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  • L'invité

    Diane Tell

    Invitée : Diane Tell.

    Patrick Simonin reçoit la chanteuse et musicienne québécoise Diane Tell, à l'occasion de la 31e édition des Francos de Montréal.

    Présentation : Patrick Simonin. Émission enregistrée aux Francos de Montréal.

    Transcription

    Je serai capitaine d'un bateau vert et blanc

    Quand on entend ça, Diane, "Si j'étais un homme".

    Quelle histoire cette chanson. Oui, au départ, on porte la chanson à bout de bras. C'était à une époque où au Québec on était très politisé, on faisait beaucoup de chansons engagées. Puis, il y avait la fin, la queue de la comète de la disco. Et là, j'arrive avec cette chanson-là, c'était contre toute attente… C'était une chanson engagée, alors ?

    Engagée, oui e (...)

    Je serai capitaine d'un bateau vert et blanc

    Quand on entend ça, Diane, "Si j'étais un homme".

    Quelle histoire cette chanson. Oui, au départ, on porte la chanson à bout de bras. C'était à une époque où au Québec on était très politisé, on faisait beaucoup de chansons engagées. Puis, il y avait la fin, la queue de la comète de la disco. Et là, j'arrive avec cette chanson-là, c'était contre toute attente… C'était une chanson engagée, alors ?

    Engagée, oui et non. Engagée pour l'amour. Mais pas si féministe que ça, finalement. Parce que moi, ce que je disais à un homme, c'est : "À cause de tous ces codes, je ne peux pas t'envoyer des fleurs, je ne peux pas t'inviter au restaurant parce que tu vas te sentir émasculé…" C'était ça, le texte. Mais après, ça a été le public: les gens se sont accaparés le titre, puis ils font ce qu'ils veulent.

    C'était une chanson quand même assez féministe. Tout ce qu'on voit aujourd'hui, on se dit que vous étiez là avant, Diane Tell.

    Tu sais, il y a plein de versions de cette chanson. Elles sont toutes belles, mais il y en a une en particulier qui est extraordinaire, c'est Jean-Pierre Ferland, notre druide, qui l'a chantée et qu'il a enregistrée dans un album. Et il l'a appelé "Si j'étais ton homme". C'est tellement beau. "Si j'étais ton homme, je ferais si, je ferai ça…" Ça veut dire : "Quitte cet espèce de con avec qui tu es, viens avec moi et tu vas vraiment vivre l'amour." Il le fait aussi bien que la femme qui dit "Si j'étais un homme" ? Il a juste changé ça. C'est extraordinaire, quelle belle idée. 

    Dites-moi, Diane, j'ai envie de vous le dire : on ne jette pas un amour comme ça. Non. Mais c'est une belle histoire. C'était un extrait du prochain album. Moi, j'ai fait la musique, et c'est un poète qui a écrit le texte. Il s'appelle Slobodan Despot, c'est un grand écrivain. Je lui dis : "Est-ce que tu as déjà fait des chansons ?" "J'ai fait un peu de poésie, et notamment une lettre." Il a écrit cette lettre pour… On est au Québec, donc on va parler québécois. Il a écrit cette lettre pour sa "blonde qu'il avait flashé". Les Québécois savent de quoi je parle. Tout le monde à peu près comprend, ce n'est quand même pas trop dur. Grâce à cette lettre, il a pu récupérer son amour. D'où le titre "On ne jette pas un amour comme ça". Mais j'adore composer aussi de temps en temps sur des textes que je choisis, et un peu détournés aussi. Un écrivain… J'aime travailler avec les gens qui n'ont jamais fait de chansons.  Ça donne ça, écoutez : On ne lâche pas… "On n'jette pas…". Ne flashe pas un amour comme ça… "…un amour comme ça", Diane Tell

    On ne jette pas un amour comme ça On lui réserve une petite boîte Avec deux tickets de théâtre Un flacon de parfum Pour que sauf tremblement de terre Ou guerre nucléaire Notre nez vienne tôt ou tard Quelle belle chanson. Merci. C'est cette nouvelle chanson qui va donc figurer sur le prochain album de Diane. 

    Une adaptation d'un grand écrivain, etc. Vous avez travaillé avec Bergman, vous avez travaillé avec Françoise Hardy.

    Maryse Wolinski, (Marilyne Debiol).

    De auteurs.

    On est obligé de citer Michel Berger. Magnifique "Légende de Jimmy", entre autres.

    Oui, mais c'est surtout… Oui, parce qu'il y avait toute une comédie musicale, il ne faut pas l'oublier. Même si… Il restait dans notre mémoire, surtout cette chanson. Mais quel beau cadeau il m'a fait. On est dans une comédie musicale. La plupart du temps, ce sont des… On est plusieurs sur les chansons. Ce sont des œuvres chorales un peu. Et là, celle-là, il me l'a donnée à moi, dans mon rôle de groupie dans cette comédie musicale. Et c'est une chanson très, très importante dans mon répertoire. Je la fais à chaque concert, bien sûr. Notamment ici, aux Francos de Montréal, bien évidemment, puisque le public vous retrouve, Diane Tell, tel qu'il vous aime. Voilà. J'espère. Les chansons, c'est incroyable, quand on met trois mots ensemble, on dit : "Souvent, longtemps, énormément." Et voilà, ça fait une chanson, ça fait une magnifique chanson. Ce sont des mots, des mots…  Les mots dictent souvent la mélodie.

    Avant, lorsque j'ai débuté, je composais puis je posais les mots après, sur la mélodie. Mais maintenant, je me laisse beaucoup porter par les mots. Les mots sont très mélodiques, en fait.



    Si vous étiez un homme, vous seriez romantique. Oui, tout à fait. Je suis un peu un homme. On dit des fois que je suis la moitié… Il y a des amis à moi qui disent que je suis un demi-homme parce que je suis toute petite. Mais c'est vrai que j'ai les reins solides. J'ai une vie de mec un peu, quand même.  On va voir des images, on vous voit sur une bagnole. Ma bagnole. Une belle bagnole. Oui, une Amazon 66. Et puis, avec la guitare en train de répéter une chanson qui va être sur le prochain album. C'est une chanson qui s'appelle "Evolène". Evolène, c'est un village en Suisse, là où vous avez vos habitudes.

    Ça raconte l'histoire d'une femme qui aurait des démons, des choses… Oui, elle a bien des démons. D'ailleurs, dans la chanson, je dis : "Je vais tuer le chien, je vais plier mon Amazon." Ça veut dire : "Je vais rentrer dans quelque chose." Elle va à Evolène, parce que Evolène c'est un endroit où il y a des peluches, qu'on appelle les peluches. Le mot comme ça a l'air bisounours, mais ce n'est pas du tout le cas. Les peluches, ce sont des déguisements comme ça très, très sophistiqués, très, très effrayants. Et souvent, ce sont des jeunes qui sont derrière ces masques et ces petits trucs en fourrure. Et le jeu, c'est de faire peur aux enfants. Imagine, tu es dans la rue avec un costume effrayant, et puis tu pousses les enfants comme ça… Ça fait partie "de la game", comme on dit. Je vais là-bas, puis… On dit en Suisse qu'il y en a qui ont le secret. Ceux qui ont le secret peuvent vous guérir des brûlures, ils peuvent vous guérir de tas de trucs. Moi, je vais là-bas pour qu'on me donne la potion magique qui me fasse me débarrasser des démons parce qu'ils deviennent envahissants.

    On entend d'ailleurs l'ébauche de cette chanson de Diane, écoutez ça.

    …appel au secours D’un cœur à bout de tout Obscène, je suis reine de blasphème Taisez-moi mais laissez-moi faire Il y a ce petit bout de femme que vous êtes.

    Il y a un mec. Il ya ça. Il y a un mec derrière ce petit bout de femme. Qu'est-ce que je dis ? J'ai un corps de femme, un esprit d'homme, et puis un cœur d'artichaut. 

    Merci. Merci pour ce cœur d'artichaut. Merci, merci de venir aux Francos.

    Gardez-le. Merci. Merci de venir au Québec.

    Merci, Diane Tell. Quel bonheur.

    Au revoir, à bientôt.

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    00:08:05
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