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  • L'invité

    Coumba Gawlo

    Invitée : Coumba Gawlo, chanteuse sénégalaise.

    La diva à la voix d'or de la chanson sénégalaise fait son grand retour avec « Terrou Waar ». Un album où elle revisite son pays en chansons pour raconter les femmes et une Afrique qui va de l'avant, à l'image de ses multiples engagements, notamment comme ambassadrice de l'Unicef et de l'Unesco. 

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Bonjour Coumba Gawlo. Bonjour. C'est un plaisir de vous retrouver. Tout le plaisir est pour moi. À 14 ans, vous étiez déjà la voix d'or du Sénégal et cette voix continue de nous enchanter avec un nouvel album qui s'appelle "Terrou Waar", qui commence à faire un véritable carton partout. Vous chantez quoi ? Vous chantez le Sénégal, vous chantez les régions de votre pays, ces traditions, ce que vous êtes. 

    Effectivement, "Terrou Waar" nous amène au cœur des spécificités de la culture (...)

    Bonjour Coumba Gawlo. Bonjour. C'est un plaisir de vous retrouver. Tout le plaisir est pour moi. À 14 ans, vous étiez déjà la voix d'or du Sénégal et cette voix continue de nous enchanter avec un nouvel album qui s'appelle "Terrou Waar", qui commence à faire un véritable carton partout. Vous chantez quoi ? Vous chantez le Sénégal, vous chantez les régions de votre pays, ces traditions, ce que vous êtes. 

    Effectivement, "Terrou Waar" nous amène au cœur des spécificités de la culture sénégalaise, voire africaine. Dans cet album, j'y chante huit langues du Sénégal en allant visiter le Sénégal des profondeurs. C'est cela, "Terrou Waar", qui veut dire terroir en français.

    Si je vous dis "Tambacunda", ça veut dire quoi ? Tambacounda est la région où j'ai été puiser la chanson "Bougnia" et la chanson "Khassaniya" qui sont issues du folklore national de cette localité du Sénégal située à 600 km de Dakar. "Bougni"a, c'est cette Téranga qui est un peu l'identité du Sénégal.

    Absolument. Téranga, c'est la traduction de Bougnia. À travers cette chanson, je raconte une petite anecdote en disant, quel que soit ce que tu peux m'offrir dans la vie, véhicules, belles maisons, argent, si cela ne va pas avec le respect et l'hospitalité, je n'en veux pas. C'est ce que dit cette chanson. C'est Cumba Gawlo qui est avec nous. (langue étrangère) À Tambacunda. On est peut-être un peu isolé dans cette région du Sénagal, mais on est ouvert sur les autres, c'est ça que vous dites dans la chanson, Cumba. Absolument, la Téranga, la générosité. Vous savez, à chaque fois que j'ai eu cette chance extraordinaire de visiter les populations de ces localités, j'ai été tellement touchée par leur hospitalité, leur générosité et leur chaleur humaine, leur sympathie malgré leurs modestes moyens, à accueillir les autres. C'est à cela que j'ai voulu rendre hommage à travers l'album "Terrou war".  Cet album nous parle de la Casamance, nous parle du Seine Saloum. Il nous parle évidemment de toutes ces régions du Sénégal qu'on aime. Il nous parle de l'Afrique aussi. Vous avez des chansons, vous dites "l'Afrique, c'est l'Afrique qui avance".

    Mais oui, c'est une manière pour moi, à travers cet album, Patrick, de dire et de faire comprendre à tous les Africains, mais aussi aux personnes d'ailleurs, qu'en Afrique, nous avons une culture extraordinaire. Nous avons une richesse extraordinaire à tel point que nous n'avons pas besoin d'aller emprunter la culture d'ailleurs, bien au contraire. Comment dirais-je ? La parole des sages, le regard des autres, la sympathie, la tradition, nos tissus, notre alimentation, notre culture est si profonde que nous n'avons pas besoin d'aller emprunter ailleurs. Aujourd'hui, si vous allez voir ce qui se passe en Occident, ils viennent prendre la culture de l'Afrique. Pourquoi pas, nous les Africains, nous ne pouvons pas faire de même.

    Vous avez une chanson qui s'appelle "Allea Africa". D'ailleurs, cette chanson a été utilisée et chantée lors de la Coupe d'Afrique des Nations. C'était quelque chose d'important pour vous ? Oui. C'est une chanson qui invite à une Afrique qui va de l'avant, une Afrique debout, une Afrique sereine, une Afrique digne, une Afrique combattante et combative, chanson que j'ai eue à interpréter lors de la dernière Coupe d'Afrique des Nations, une manière d'appeler toutes les équipes à aller de l'avant et à se battre à travers le foot pour que l'Afrique gagne. Regardez un nouveau clip événement, nouveau clip de l'album de Coumba Gawlo, qui s'appelle "Siyo". On en parle tout de suite avec vous, Coumba, regardez ces images formidables.  (langue étrangère) C'est également l'âme sénégalaise qu'on entend dans les paroles de cette chanson, Coumba Gawlo. Tout à fait. Cette chanson, "Foutanke" qui vient du Fouladou, c'est dans le Fouta à près de 600 ou 700 kilomètres du Sénégal pour montrer la tradition de la culture pulaar , les coutumes, la tradition vestimentaire et la dignité en quelque sorte de Haal Pulaar. C'est cela aussi que j'ai voulu montrer à travers cet album "Terrou waar" qui nous amène à visiter le terroir du Sénégal.  Vous parlez beaucoup des femmes, des mariages, de la force des femmes. En Afrique, les femmes sont d'une force extraordinaire. Certes, elles ne sont pas au-devant, assez souvent, de la scène comme elles auraient pu l'être, mais malgré tout, elles restent dignes. Elles restent courageuses. Elles restent combattantes et combatives. Tous les jours, leurs actions, leur démarche, leurs façons de faire et d'être le prouvent tous les jours. Moi qui suis ambassadrice de bonne volonté des Nations unies et qui a cette chance extraordinaire de visiter l'Afrique et d'aller visiter le Sénégal des profondeurs, je m'en rends compte tous les jours parce que sur la route, je vois des femmes marcher avec une bassine d'eau de près de 10 ou 15 litres sur la tête, son enfant avec l'autre bras et un gros sac dans l'autre bras, marcher des kilomètres et des kilomètres. C'est pour vous dire la force et le courage de ces femmes, qui méritent qu'on les mette au devant de la scène.

    On va voir des images puisque vous vous battez, vous l'avez dit, avec l'Unicef, avec l'UNESCO, avec des organismes qui se battent pour notamment l'enfance et les femmes. Votre combat, il y a un mot, un slogan qui dit "Dakal excision". "Abandonner l'excision". C'est une campagne que j'ai initié en partenariat avec l’Unfpa, l'organisme de la population pour le Fonds mondial dans le cadre d'une sensibilisation sur l'abandon de l'excision. Comme vous le savez, chez nous, au Sénégal ou dans certains pays d'Afrique, les femmes sont victimes de mutilations génitales féminines. Nous pensons qu'il est très important de sensibiliser les familles, de sensibiliser les parents à l'abandon de l'excision, car tout simplement, cela fait partie de bafouer les droits des femmes. C'est pour cela que cette chanson a été lancée. Écoutez juste quelques instants cette chanson formidable.  (langue étrangère) Vous vendiez des beignets. De ce temps-là, vous avez gardé cette terre sénégalaise en vous, cette âme, cette force. C'est important, heureusement d'ailleurs parce que je n'avais pas d'autre choix, Patrick, que de faire cela. Vous savez, quand on naît en Afrique et qu'on est l'aîné d'une famille : soit on réussit, soit on glisse. J'ai eu cette chance extraordinaire d'avoir eu la tête lucide pour réussir pour aider mes parents à s'en sortir grâce à Dieu, parce qu'il fallait que je porte le flambeau. Je remercie mes parents pour l'éducation, et la force surtout que mon père m'a donné en me disant que je ne devais jamais flancher, que je devais toujours rester comme (un roc). Ce n'était pas facile pour une petite fille de 14 ans, mais maintenant, avec le recul, comme j'ai eu à le dire sur l'album, "Tekk Gui". J'ai pu comprendre maintenant ce que mon père ou ce que mes parents voulaient pour moi. Merci. Coumba Gawlo était donc notre invitée aujourd'hui. Merci beaucoup Coumba. C'est moi qui vous remercie. Merci Patrick. 

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    00:08:14
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