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  • L'invité

    Charlotte Gainsbourg, Yvan Attal

    Invités : Charlotte Gainsbourg, actrice et chanteuse franco-britannique ; Yvan Attal, acteur et réalisateur franco-israélien.

    Charlotte Gainsbourg et Yvan Attal sont à l'affiche de « Mon chien stupide », que le comédien a également réalisé. Un film qui a fait l'ouverture du Festival du film francophone d'Angoulême.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le Festival du film francophone d'Angoulême.

    Transcription

    Mon chien stupide à l'ouverture ici, à Angoulême. C'est un film inqualifiable qui touche parce que, Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg, mon chien est quand même incroyable, ce chien. Stupide.  Il est stupide.

    Il est super ce chien. Il est prétexte à une grande histoire familiale. Quand je dis ce film ne ressemble à aucun autre, d'abord, il est inspiré d'un roman qui ne ressemble à aucun autre. C'est vrai qu'il y a une tonalité très, très particulière dans ce roman. C'est vrai. Malh (...)

    Mon chien stupide à l'ouverture ici, à Angoulême. C'est un film inqualifiable qui touche parce que, Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg, mon chien est quand même incroyable, ce chien. Stupide.  Il est stupide.

    Il est super ce chien. Il est prétexte à une grande histoire familiale. Quand je dis ce film ne ressemble à aucun autre, d'abord, il est inspiré d'un roman qui ne ressemble à aucun autre. C'est vrai qu'il y a une tonalité très, très particulière dans ce roman. C'est vrai. Malheureusement, il y a des choses qu'on a dû mettre de côté, qu'on ne pouvait pas adapter. C'est quand même un livre qui se passe dans les années 60 aux Etats-Unis, mais quand même, il y a une espèce de choses universelles dans cette famille, dans cette histoire d'amour, de ce couple et de tous ces enfants. Charlotte Gainsbourg, dans ce film, vous incarnez cette femme au bord de la crise de nerfs. Oui. Avec ce personnage à côté dans la crise de la cinquantaine, un romancier qui a connu le succès mais qui ne l'a plus, et l'arrivée d'un chien va tout bousculer. Oui Oui, ils ont des antécédents aussi avec un chien. Ça part de ça, mais c'est vrai qu'elle a du mal. On la prend à un moment où elle n'en peut plus d'une autre manière que lui, avec moins de sarcasme. 25 ans de vie commune. Ça se partage. Elle, c'est dans la dépression, et lui, c'est dans le sarcasme.  Ce n'est pas cynique. Il y a un humour noir. Il y a quelque chose d'un peu jubilatoire dans cette histoire-là.

    De toute façon, c'est jubilatoire de voir un gars s'en prendre à tout le monde, surtout quand on s'identifie à lui. En tout cas, c'est comme ça que j'ai abordé mon rôle. Je me suis dis qui n'a pas eu envie d'étrangler ses enfants à un moment, sa femme, pour le dire clairement. Elle sait se défendre.  Bien sûr. Quelle femme n'a pas eu envie d'étrangler ses enfants et son mari avec, c'est sûr. Forcément, on parle d'une chose que beaucoup de gens traversent. Ça s'appelle Mon chien stupide. Regardez le nouveau film d'Yvan Attal, la bande-annonce.  C'est incroyable quand même. On passe sa vie avec quelqu'un. On l'aime, on veut le meilleur pour lui, et d'un seul coup… D'un seul coup, c'est fini. Tu aurais préféré faire ta vie tout seul ? Le rêve. On voit bien le climat, Yvan et Charlotte. On voit bien, dans ce film, cette détérioration, désintégration du monde en quelque sorte. On a l'impression que le chien est le seul élément de stabilité de tout ça. Il est solide sur ses quatre pattes, sur ses cinq pattes même on peut dire.  Il a cinq pattes.  Il a une particularité, ce chien.

    Il est un peu obsédé. Il est totalement obsédé. Et il a une particularité, c'est qu'il aime les hommes. On ne peut pas le raconter, il faut le regarder. Il faut le voir. Il faut le voir.  Je me suis inspiré, pour tourner ces scènes-là, de quelques trucs que j'ai vus sur internet, de chiens qui voulaient se faire des gens. Il y a des scènes extraordinaires. Il y en avait une particulièrement, d'un tout petit chien d'ailleurs qui attaque une vieille dame et qui veut se la faire, et c'est très très drôle. Comme elle est un peu vieille, elle est un peu fragile, donc elle se met au sol pour que le chien ne la fasse tomber, donc elle se met à quatre pattes. Et là, le chien vient derrière elle. C'est à mourir de rire. C'est un matin de Naples. C'est un matin de Naples. Ce qui est drôle, c'est que le personnage rêve de Rome. Il a écrit son premier roman à Rome, à la Villa Médicis. C'était une manière d'adapter le livre. Ce n'est pas le cas, mais dans le livre il vient d'Italie. C'est un italo-américain. Ses parents sont originaires d'Italie. Il rêve de retourner à Rome et de retrouver ses origines. D'ailleurs, il regarde ses enfants et il se dit : "Ils n'ont rien d'italien, ils sont totalement germaniques". C'était une manière de récupérer cette histoire italienne. Il y a un côté burlesque. On rit beaucoup. Il y a de l'émotion aussi. Il y a de la poésie, Charlotte. Il y a quelque chose comme ça, de lunaire. Je trouve qu'il y a plusieurs tons et ça bascule. Ça commence peut-être plus comédie et ça bascule dans quelque chose d'émouvant, enfin j'espère. J'avais l'impression. Mélancolique. Oui. Il y a aussi le temps qui passe, la notion du temps qui passe que l'on veut retenir, retrouver ce que l'on a été, l'amour. Oui, beaucoup de nostalgie. Yvan s'est aussi servi du fait qu'on a 25 ans de vie commune, donc il pouvait trouver ce qu'il fallait.  Il y a un petit côté western, j'y pense. Ce personnage est solitaire quelque part. On ne va pas en parler, mais la dernière scène du film, pour moi, est une scène de western. 

    C'est vrai.  On ne va pas dire ce que c'est, mais j'avais ça en tête. Dans les gosses, il y a le vrai, pour parler franchement. Votre fils joue. Qu'est-ce que ça fait, Charlotte, de jouer avec son fils ? C'est une histoire aussi personnelle. Pour moi, ça me paraît naturel parce que j'ai tourné avec mon père. Je comprends ce plaisir qu'on a à travailler en famille. Ça m'a rendu très nerveuse parce que j'avais peur pour lui, j'avais le trac pour lui. Je me mettais dans ses pompes autant que dans les miennes. Ça a créé une tension pour moi. Après, le plaisir de le voir et là, aujourd'hui, le plaisir que j'ai de voir des gens rire à ses répliques, je suis vachement fière. Vous l'avez retrouvé en le voyant jouer ? Vous vous êtes souvenue de vos débuts, Charlotte ? La première fois devant la caméra de Claude Miller. Non, pas de la même manière parce que j'étais beaucoup plus inconsciente. J'avais 12 ans. Je n'avais pas justement cette envie de bien faire comme acteur. C'était un jeu. Non, ce n'était pas la même chose, mais dans le trac, je me reconnais. On est assez similaire.  Jouer tous les deux, ce n'est pas une question trop perso, ça aussi, c'est jubilatoire de jouer ensemble. Oui. De jouer avec la femme qu'on aime pour vous. C'est bien plus facile. On se regarde et on se comprend. Cette scène où on est tous les deux sur un canapé, on fume un joint, je crois que je n'aurais jamais pu le faire de cette façon avec une autre actrice. On se sent libre d'improviser. On se sent libre de tout. Une fois qu'on a fait abstraction de la caméra et de l'équipe, c'est avec elle que je me retrouve et, du coup, tout est possible.  Je trouve que ce film est à l'image du chien. Il est tout plissé. Il a des rides partout sur la tête. Il est tellement attachant. Il est attachant, ce chien. De toute cette vie qu'il a vécue et qu'il porte sur son visage, comme vous, comme vos personnages, formidable. Mon chien stupide, Yvan Attal, en ouverture du Festival d'Angoulême. Il faut vraiment courir voir ce film. Merci à tous les deux. Vous êtes gentil. Merci beaucoup. Merci.

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    00:08:26
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