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  • L'invité

    Tim Dup

    Invité : Tim Dup, auteur-compositeur-interprète français.

    Révélation de la chanson francophone, Tim Dup se produit à Montreux, sur une incroyable scène surplombant le lac.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le 53e Montreux Jazz Festival.

    Transcription

    C'est cool d'être là, non, Tip Dup ? À fond. À quelques minutes d'un concert sur une scène sur le lac, carrément.

    Bah oui, c'est trop bien. Pourquoi pas. C'est super. Cette belle terrasse-là. En plus, sous les coups de 19 heures, le soleil commencera à se tamiser, un peu d'ocre dans le ciel.

    Ça chauffe, les soirées au Montreux Jazz Festival. C'est très chaud. C'est excitant d'être là, non ?

    Ouais, vraiment. Ça fait très longtemps qu'on me parle de ce fes (...)

    C'est cool d'être là, non, Tip Dup ? À fond. À quelques minutes d'un concert sur une scène sur le lac, carrément.

    Bah oui, c'est trop bien. Pourquoi pas. C'est super. Cette belle terrasse-là. En plus, sous les coups de 19 heures, le soleil commencera à se tamiser, un peu d'ocre dans le ciel.

    Ça chauffe, les soirées au Montreux Jazz Festival. C'est très chaud. C'est excitant d'être là, non ?

    Ouais, vraiment. Ça fait très longtemps qu'on me parle de ce festival. Je suis très content de le visiter cette année. C'est un des très rares concerts que je fais cet été. Il y a encore plus de saveur à être là.

    On a le choix d'aller se baigner ou d'aller sur la scène. Allez, je te suis pas, Tim, vas-y. On ira se baigner tout à l'heure. On va aller voir un peu la scène. Tes boucles d'ébène C'est là. Face à l'océan  Contemple la plaine Avec vue sur le lac. Que m'effleure le vent  Sous les perles brunes et les ciels d'ivoire  La scène est là, Tim. On va se mettre là en attendant, parce que là le public va bientôt arriver. Et il y a du monde qui vient ici. Ce sont les grandes soirées de Montreux Jazz.

    Ben oui, franchement, le cadre est féerique. Partager avec le public ici, comme ça. Comme je te disais, comme je fais peu de concerts cet été, il y aura de toute façon quelque chose d'un peu inédit, parce que c'est une soirée un peu unique cet été pour moi. Je vais peut-être aussi jouer quelques nouvelles chansons, me faire plaisir, essayer de mettre un peu l'ambiance ici. Il y a quand même un cadre qui se prête aussi à la fête.

    Puis, c'est mythique, quand même, Montreux.

     Bien sûr. Ça fait très longtemps qu'on m'en parle.  Qu'est-ce qu'on pourrait écouter de toi ? Un clip, quelque chose. On en choisit un. "Fin août". Ce n'est pas tout à fait la fin de l'été, mais il y a quand même un goût de cette saveur estivale que j'aime beaucoup. Toujours en demi-teinte  Alors on finit  Promis au silence Alors ensemble on danse 

    Il y a toujours comme ça cette l'expression d'observer le quotidien, de transformer ça en mots, en musique. Oui, j'aime ça. J'aime trouver des inspirations dans l'ordinaire, dans la petite vie quotidienne. Et en même temps, cette vie-là peut être assez ordinaire, comme des choses qui se passent quotidiennement, qu'on oublie presque, et des voyages, des choses aussi qui nous emmènent plus loin. Forcément, venir en Suisse, jouer auprès d'un lac, ça fait partie de ça, des inspirations. Dessous, il y a l'eau du lac Léman. On y est. 

    On croise les doigts pour…  Ça inspire comme ça des atmosphères, peut- être des chansons ? Oui, je pense. En tout cas, ça donne envie. Ça donne envie d'être ce soir, d'être à ce concert. Le lac et ses résonances derrière. Le ciel qui commencera à devenir un peu rose. Ça va être super. Je crois qu'il y a plein de gens tous les soirs, donc je suis ravi. Ce sont des concerts gratuits, en plus, donc les gens peuvent rentrer, découvrir, même s'ils ne connaissent pas. Ils passent, il y a de la musique. Ça les interpelle.

    Ils rentrent comme ça dans ton univers. Comment on pourrait le qualifier, ton univers ?

    C'est un peu prétentieux de parler de poésie moderne, parce que le poète n'a pas à se définir poète, de toute façon. Je ne crois pas que je sois poète. Mais en tout cas, il y a cette idée de trouver, dans les mots, quelque chose de spécial. Et peut-être le côté moderne, parce que c'est du piano mais aussi électro. Et voilà, les mots en français sur du piano électro. C'est un caractère un peu transgressif de dire des choses qui peuvent paraître simples, d'une poésie du quotidien, mais qui sont très profondes. J'essaye. Après, bon… Ce n'est pas d'ailleurs quelque chose qui est nécessairement calculé. C'est justement ça qui me plaît dans l'écriture, c'est prendre les émotions très brutes, intactes, telles qu'elles viennent. D'ailleurs, c'est souvent… Ça ne prévient pas. Ça arrive comme ça. C'est vrai que d'un coup, ça donne envie d'écrire sur ton portable, des mots qui viennent. Portable ou carnet encore, carnet d'écriture quand quand j'en ai un sous la main. Mais j'aime ça aussi, le fait de pouvoir raturer un peu. Il y a cette idée du brouillon, du jet du dessin, qui me plaît aussi dans l'écriture.

    Venir à la racine des choses comme ça, et provoquer de l'émotion. Oui, je crois que le trait d'union, dans ce que j'essaye de donner, c'est l'émotion. En tout cas, moi, depuis tout petit, ce pourquoi j'écoute de la musique, ce pourquoi j'en fais, c'est pour recevoir de l'émotion. Et je crois qu'elle peut venir de choses très, très différentes. Il n'y a pas du tout de clivage, de genres musicaux, quelque chose qui m'émeut plus qu'une autre. Je crois que c'est juste prendre le temps, en fait : prendre le temps d'accepter de les recevoir. Et voilà, une énergie festive, ou alors une mélancolie heureuse. Le programme ici du Montreux Jazz Festival, si tu avais le choix d'aller voir un seul concert : Sting en ouverture, Elton John le deuxième soir, puis Joan Baez après. Tu irais voir quoi ? Un peu des trois. Carrément. 

    Oui, pour faire plaisir. Sacré affiche, non ?  C'est sûr. Ils ont une programmation très, très moderne et curieuse surtout, curieuse. À la fois audacieuse, et en même temps pas snob du tout. C'est ça que j'aime beaucoup au Montreux Jazz. C'est la première fois que je viens, mais c'est légendaire, vraiment. Il y a Chilly Gonzalez aussi qui passe cette année. Bon Iver ou James Blake, je ne sais plus, mais des artistes qui m'inspirent profondément.

    Il y a quelqu'un qui passe aussi, et  que moi j'ai envie d'aller, c'est Tim Dup. Il va passer tout à l'heure sur la scène juste derrière.  Il paraît. Il paraît. On  m'a dit. Il y a le lac, donc c'est possible qu'il aille se baigner un peu et qu'il ne vienne pas à temps.  Il est possible qu'il saute par dessus la scène pour tomber dans le lac. Exactement.

    Ouh là là, on ne va pas rater ça. Ce sera le clôt du spectacle. Et si on a de la chance, parce que l'interview a été enregistrée avant, on va regarder tout de suite des images du concert de Tim Dup qui est arrivé après. Je ne sais pas si on comprend bien ce que je dis. En tout cas, l'espace temps est confus, mais c'est très bien. Merci à toi. Merci. C'est bon, on est parti ? Pour qu'ils vident l'envie qu'ils avaient de crier De ne plus jamais la voir disparaître la nuit S'envoler dans les ombres  Comme au tout premier soir Soleil, soleil, des jours sans fin  Merveille, merveille, contre son sein 

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    00:08:33
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