, François Berléand, Cédric Klapisch

    Invités : Ana Girardot, actrice française ; François Berléand, acteur français ; Cédric Klapisch, réalisateur et producteur français.

    C'est l'un des films les plus attendus de la rentrée française : « Deux moi », réalisé par Cédric Klapisch, qui avait été présenté en avant-première au festival du film francophone d'Angoulême. Ana Girardot et François Berléand sont à l'affiche de cette comédie qui capte l'air du temps.

    Présentation : Patrick Simonin. Une émission enregistrée au Festival du film francophone d'Angoulême.

    Transcription

    Deux moi. Deux moi. Non, non c'est pas deux moi, c'est "Deux moi".

    Ah non, c'est deux moi. Je comprends pas pourquoi les gens disent ça.

    C'est François Berléand, c'est Ana Girardot. Et puis, c'est Cédric Klapisch pour ce film : "Deux moi".

    De moi. Il est de vous, le film ? Il est de moi.Je l'ai pas encore faite celle-là.

    C'est la première fois qu'on l'a fait. Mais c'est vraiment génial. Vraiment, on a envie de dire à tout ceux qui nous écou (...)

    Deux moi. Deux moi. Non, non c'est pas deux moi, c'est "Deux moi".

    Ah non, c'est deux moi. Je comprends pas pourquoi les gens disent ça.

    C'est François Berléand, c'est Ana Girardot. Et puis, c'est Cédric Klapisch pour ce film : "Deux moi".

    De moi. Il est de vous, le film ? Il est de moi.Je l'ai pas encore faite celle-là.

    C'est la première fois qu'on l'a fait. Mais c'est vraiment génial. Vraiment, on a envie de dire à tout ceux qui nous écoutent d'aller courir voir ce film. Vous allez… ça rend heureux. C'est extraordinaire. Alors, voilà un psy que vous allez avoir envie d'aller consulter souvent. En psy, vous êtes très bien François. Mais c'est parce que j'ai suivi une analyse. Courte, d'ailleurs, mais puissante. Ce qui m'a permis d'être… de pouvoir faire ce… pas spécialement ce rôle là. Mais d'avoir… de savoir être à l'écoute.

    Oui. Alors, il est à l'écoute, notamment, d'un personnage qui va peut-être croiser la route de cette charmante personne qu'on a au milieu de vous deux. Et qui cherche finalement l'amour. Qui cherche à rompre sa solitude. Mais alors, c'est pas facile… Ce n'est pas facile. Ce n'est pas facile et c'est vrai que dans les grandes villes, il y a beaucoup de jeunes gens pour qui ce n'est pas facile et qui ont du mal en plus à en parler. Et on se dit, aujourd'hui, comment on fait pour rencontrer vraiment quelqu'un ?. Sans devoir passer, par exemple, par une application de rencontres ou les réseaux sociaux. Et de ne pas avoir un algorithme, finalement, qui choisit pour nous. Mais de, vraiment, rencontrer quelqu'un avec qui on a… On verra dans le film que les ,parfois, on voit des gens apparaître, un peu bizarres. Mais alors, Cédric, vous vous êtes amusé dans ce film. L'image est somptueuse. On est dans Paris. C'est un Paris magnifié. Dans un quartier. Et ces deux personnages vont se croiser, sans se rencontrer. Mais on sent qu'ils sont quand même faits l'un pour l'autre ?

    Oui, ça se passe dans le quartier de la gare du Nord, là, entre la Goutte d'Or et Stalingrad, disons. Et je voulais montrer un quartier qu'on ne montre pas souvent dans Paris. Et en montrant justement qu'il peut y avoir une histoire qui est comme un conte, un peu, comme une histoire comme vous dites qui est un peu stylisée, magnifiée. Et où, voilà, ça parle de l'amour avec un grand A. C'est-à-dire que comment… quand on est dans une ville et qu'on est perdu dans cette ville, c'est compliqué de rencontrer quelqu'un d'autre. J'ai rarement vu un film où  l'on passe si vite… où l'on rit et quelques secondes après, on est ému. Et tout ça pendant deux heures de bonheur. Regardez, ça s'appelle "Deux moi". Vous vous dîtes que c'était une vraie rencontre ?

    Mais c'est quoi pour vous une vraie rencontre ? Comment vous vous expliquer cette crise de panique dans le métro ? Une dépression ? Peut-être. C'est quand même dingue de tomber sur quelqu'un qui a vraiment, vraiment, mais rien à dire. Il n'a pas parlé pendant une heure. Si, à un moment donné, il m'a dit :"J'ai l'impression que ça fait des années que je te cherche, quoi". L'angoisse. Donc, on voyait François Civil, qui est un personnage un peu paumé, attachant, qui travaille dans une entreprise où on envoie des colis par correspondance. François, on voit dans ce film, la réalité, finalement aussi, du travail. C'est dur. Pour se faire embaucher, licencier. C'est le principe de notre société actuelle. C'est dur de trouver du travail. Voilà. Lui… Moi, mon personnage non, parce qu'il est presque à la retraite. Si ce n'est à la retraite d'ailleurs. Mais pour un psy c'est plus facile. Mais c'est vrai que, pour des jeunes, l'entrée dans la vie active est difficile. C'est ça qui va faire en sorte…le fait qu'il va être viré va faire qu'il va me retrouver et que…

    Oui. Oui, il va chercher finalement à travers l'analyse, à travers le psy, à trouver un sens à sa vie mais peut-être que le sens de sa vie, il n'est pas loin. Il a votre visage, Ana. Sait-on jamais.

    Est-ce qu'une femme peut être le sens de sa vie ? Je ne sais pas. C'est une vaste question. Mais il y a clairement entre ces deux jeunes personnes, un destin qui va se lier et on sait qu'ils auront beaucoup de choses à se dire. S'ils se rencontrent.

    Oui. Si ils se.. c'est ça le vrai suspense… C'est ça la question. Du film.

    C'est comme aujourd'hui, François n'est pas là parce qu'il est en tournage à Marseille. Mais il n'arrête pas de se rater dans le film. Et donc, c'est beaucoup sur ça, sur le fait que dans ces grandes villes, on est entouré de plein de gens, on a les réseaux sociaux, on a des connexions, on a des liens avec plein de gens. Mais il y a de l'absence, en fait. Il y a de la solitude alors qu'on est entouré de plein de gens. Puis, alors il y a des… par contre, des choses qui font que peut-être on se rencontre : un petit chat, un épicier, un moteur à explosion. On trouve des tas de choses bizarres dans ce film très poétique, au fond. C'est poétique, François ? Mais totalement. Et puis il y a deux psys aussi. Il y a Camille Cottin.

    Voilà, absolument. Qui est la… Qui s'occupe de vous ?

    Qui est ma psy.

    Voilà. Donc, c'est intéressant parce que moi je suis en plus, je crois normalement, le référent de Camille. Il y a comme ça, sans arrêt, des fils qui se nouent, qui se dénouent qui se… Et c'est très… C'est très Klapisch. Évidemment, on va toujours faire de la pub pour les films qu'on a fait et qu'on défend, mais celui-là, il est délicieux. C'est un film délicieux. On sort de là avec le sourire. Et surtout, on a vu quelque chose de très très humain. Poétique et d'humain. Profondément. Je trouve qu'il y a une humanité dans le film qui est absolument merveilleuse. Et je salue le talent de Cédric. Je n'avais pas travaillé avec lui depuis très très longtemps. Et je suis fier d'avoir fait ce film. Et vraiment je le défends parce que c'est un petit bijou.

    Oui, absolument. Je dis c'est presque Chaplinesque, un peu. Il y a des moments dans cette société qui est dure, on disait. Et là, ils sont là comme des Pierrots lunaires. Ils cherchent l'amour finalement. C'est ça qui est beau, au fond. C'est éternel cette histoire là, François ?

    L'amour ? Oui. Ce que raconte Cédric. Et pour cause. Ah oui. Sinon, si il n'y a plus d'amour, il n'y aura plus rien. Plus rien. Non, mais ce qui il y a de bien c'est que, voilà, à l'heure effectivement des réseaux sociaux, on va faire ses courses par internet etc.. Il faut que les gens redécouvrent d'aller dans les magasins, les cafés. Parce que c'est là où il y a la vie, c'est là ou il y a… Oui. L'épicerie. L'épicerie, absolument. La petite épicerie tenue par un Arménien. Voilà, parce que c'est ça ce qu'il faut. Simon Abkarian. C'est vrai ?. Il faudrait avoir Simon comme épicier.

    Qui conseille sur les croquettes pour chats. Sur tout. Sur tout.

    C'est vrai que ça que ça fait du bien. Moi, le supermarché en bas de chez moi, il n'y a même plus de caissiers. Ce sont des machines. Et du coup, j'ai plus envie d'aller chez l'épicier à côté et d'avoir un vrai rapport humain. Et ça, on le retrouve dans le film et c'est très rassurant. Oui et c'est, alors je disais, magnifique. L'image est somptueuse, incroyable. C'est une beauté d'image. Et peut-être que ceux qui vont le voir vont se dire : "Bon sang, mais moi aussi je voudrais trouver". Pour les mecs, ils vont dire c'est elle. Ou, évidemment, c'est François. Et c'est l'amour. Ou moi.

    Pour une vieille. Même pour une jeune, tu sais. Ça peut arriver.

    Peut-être qu'elles tombent amoureuses de leur psy. Ça peut arriver. Oui, mais là, à ce moment-là, on arrête. Oui, c'est ça. Le vrai psy arrête. Mais il est optimiste le psy chez Klapisch. Il dit : "Ah, bah, le petit chat qui s'est évadé, il est peut-être pas mort." C'est ça qui est beau. Il est positif. Il est positif. Il faut être positif, Cédric. Votre film, votre cinéma est positif ? Oui. C'est-à-dire que, c'est un peu ce que je pense. C'est que même si on va mal et je pense qu'aujourd'hui il y a beaucoup de choses qui vont mal, que ce soit socialement, politiquement ou sentimentalement, il y a beaucoup de gens qui vont mal. Mais que l'on peut aller mieux. Et je trouve que c'est une des fonctions du cinéma de dire ou d'aider les gens à aller vers quelque chose de positif.

    Merci à tous les trois. C'est "Deux moi". Et vous allez être nombreux à aimer ce film. Merci François, merci Ana, merci Cédric. présentés ici au Festival d'Angoulême. Merci à tous les trois. Merci.

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