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  • L'invité

    Marie-France Brière, Dominique Besnehard

    Invités : Marie-France Brière, réalisatrice et productrice française, déléguée générale et co-fondatrice du Festival du film francophone d'Angoulême ; Dominique Besnehard, producteur de cinéma et acteur français, co-fondateur du Festival du film francophone d'Angoulême.

    Patrick Simonin s'entretient avec Marie-France Brière et Dominique Besnehard, à l'occasion du Festival du film francophone d'Angoulême, dont la 12e édition se déroule du 20 au 25 août 2019. Un événement dont TV5MONDE est partenaire.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    En quelques années, c'est devenu le plus grand festival de cinéma francophone. Comment font-ils ? Quel est leur secret ?

    Marie-France Brière et Dominique Besnehard, qui ont fondé le Festival du Film Francophone d'Angoulême. Et TV5Monde est très fier et très heureux d'être partenaire de ce grand événement, qui aura lieu du 20 au 25 août prochain. Marie-France Brière, c'est le douzième festival. Et à chaque fois, il y a des nouveautés ; à chaque fois, ce festival se renouvelle. Il fa (...)

    En quelques années, c'est devenu le plus grand festival de cinéma francophone. Comment font-ils ? Quel est leur secret ?

    Marie-France Brière et Dominique Besnehard, qui ont fondé le Festival du Film Francophone d'Angoulême. Et TV5Monde est très fier et très heureux d'être partenaire de ce grand événement, qui aura lieu du 20 au 25 août prochain. Marie-France Brière, c'est le douzième festival. Et à chaque fois, il y a des nouveautés ; à chaque fois, ce festival se renouvelle. Il faut bien qu'on se surprenne l'un l'autre, qu'on s'épate pas parce que sinon, ça ne nous amuserait pas. Dominique Besnehard.

    C'est vrai qu'en fin de compte maintenant… Il y avait des années, on avait un peu peur parce qu'un manque de financement ou pas avoir les meilleurs films. Mais depuis "Intouchables", c'est vrai qu'on a quand même des facilités d'approcher les films. Depuis quelques années même, on a des problèmes parce qu'on est obligé d'en refuser. Quelquefois, ça crée des malentendus et certains distributeurs disent : "Pourquoi vous ne m'avez pas choisi ?" On essaye d'être extrêmement régulier, de ne pas forcément pousser ses amis parce qu'il y a ça aussi. En plus, je suis dans une position compliquée parce que Marie-France, à la limite, elle est plus distanciée, elle vient du monde de la musique. Et de temps en temps, je dis : "On ne va pas prendre celui-là". "Tu n'as qu'à dire que c'est moi qui n'en veut pas." 

    Vous êtes incroyables, tous les deux, complices et complémentaires. On vous voit à Angoulême, vous faites vivre ce festival, on va voir des images. C'est Jacqueline Bisset qui va être la présidente, cette année. Formidable présidente du jury.

    Oui. C'est vrai que l'année où on a eu Malkovich, c'est bien qu'un Anglo-saxon, quelqu'un qui parle très bien français, soit… Se dire que la francophonie, aussi, on l'accepte. On ne la projette pas forcément, on l'accepte. Et l'année où on a eu notre ami John Malkovich… Il disait lui-même : "Je parle bien français, mais il y a peut-être des choses que je ne vais pas comprendre." Où il a eu quelques difficultés, c'est sur le film québécois, de temps en temps il ne comprenait pas. Là, Jacqueline, d'abord elle parle très bien français, et je trouve que c'était d'abord une femme merveilleuse, une grande actrice qui est une légende. Elle a quand même à son actif des chefs d'œuvre. C'est surtout aussi quelqu'un qui n'a pas l'habitude des hommages, elle est à Los Angeles. Elle fait une seconde carrière avec beaucoup de films indépendants. Mais, elle avait envie d'être avec nous ; et on en est très fier.

    C'est extraordinaire.

    On retrouvera la Québécoise Marie-Pierre Morin, on retrouvera Françoise Nyssen, ancienne ministre. Beaucoup de personnalités. Il y a une reconversion chez nous On peut prendre des anciens ministres dans les jurés. Peut-être que l'année prochaine, ce sera François de Rugy, pourquoi pas ?  Il y a des stars, incroyables stars : on aura Dany Boon, Claude Lelouch, Cédric Klapisch, Catherine Deneuve peut-être, peut-être Gérard Depardieu. Tout ce monde se retrouve parce que c'est le grand…  Charlotte Gainsbourg. Le film d'ouverture, très fort.

    C'est Yvan Attal, un film important.

    En plus, on l'a vu, on a adoré.  Extraordinaire film. Je pense qu'il y a très longtemps que je n'ai pas eu un coup de cœur pour un film, parce que c'est d'abord un cinéaste qui avait fait "Ma femme est une actrice". Moi, j'étais agent des deux, alors je les connais bien. Il n'était jamais venu à Angoulême. Ils nous font quand même ce cadeau, et Studio Canal aussi, de nous permettre de le présenter en première mondiale. C'est un grand honneur. Et le film est absolument parfait. Avant- première. Et puis, des films en compétition. Cette année, qui pour décrocher le Valois de diamant ?

    Les dix sont biens. Comment vous faites cette sélection ? Il y a tellement de films formidables.  On voit les films tous les deux, dans une salle de 25… Vous connaissez les salles de projection.

    Souvent au Club 13. On a notre salle, on pourrait l'appeler la Salle francophone. On pourrait appeler Claude Lelouch, qu'on retrouvera d'ailleurs. On n'est évidemment pas l'un à côté de l'autre. Et on voit les films tous les deux. À la fin… C'est embêtant si on commence à parler pendant le film.

    Il y a un peu un mélange de la… C'est la compète sans être là la compète.

    Par exemple, "Tu mérites un amour" de Hafsia Herzi est un film qui est un portrait de jeunes filles de notre époque en quête d'amour.

    "Tu mérites un amour". C'est formidable, le film. Et "Papicha", aussi : un film qui parle d el'Algérie. "Au nom de la Terre" est en compétition… "Les Hirondelles de Kaboul", un film d'animation. Et "La fameuse invasion des ours en Sicile". Des films très différents, et une compétition très ouverte.

    On a quand même une compétition un peu… On veut toujours un certain niveau de cinéma parce que quand même, c'est un jury de cinéphiles. Par exemple, il y a Louis-Julien Petit, le metteur en scène de… "Les Invisibles" et de "Discount". …qui est dans le jury, qui est vraiment quelqu'un qui est parti avec Angoulême. Et du reste, on trouvait ça normal de le mettre dans le jury. Il y a des films quand même d'un niveau assez pointu. Et puis, on veut qu'aussi il y ait le grand public qui puisse voir ce qu'il y a de meilleur dans les films grand public, dirons-nous, dans les films mainstream si vous voulez. Il y a une catégorie intéressante, c'est Les bijoux de famille.

    Vous tenez beaucoup à ça ?

    Oui, parce qu'en même temps, on rend hommage à un distributeur. L es distributeurs sont souvent indépendants, mais on a eu aussi Gaumont, on aura très bientôt Pathé. On essaye de trouver Les bijoux de famille. Dans un historique et une histoire d'un distributeur, quels sont les films les plus forts.

    Cette année, c'est "Haut et Court". Ce sont deux filles qui ont fait la maison. Qui l'ont fait l'année dernière… "Jusqu'à la garde". "Jusqu'à la garde", qui a eu tous les prix.

    Les flamboyances, c'est une autre catégorie. Heureux d'y voir "Atlantic", le Grand Prix du Festival de Cannes, et soutenu par TV5 Monde. Et puis, il y a le rendez-vous des ciné-concerts.

    C'est la musique et le cinéma. C'est Marie-France. Je ne peux pas oublier le côté musique. Aussi bien dans le jury, il y a toujours un musicien. Les ciné-concerts, c'est vrai qu'on a eu cette idée-là grâce à "Guy", au film "Guy". Il était venu faire le concert avec tous les acteurs du film. Je me souviens, on avait eu cette idée avec Dany, dans un bistrot, je ne dirais pas lequel. On avait dit : "Ce serait marrant qu'on vienne tous chanter."

    On va avoir Vincent Delerm qui va venir chanter, c'est ça ? Entre autres.

    Et puis, Claude Lelouch avec son nouveau film qu'il a réalisé entièrement avec un téléphone, un iPhone, et qui est une histoire d'un orchestre. On aura tout l'orchestre, on aura tous les chanteurs. En clôture, "Le regard de Charles Aznavour", c'est un événement. C'est merveilleux.

    C'est un film merveilleux. Je trouvais que rendre un hommage à Charles à travers sa propre vision du monde et des événements de sa vie, à travers sa femme qu'on ne voyait pas souvent ; tout à coup, elle est la vedette de son film. Et ça, c'est très, très beau. Il nous présente sa vie et le regard de Charles. Et franchement, souvent, il n'y a aucune complaisance, il y a une vérité et une grande émotion.

    Et honnêtement, on pleure. On va voir les photos de Nabil Ayouch.

    Vous rendez hommage à ce grand cinéaste marocain. Pas seulement parce qu'il est beau, mais parce que c'est un cinéaste qui n'a pas peur de traiter les problèmes du Maroc, en étant assez polémique. Et quand on fait "Much Loved", il faut un certain courage.

    Merci beaucoup, Marie-France Brière, Dominique Besnehard. On vous souhaite et on nous souhaite à tous un merveilleux festival du film francophone, cette année, avec le partenariat heureux de TV5 Monde.

    Merci beaucoup à tous les deux. Et on vous attend bien sûr avec beaucoup d'impatience.

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