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ÇA BOUGE EN FRANCE ! LIMOUSIN: Portrait d'un berger
Jeudi 23 février 2012
Portrait de Fabrice, berger de troupeau qui nous explique son métier, les préférences alimentaires et les bienfaits écologiques sur la nature des brebis qu'il garde.
Vidéo disponible jusqu'au: 2 déc. 2030
Tous publics
Portrait d’un berger (1’48’’)
Mots clés : Environnement / Nature / Faune / Métiers
Voix off
Le béret est basque, mais le berger est breton. Voilà trois ans que Fabrice Mérand assure pendant les trois mois d’été le gardiennage de ce troupeau de 400 ovins. Son travail : promener ses brebis sur différentes parcelles.
Berger
Je commence le matin, assez tôt en fonction du soleil, de la chaleur, surtout au mois de juillet. Donc je commence à 6, 7 heures le matin jusqu’à 10, 11 heures. Je fais une pause, là, comme c’est le tour de France en plus, et je recommence à 6 heures le soir, ou cinq heures, en fonction du soleil, pareil, jusqu’à 10 heures à la tombée de la nuit.
Voix off
Ça vous laisse le temps de rêver un peu dans la journée ou pas ?
Berger
Ça me laisse le temps de lire, ouais, de bouquiner, de faire la sieste, puis de garder tout simplement, tout au long de la journée.
Voix off
Là où les ovins passent, les mauvaises herbes, invasives, trépassent, notamment ces grosses touffes très dures.
Botaniste
Ces touffes de molinie ne vont faire que progresser et étouffer toute la végétation qui est beaucoup plus basse au sol. Donc, que ce soit de la sphaigne, la sphaigne que l’on retrouve, qui est l’éponge, l’éponge naturelle du Longéroux ou des zones humides qui forment les futures tourbes. Si la molinie l’étouffe, on n’aura plus de sphaigne.
Voix off
Il faut compter environ cinq ans d’estive pour modifier radicalement la végétation, mais les 250 hectares de cette tourbière supporteraient facilement quelque mille brebis et un ou deux bergers supplémentaires.
Berger
Ouais, au fil des ans on s’aperçoit les terrains qu’elles préfèrent manger, les terrains qu’elles aiment pas*. Ceux où il faut quand même les forcer parce que si elles mangent pas**, ça va pas s’améliorer. Donc, les forcer à y rester deux trois heures rien que par jour. Au bout des semaines ça passe, quoi.
Voix off
Ni ours ni loup dans ce territoire. Cependant, quelque chien errant peut menacer le troupeau. À la mi-journée et la nuit, les brebis sont donc parquées sous la garde d’un chien patou. L’hiver, le berger est employé un jour par semaine par cinq éleveurs différents. Cette organisation solidaire permet de conserver l’emploi et de protéger cette zone humide.


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