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  • L'invité

    Arielle Dombasle

    Invitée : Arielle Dombasle, actrice, chanteuse et réalisatrice franco-américaine.

    Asia Argento, Nicolas Ker, Jean-Pierre Léaud ou encore Michel Fau sont à l'affiche du nouveau film d'Arielle Dombasle « Alien Crystal Palace ». Un long-métrage qui est un véritable ovni à l'image de sa réalisatrice.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Bonjour Arielle Dombasle. Bonjour. C'est un film inclassable, il s'appelle "Alien de Crystal Palace". Oui. On dit que c'est un film quoi ? Fantastique, gothique, rock. C'est un film incroyable que vous nous proposez là.

    Mais oui c'est un peu tout ça. Alors on dit que c'est le film le plus "psychal" n'est-ce pas de ce millénaire. Mais c'est vrai que j'ai voulu faire peut-être un hyper réalisme fantasmagorique. Je voulais un film où on ne s'ennuie pas. Je voulais un film, un thriller (...)

    Bonjour Arielle Dombasle. Bonjour. C'est un film inclassable, il s'appelle "Alien de Crystal Palace". Oui. On dit que c'est un film quoi ? Fantastique, gothique, rock. C'est un film incroyable que vous nous proposez là.

    Mais oui c'est un peu tout ça. Alors on dit que c'est le film le plus "psychal" n'est-ce pas de ce millénaire. Mais c'est vrai que j'ai voulu faire peut-être un hyper réalisme fantasmagorique. Je voulais un film où on ne s'ennuie pas. Je voulais un film, un thriller. Mais c'est vrai qu'il y a tout un… comment dire… toute une liberté dans les genres. Oui. On dit : "Mais c'est un film érotique, c'est un film de suspense, c'est un thriller, c'est une histoire romantique". Voilà. Psychanalytique parce que vous nous parlez de Platon, du mythe d'abord de la recherche entre les hommes et les femmes, finalement de l'être total, androgyne.

    Voilà, l'androgyne et c'est un questionnement, une réflexion sur ce qu'est la grande idée platonicienne que nous étions à l'origine un être parfait et par urbicité, par vanité, les dieux nous ont coupés en deux, et comme on dit populairement, chacun recherche sa moitié ici-bas. 

    Chacun erre. Voilà chacun erre. Dans des endroits incroyables où il y a des dieux qui se poursuivent. C'est un film incroyable, presque gothique. Regardez la bande annonce du nouveau film d'Arielle Dombasle. (Bande annonce du film chanson en anglais).

    C'est un film quoi ? Littéraire, épique, et surtout vous l'avez qualifié de libre, totalement libre. Voilà, libre, on l'a tourné au Caire, on a tourné à Venise, on a tourné à Tanger et c'est un film fait avec trois centimes et en même temps, comme moi j'aime beaucoup au cinéma les effets spéciaux, j'aime le fantastique, j'aime le rêve, j'aime le (big eden life) donc le film a ce côté très flamboyant, il est peut-être un film assez teenager mais avec une espèce d'excitation, je voulais un thriller aussi. Alors il y a des gens qui m'ont dit : "Ah mais c'est formidable parce que quand on sort du film, on a envie de faire l'amour". Alors moi j'étais ravie? Oui. Voyez parce que vous avez dit dans une interview : "Je lutte contre la désérotisation de la société". Mais oui parce que je trouve qu'on vit dans une période tellement sévère là-dessus. Et c'est vrai que finalement, ce qui nous meut, nos élans les plus profonds, ce qui va nous faire vivre toute la vie, c'est Eros. C'est l'érotisme, c'est l'amour.  Oui, c'est le contraire de la guerre des sexes. Vous dites que ce n'est pas votre truc, la guerre des sexes. Non non, c'est-à-dire que là aussi, j'aime cette idée que la personne qui vous est absolument indispensable et qui vous attire irrémédiablement est quelquefois quelqu'un de totalement différent de vous. Mais c'est la fusion des deux qui va recréer ce fameux être épanoui. Et c'est ce qu'on sent. Les gens, quand ils sont amoureux, ils sont très très exaltés, ils ont l'impression d'être au sommet d'eux-mêmes, de vivre pleinement l'existence et donc ça passe aussi par les extases du corps, ça passe par la volupté et… Oui, on va voir des images, Arielle, parce qu'il y a Asia Argento qui est extraordinaire et puis évidemment il y a Jean-Pierre Léaud qu'on retrouve, le visage de la Nouvelle Vague, dans un personnage complètement fou et puis surtout il y a Nicolas Ker, il est là, qui est rock'n roll, on dit qu'il était soul du début à la fin pendant le film. Oui oui, c'est vraiment… oui parce que c'est vraiment un personnage punk, c'est le dernier des rockers en France, on ne peut plus avoir ce genre de figure. Et c'est un être de l'excès et c'est un génie de compositeur mais d'autodestruction. Donc c'est tout ça qui est dans le film. La difficulté d'être, la difficulté de créer et la passion. Oui, oui, la passion et la musique, parce que évidemment, on pense aux Stooges, on pense à Iggy Pop, on pense à Bowie, on pense aux Cure, on pense à tout ça. Ah mais c'est formidable parce que vous citez tous ces gens que j'adore et que Nicolas m'a fait vraiment bien connaître, les Joy Division, et en effet Nick Cave, ce film est sous l'égide de Nick Cave, de ce romantisme noir, tourmenté, gothique.

    Oui, on pense à Baudelaire, on pense à Dostoïevski.

    Oui. On peut penser à Fellini aussi quelque part. Oui parce qu'il y a ce goût du spectaculaire, c'est vrai. Ah ça me fait plaisir, vous l'avez bien compris.

    Oui, ce goût finalement des corps parce que ce film est profondément sensuel.

    Oui parce que moi-même j'admire la beauté, j'aime la beauté chez les êtres et j'aime la magnifier. Et là, aussi bien mes partenaires Asia Argento que Joséphine de La Baume et Zoé Le Berre, c'et des ravissantes femmes qui sont tellement inspirées, qui sont des artistes. Il faut aussi l'idée de l'inspiration qui crée la beauté. Il faut des gens qui sont effervescents d'inspiration et je ne me suis entouré que d'acteurs qui moi m'inspirent énormément, dont Michel Fau qui joue ce personnage assez terrifiant et qui pour moi est le grand, le très grand acteur contemporain, Michel Fau, mes metteurs en scène et tout ça. Probablement tous les gens qui m'entourent sont des gens qui eux-mêmes créent.

    J'aime les artistes, j'aime l'idée de faire un film artistique. Une sorte, j'allais dire, c'est un film littéraire. Dans le bon sens, c'est-à-dire c'est une forme de folie, on peut tout transposer à l'écran, y compris des fantasmes.  Voilà. L'imagination débordante, il n'y a aucune limite. Il n'y a aucune limite, non parce que c'est ce qui est la limite des choses c'est le style. Et en réalité, si l'on sait ce qu'on veut, si on cristallise autour d'images idéales son film et qu'on arrive par n'importe quel moyen à retrouver cet idéal qu'on a rêvé, eh bien le film est réussi. Déjà, ce film est programmé pour être culte.

    Mais ça me fait plaisir. Vous l'avez vu, ça. Oui je l'ai vu. On dit que ça va être film culte. Oui. Parce que complètement barré quelque part. Peut-être.

    Mais ça c'est bien, c'est un compliment de vous dire : "Ce film est barré".  Ah oui mais j'aime l'idée qu'on dise : "C'est un film qui sera culte", tant mieux. Qu'est-ce qu'on peut espérer de mieux sinon ça ? Parce qu'en effet, l'image est devenue quelque chose de… enfin on est entourés d'images et quand on fait une oeuvre cinématographique, on a envie justement qu'il y ait cette signature, que ce soit vraiment un objet tel qu'on l'a souhaité et que ce ne soit pas dans le lot infini de toutes les images qui se répondent et se ressemblent. Donc on dit : "Le film sera culte". Eh bien je fais le signe de croix. J'espère.

    Alien Crystal Palace. Retenez bien ce film, allez le voir, c'est une expérience cinématographique vraiment exceptionnelle. On n'a jamais vu ça avant. Merci beaucoup Arielle d'avoir été notre invitée aujourd'hui. Merci beaucoup. Merci.

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    00:08:04
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