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  • L'invité

    Frédéric Zeitoun

    Invité : Frédéric Zeitoun, parolier et chroniqueur musical.

    En partenariat avec TV5MONDE, les Francofolies de La Rochelle débutent ce mercredi 10 juillet. En avant-première des Francofolies, où il se produit avec son spectacle « En chanteur », l'auteur et chroniqueur Frédéric Zeitoun, spécialiste de la chanson française, nous présente le programme de cette 35e édition, qui rassemble quelques-uns des plus grands noms de la chanson francophone.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francofolies de La Rochelle.

    Transcription

    Si le mot "passion" a du sens, il l'incarne. Frédéric Zeitoun est mon invité. Passion pour la chanson française depuis toujours. Vous êtes un passeur. Vous êtes celui qui nous fait aimer la chanson et qui chante.

    Merci, Patrick. Vous allez chanter avec un album qui s'appelle Duos en solitaire. On va en parler dans quelques instants. On va pouvoir vous applaudir notamment aux Francofolies de La Rochelle. C'est une vraie fête.

    C'est du 10 au 14 juillet 2019. 

    (...)

    Si le mot "passion" a du sens, il l'incarne. Frédéric Zeitoun est mon invité. Passion pour la chanson française depuis toujours. Vous êtes un passeur. Vous êtes celui qui nous fait aimer la chanson et qui chante.

    Merci, Patrick. Vous allez chanter avec un album qui s'appelle Duos en solitaire. On va en parler dans quelques instants. On va pouvoir vous applaudir notamment aux Francofolies de La Rochelle. C'est une vraie fête.

    C'est du 10 au 14 juillet 2019. 

    C'est un moment que vous adorez particulièrement, les Francos de La Rochelle. Les Francos, je l'ai vécu d'abord en tant que chroniqueur. Je suis souvent allé couvrir, comme on dit dans notre jargon, cet événement pour France Télévisions. Et puis, il y a quelques années, j'ai fait un spectacle de théâtre et de chansons qui s'appelait L'Histoire enchantée du petit juif à roulettes. Gérard Pont, le directeur de ce festival, nous avait fait l'amitié de venir. Il avait aimé ce spectacle, il nous a programmés deux années de suite. Et puis, dans ce rôle de chanteur sur scène avec des musiciens, il est venu nous voir à l'Alhambra au mois de novembre. En partant, il m'a envoyé un petit texto en me disant : "À très vite." C'est le 14 juillet à 19 heures à La Rochelle. Ce spectacle s'appelle Enchanteur. Ce sont 22 chansons. En festival, on va faire un tout petit peu plus court, ce sera donc 15 chansons. Vous n'imaginez pas, on a des médailles et des Légion d'honneur qu'on se donne. Aller chanter en tant que chanteur aux Francos, ça c'est vraiment une vraie récompense, c'est un vrai cadeau de la vie.

    Un des cadeaux de la vie, on va voir d'ailleurs des images, c'est qu'on trouve sur cet album un duo avec Charles Aznavour. C'est quand même un moment que vous n'oublierez jamais, Frédéric. Jamais. Et Gérard Davoust, mon ami et éditeur depuis de nombreuses années, c'est comme un membre de ma famille, Gérard, m'avait fait rencontrer Monsieur Charles Aznavour il y a quelques années. Il avait apprécié deux textes, dont celui qu'il a mis en musique, Bien au contraire. Cette chanson, je l'ai chantée sur scène. Lorsqu'il s'est agi de faire cet album de duos suite à ces spectacles que nous donnions à l'Alhambra, on a eu cette idée de produire un album de duos. Gérard Davoust a demandé à Charles Aznavour : "Est-ce que vous viendriez chanter ?" Il a dit oui. "Si vous venez m'enregistrer chez moi à Mouriès, d'accord." Nous sommes allés chez lui. C'est un document quelques mois hélas avant la mort de Charles Aznavour, regardez. Quelques jours.

    J'ai cherché la sagesse au cœur d'anciens écrits Affirmant que la mort n'est qu'un jour de la vie  J'ai relu mes classiques, les Grecs et les Latins

    Hélas, nulle maxime n'apaise le chagrin Et plus jamais, plus jamais Seule l'absence ne meurt jamais

    Et tout le temps qui passe… C'est émouvant.

    Oui, c'est une chanson qui parle de l'absence. Et c'est vrai qu'elle prend un sens totalement différent, tout autre depuis qu'il n'est plus là. 

    Il y a des paroles qui disent "Mettre du swing dans la vie et dans les regrets, dans la tristesse". C'est ça, votre vie, Frédéric Zeitoun, à travers les chansons ? Les chansons, je le dis volontiers, c'est le meilleur des médicaments. Pour moi en tout cas, ça a été la meilleure des thérapies. Je pense qu'il y a des chansons qui vous aident à vivre, qui vous sauvent la vie. Et c'est vrai que quand j'étais gamin, quand j'étais enfant, les chansons, ça m'a vraiment tenu debout, ça m'a vraiment aidé à vivre. Je pensais qu'il y avait du soleil dehors parce que dans la radio, dans le transistor, on entendait des mots et des voix qui me faisaient rêver et qui me transportaient. Vous allez écrire des chansons, pour Frédéric François, beaucoup d'artistes, pour Charles Dumont, pour plein d'artistes.  Zaz, Hugues Aufray, Louis Bertignac…  Enrico Macias !  Enrico Macias, bien sûr. Nous nous sommes vus il n'y a pas très longtemps, à l'Olympia, Enrico Macias. Enrico Macias. Ça faisait partie de la famille. En fait, on avait l'impression que c'était un oncle qu'on ne connaissait pas. Quand vous arrivez de Tunisie, d'une famille juive- tunisienne, Enrico chantait la vie de mes parents. En fait, on écoutait ses chansons, c'était un peu comme des petits cailloux comme ça dans nos vies. Et un jour, de me retrouver en face de lui et qu'il me fasse l'amitié de chanter une de mes chansons, c'était il y a quelques années, puis ça s'est poursuivi…

     Frédéric, sur scène, vous y étiez, et il vous a rendu hommage sur scène parce qu'il chante une de vos chansons en hommage à Charley Marouani, qui était son impresario, impresario de toutes les plus grandes stars que vous avez connues et aimées. Cette chanson, je l'ai trouvée formidable. Dites-nous un mot, une phrase, quelque chose de cette chanson ? Charley, c'est : "J'ai beaucoup monté jusqu'à l'infini tous les moutons et tous les Marouani. Non, tu n'as pas fini de me manquer. Tu étais l'amitié, Charley." Je crois que c'est vraiment ce qui incarne… C'était l'amitié, c'était la droiture. C'était un livre ouvert. Et lorsque vous le rencontriez, c'est souvent l'apanage des grands, ce sont des gens qui vous laissent parler. Moi, j'avais juste envie… J'ai fait pas mal de déjeuners avec lui, j'avais juste une soif de l'entendre parler. Et lui ne s'intéressait qu'à vous.

    Et Enrico rend hommage à ce formidable interprète, qui est une voix qui est aujourd'hui plus belle. Qui a été son ami, son compagnon de route. Pour lequel vous écrivez des chansons, on l'a dit. Et puis, qui chante avec vous sur cet album. Regardez, Enrico Macias et Frédéric Zeitoun. …vacances chez Franco L'éventail, les toreros La dictature, les chemises noires, franchement on voulait pas y croire

    Tu sais quoi ? J'ai envie de faire : "Les castagnettes et l'anisette".

    Si tu veux, vas-y, vas-y. Ça rime. "Laï, laï, laï, laï" à la fin. On les fait tous les deux, les "Laï, laï, laï", ou pas ? Oui, allez-y. D'accord.

    On vous félicite, vous lui faites faire des "Laï, laï, laï" à Enrico. C'est très original, on ne s'y attendait pas du tout.

    Mais derrière les "Laï, laï, laï", et moi j'aime beaucoup voir aussi sur TV Melody, Frédéric Zeitoun, vous l'avez interviewé. Vous lui avez dit que derrière les "Laï, laï, laï" il y a quelque chose, il ya une force,  il y a une humanité, une intensité.

    On ne fait pas 50-60 ans de carrière avec juste une petite chose. C'est un artiste majuscule, c'est quelqu'un qui a payé le prix fort. On le caricature souvent, on le brocarde, les imitateurs le brocardent. La colombe de la paix. Mais la paix, il a payé cher pour la défendre. Vous savez, le seul lieu au monde où on voit des Israéliens et des Palestiniens chanter et danser ensemble et faire la paix, la paix est déjà faite, c'est dans les spectacles d'Enrico Macias. Il m'a fait l'amitié de me prendre en première partie lors de l'une de ses tournées en Israël. Moi, je les ai vus les gens danser ensemble. Le lieu où les gens ont déjà fait la paix, ce sont les spectacles d'Enrico Macias. Ce ne sont pas que des mots.  Sanseverino, on va l'entendre aussi, qui est avec vous sur cet album. Il y a Manu Dibango, Yves Duteil, plein d'artistes. On va voir Sanseverino. Vous êtes heureux, chanter comme ça, les mots. Qu'est-ce que c'est une chanson, finalement, Frédéric, vous qui aimez tellement ça ?

    Une chanson, c'est une émotion qu'on partage avec des gens. Si la chanson est réussie, c'est une petite bulle de champagne qui rentre dans le cœur des gens.  Qui rentre définitivement, parce que les chansons font partie de nos vies.

    Moi, je dis que les auteurs et compositeurs,  nous sommes des décorateurs de vie. On est là pour décorer la vie des gens. Et une chanson qui est réussie, c'est une chanson que les gens ont envie de mettre quelque part dans un coin de leur intérieur : sur la commode, sur la table de nuit. Une chanson qui reste, c'est le plus beau compliment. Quand on me dit qu'une chanson a touché, une chanson que je chante ou que j'écris pour quelqu'un d'autre… Lorsque quelqu'un me dit : "Vous savez, cette chanson que vous avez faite pour untel ou untel, elle m'a aidée à vivre, elle m'a fait pleurer, elle m'a fait rire", c'est le plus beau compliment qu'on peut dire.

    Provoquer des émotions chez les gens et leur donner du bonheur ou un petit frisson avec des chansons, c'est la plus belle chose au monde. 

    On va pouvoir vous applaudir une nouvelle fois au Café de la danse.

    Oui, le 15 décembre prochain. Votre chanson préférée, on a dû vous le demander mille fois, c'est quoi ? S'il y a une chanson avec laquelle vous partiriez avec sur une île déserte ?  J'amènerais un album d'Alain Souchon. J'amènerais un album d'Enrico Macias. J'amènerais quelques chansons de Nicolas Peyrac. Vous amèneriez toute une discothèque en fait. Voilà. Vous ne pouvez pas vous en passer.

    C'est ma vie, c'est mon oxygène. Merci, Frédéric Zeitoun. Ça s'appelle Les Duos en solitaire. On va vous applaudir aux Francofolies de La Rochelle, au Café de la danse ensuite. Et on vous dit chapeau, cet album est superbe. Merci beaucoup, Patrick. Plein de passion, et de chansons surtout. Merci, Frédéric Zeitoun. Merci beaucoup, merci à vous.

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