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  • L'invité

    Claudia Cardinale

    Invitée : Claudia Cardinale, actrice italo-tunisienne.

    « Le Guépard », « Il était une fois dans l'Ouest », « Rocco et ses frères »... Des films qui ont fait de Claudia Cardinale une icône du cinéma. Aujourd'hui, la star vend aux enchères les robes qui ont fait sa légende.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    C'est une immense actrice, c'est un grand bonheur d'accueillir Claudia Cardinale une star, tout simplement.

    Non, non je ne suis pas une star. 

    Pas une star !

    Non.

    Parce que vous êtes resté quelqu'un d'une immense simplicité, Claudia.

    Moi j'aime pas celles qui disent qu'elles sont des stars. (inaudible) Non.

    Alors vous êtes une diva, si j'en crois le titre d'une vente aux enchères de vos robes. On va en parler. c' (...)

    C'est une immense actrice, c'est un grand bonheur d'accueillir Claudia Cardinale une star, tout simplement.

    Non, non je ne suis pas une star. 

    Pas une star !

    Non.

    Parce que vous êtes resté quelqu'un d'une immense simplicité, Claudia.

    Moi j'aime pas celles qui disent qu'elles sont des stars. (inaudible) Non.

    Alors vous êtes une diva, si j'en crois le titre d'une vente aux enchères de vos robes. On va en parler. c'est l'étoffe d'une diva.

    Ah la la, mais c'est des robes qui datent de la fin des années 1950, jusque 1970. Et c'est incroyable. Elles étaient toutes en Italie. Et puis après, mon fils et ma fille ont décidé de les apporter ici et de faire cette.

    Oui. C'est une vente aux enchères chez Sotheby's. On peut enchérir par, par correspondance j'allais dire, sur Internet et cela jusqu'au 9 juillet prochain. Il y a 130 robes.

    Oui, c'est incroyables

    Et elle sont tout à fait extraordinaires. On va en voir quelques unes défiler. C'est des robes qui racontent, finalement, un peu votre vie, Claudia.

    Oui, oui. C'est incroyable parce qu'en plus…  Tu sais, moi je ne me rappelais pas de tout ça mais ça a été extraordinaire. Quand on a présenté les robes, il y a beaucoup de femmes qui m'ont dit : "Ah ! Moi je veux l'acheter, moi je vais l'acheter !" Tu sais, moi je suis ambassadrice à l'Unesco, je m'occupe des femmes. Et là j'ai… depuis le début, j'ai toujours mis des robes assez… Mais de toute façon, moi je les avais vues juste avant et j'ai dû me rappeler un peu quand est-ce que je les avais mises, ces robes.

    Oui, et les souvenirs reviennent quand on voit ces images.

    Oui, oui, oui. Il y a des robes extraordinaires. Vraiment, il y a celle de… C'est la Panthère rose là, où j'ai la jupe toute courte.

    Et ce sont de véritables œuvres d'art, Claudia.

    Ah bah oui, des grands stylistes.

    Dessinées par des créateurs. On ne peut pas tous les citer mais, évidemment, il y a Roberto Capucci, Balestra, Barocco, Nina Ricci qui vous habillent pendant de longues années.

    Oh, formidable. Ça a été formidable.

    Oui.

    C'est très important pour une femme d'avoir une jolie robe.

    C'est important et au fond vous représentiez une certaine image de la femme avec ses robes.

    Ah oui ? Tu crois ?

    Oui.

    Une femme libre ! 

    Ah ben oui, moi j'ai toujours été une femme libre. 

    Ces robes marquaient, finalement, cette liberté là.

    Oui, c'est vrai. Oui, d'ailleurs j'ai même mis dans les années 60 les minijupes.

    Ce n'était pas évident, non ?

    Non. Mais je les mettais.

    Pourquoi ? Parce que vous vous disiez : "au fond j'ai envie de m'habiller comme j'aime. J'ai envie d'être libre". 

    Oui, oui absolument. C'est dois mettre ce que tu as envie de mettre.

    C'est pour ça que ces robes sont aussi fantastiques aujourd'hui quand on les voit. 

    Tu les as vues ?

    Oui. Elles sont merveilleuses.

    Il y en a beaucoup.

    Oui. Des souvenirs de tournage, des souvenirs d'événements, de cinéma.

    C'est un peu difficile parce que regarde combien il y en a, là. Mais bon, moi je me souviens… Je crois qu'il y en a une qui était dans Le Guépard.

    Oui, et puis dans Les Pétroleuses où vous vous battez avec Brigitte Bardot dans la boue.

    En plus, moi tu sais, Brigitte je l'adorais parce que le premier film que j'ai vu quand j'étais en Tunisie c'était avec Brigitte Bardot. Et quand on m'a proposé de faire un film avec elle, pour moi c'était quelque chose de magnifique.

    Oui.  On vous disait vous un peu garçon manqué, toute petite, Claudia. C'est vrai ?

    Oui, je me bagarrais toujours avec les mecs.

    Vous qui êtes tellement féminine, et on le voit à travers ses robes.

    Oui, je me bagarrais toujours avec les mecs. Et puis, bon, de toute façon, moi quand je sortais de l'école j'allais toujours dans le stade faire de tout, quoi. Même de la boxe. De tout, je faisais. Ecoutez, la maison Sotheby's nous explique d'où viennent toutes ces robes magnifiques que chacun peut se procurer aujourd'hui. Vos robes. Celles, donc, de l'étoffe d'une diva, Claudia Cardinale. Ecoutez-la.

    C'est une collection exceptionnelle qui est présentée chez Sotheby's aujourd'hui puisqu'elle rassemble 130 modèles haute couture et prêt à porter de l'actrice. C'est sa garde robe personnelle des deux premières décennies de sa carrière, donc les années 1960 et 1970. Nous avons également dans cette collection des modèles très emblématiques tapis rouge, des modèles du soir que l'actrice a porté pour les grands événements cinématographiques. Par exemple, le Festival de Cannes, la Biennale de Venise ou encore la Berlinale. Et nous avons également des modèles portés par l'actrice dans sa vie plus privée, donc au quotidien : des tailleurs, des robes de jour, des manteaux.

    Voilà. Eh bien, tout cela maintenant d'autres femmes vont les porter.

    J'espère ! Pour moi c'est très important de choisir ma robe. C'est un peu comme choisir mon scénario. Si j'aime pas, je ne veux pas.

    Il fallait une robe pour le moment.

    Bine sûr, bien sûr.

    Quand on est au Festival de Cannes…

    Ah oui. Oh mais à Cannes j'ai été tellement de fois. À Venise aussi, plusieurs fois au festival. C'est important.

    Et accompagnée par des gens. Vous avez tourné avec les plus grands : Visconti, Abel Gance, Mauro Bolognini. Vous avez tourné avec Philippe de Broca, Fellini et puis Sergio Leone, évidemment.

    Il était une fois dans l'Ouest.

    Il était une fois dans l'Ouest.

    Ah bah voilà ! Les Pétroleuses ! 

    Voilà, ça c'est Brigitte. Cartouche avec Jean-Paul Belmondo, La Fille à la valise avec Jacques Perrin. 

    Jacques Perrin. Mais c'est vos débuts, ça. 

    Oui. On était tous jeunes tous les deux. On était très jeunes. Et ça, ça a été… Jacques Perrin, d'ailleurs, m'invite souvent parce que maintenant, lui il  fait un tas de choses. 

    Et c'est beau de vous voir, la petite Italienne de Tunis qui débarque à ce moment là. C'était vous ça.

    Oui, oui, j'étais toute jeune.

    Miss Beauté. Parce que vous êtes magnifique, Claudia.

    Mais moi je ne m'étais même pas présentée. Il y avait l'élection de la plus belle Italienne de Tunis. Moi j'étais avec papa, maman, mes frères et sœurs et toutes les filles étaient sur le parc. Tout d'un coup, le mec, il descend et il me met  la couronne.

    Vous aviez rêvé de cinéma que vous aviez vu Brando au cinéma, c'est ça ?

    Le premier film, oui, c'est celui avec Brigitte Bardot et Marlon Brando. Mais moi je ne voulais pas faire de cinéma parce que j'avais une sœur très très belle, Blanche, qui voulait faire du cinéma. Donc moi je refusais tout le temps parce que je savais que c'était son rêve à elle, quoi.

    Oui mais le rêve est venu vous chercher, Claudia Cardinale.

    Après, oui.

     Qu'est ce que ça fait après d'être admirée dans le monde entier, d'être ce symbole du cinéma ?

    J'aime pas, j'aime pas. Moi, je me balade toute seule dans la rue, je n'ai pas de bodyguard. D'ailleurs aux États-Unis, ils m'arrêtaient : "Tu n'as pas de bodyguard ?". J'ai dit : "Non, je n'ai pas de bodyguard. Moi je vais toute seule". Et les gens sont formidables dans la rue parce que, s'il y a quelqu'un qui me dérange, les gens que je ne connais pas vont vers lui  et disent : "Toi, tu t'en vas. Tu la laisses". 

    C'est des beaux souvenirs.

    Eh oui.

    Mais pas de nostalgie.

    Non, non, non. Non, non, j'aime pas être nostalgique. Tu dois accepter le temps qui passe. 

    Merci beaucoup, Claudia Cardinale.

    C'est moi qui te remercie.

    C'est un bonheur de vous dire qu'on vous aime beaucoup.

    Merci.

    Vous êtes l'étoffe d'une diva.

    Oh là là.

    Mais là ça y est. 

    Ah non, non, je ne suis pas une diva.

    "L'étoffe d'une diva", c'est le titre de cette vente aux enchères événement chez Sotheby's jusqu'au 9 juillet…

    Oui, oui.

    …de vos 130 robes.

    "L'étoffe d'une diva", oui.

    Oui.

    Merci. merci.

    Merci beaucoup, Claudia Cardinale.

    Merci. Merci à vous.

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